Malizia II 5e de la Route du rhum

Boris Hermann, skipper du Malizia II - Yacht Club de Monaco a atteint son objectif en finissant 5e de la Route du Rhum en 13 jours, 3 heures, 47 minutes et 30 secondes de course.

Une sacrée performance ! Voilà ce que vient de réaliser Boris Hermann à bord de Malizia II - Yacht Club de Monaco. Engagé sur la Route du Rhum, le skipper allemand était au commande de l'Imoca griffé du logo du Yacht Club de Monaco. 20 bâtiments de ce genre étaient en course sur les 123 concurrents en lice au départ de Saint-Malo et à destination de Pointe-à-Pitre.

Pour une première transatlantique en solitaire, Boris Hermann s'en est très bien sorti, comme l'a souligné Pierre Casiraghi dans des propos relayés par le Yacht Club de Monaco. "Nous sommes très fiers de lui ! Boris s’est accroché dans cette option très éprouvante qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Autre bonne nouvelle, la belle résistance de Malizia II, qui a tenu bon dans ces conditions. Autant de bonnes nouvelles dans la perspective du Vendée Globe 2020."

Une traversée éprouvante

De son côté, l'Allemand, qui a bouclé sa course en 13 jours, 3 heures, 47 minutes et 30 secondes pour une moyenne de 14,05 noeuds, était satisfait de son aventure. "Quel bonheur de me retrouver sur la terre ferme !La route Nord a été très éreintante", a-t-il d'abord déclaré, avant d'enchaîner, "Initialement, j’avais prévu de rester avec le gros de la flotte mais, étant resté arrêté dans la seconde zone de basses pressions après le départ, je me suis retrouvé en queue de peloton et je voyais Paul (Meilhat) et Vincent (Riou) filer devant à 15 noeuds alors que je restais collé à 2 noeuds pendant de longues heures. Tout comme Yann (Eliès) qui a néanmoins fini par toucher de l’air alors que je continuais à être ballotté avec des voiles fasseillantes."

Boris Herrmann 5e Route Du Rhum Bd Stan Thuret

"Malizia II se retrouvait condamnée dès le premier jour de course. Quelques heures plus tard je sortais de ce trou d’air sans ne plus pouvoir joindre les concurrents échappés. Je me retrouvais alors dans une course contre moi-même, seul, alors que j’aurais bien sur préféré être en course contre des concurrents directs. Cela n’a pas été simple, j’ai dû m’accrocher, soutenu par de nombreux messages d’enfants d’école de Monaco, mais aussi d’Allemagne. Je tiens vraiment à les remercier pour leur soutien, ils m’ont vraiment porté dans les moments les plus difficiles… Et, au final, j’ai énormément appris",  a-t-il expliqué au YCM alors qu'il venait tout juste de poser le pied à terre. 

De quoi emmagasiner une belle expérience en vue, comme l'ont souligné Hermann et Pierre Caisraghi, le Vendée globe 2020, l'Everest qu'ils tenteront de gravir. 

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