Dossier

Monaco Classic Week - assortiment 
de voiles au vent

Le Yacht club de Monaco avait pris quelques jours afin de jeter un profond coup d'œil dans le passé. La onzième édition de la Monaco Classic Week était l'occasion, pour les plus beaux gréements internationaux, de régater en Principauté.

Ils étaient nombreux à vouloir sauter dans le passé. Tous s'activaient, direction quai Antoine-1er.

Amateurs, touristes ou habitués se voyaient irrésistiblement attirés vers les hauts mâts et les voilures écrues. On a l'habitude d'admirer de beaux bâtiments près du Yacht club. Mais la Classic Week est l'une des seules occasions où nos regards se détournent des imposants yachts lustrés et paisibles. On sentait poindre le marin qui est en soi et l'on s'éprenait des cordages sinueux, de ces nœuds d'artistes et des navires dont on sent le mouvement de bascule dans les jambes, lorsqu'on a la chance d'y grimper.

Un air d'époque

La fête nautique biennale s'étirait du 11 au 15 septembre. Un séjour qui projetait le visiteur vers les coutumes marines du XIXe siècle. Avant même d'arriver devant l'enceinte du club, l'œil était ébloui par les canots automobiles de collection au bois foncé et étincelant, exposés sur le port. Prêts à être vendus aux enchères à l'Hôtel des ventes de Monte-Carlo vendredi soir, ils profitaient de la vue sur Monaco. Le public ne pouvait que s'offrir une halte photos devant un tel trésor. Dans la lignée des événements qui se déroulaient autour des régates, il ne fallait pas manquer le concours des chefs, dont le jury était présidé par Alain Ducasse. Les cuisiniers de dix navires ont joué le jeu et tenté d'emballer les papilles du ponte avec un tartare de poisson à leur sauce. C'est finalement le chef Juan Munoz, à bord du voilier Creole, qui a frappé juste.

Le carré d'as

Aux alentours de 11 heures, alors que certains étalaient le miel sur leur tartine, installés sur leur yacht, les équipages des voiliers prêts à régater s'affairaient sur le pont. Le ciel s'annonçait clément et balançait un souffle d'une douzaine de nœuds. Idéal pour envoyer quarante-huit voiliers à l'eau. Répartis en cinq groupes, selon leur taille et leur catégorie, ils allaient fendre la Grande Bleue en passant par Saint-Jean-Cap-Ferrat et Eze-sur-Mer pour revenir à la base monégasque.

À 13 heures, un coup de pistolet donnait le top départ. D'un côté, on observait les quatre 15 Mètre JI(1) (Mariska, Tuiga, The Lady Anne et Hispania), dont les équipages déployaient certaines voiles, de manière stratégique. C'est finalement The Lady Anne qui a survolé les débats après six manches ardemment disputées. Pourtant, l'embarcation avait subi un accrochage avec Mariska durant la semaine. Ce qui lui avait coûté son mât. Mais grâce au travail nocturne de Gilbert Pasqui, charpentier venu de Villefranche, il a pu poursuivre sa course à la victoire.


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