Van Lierde a remporté l'Ironman de Nice

Marc Toesca, son premier Ironman

Il a découvert le triathlon il y a trente ans, juste avant de devenir l'animateur culte du "Top 50". En parallèle, Marc Toesca a écumé une vingtaine de marathons à travers le monde. À 57 ans, il avait décidé de se fixer un dernier gros défi : devenir un finisher à l'Ironman. Mission accomplie en 12 h 22' 00".

"Je fais partie de la première génération des triathlètes. Quand j'ai fait le premier triathlon de Nice, en 1983, on devait être 150. L'année d'après, on était 400…" 

Marc Toesca n'a pas l'âme d'un ancien combattant. Mais lorsqu'il replonge trois décennies en arrière, il se souvient avec entrain des grandes stars de l'époque, "les Tony Allen, les Dave Scott, avec leurs looks de surfeurs californiens". 

Des hommes qui l'ont convaincu de se diriger vers cette nouvelle discipline qui avait alors une image sulfureuse dans les médias. "C'est vrai qu'à chaque fois qu'on voyait du triathlon à la télé, on aurait pu se croire dans "On achève bien les chevaux", avec des gens à bout de force, qui s'écroulaient."

Pas de quoi affoler ce natif de Nice, qui pratiquait les trois composantes du triathlon depuis sa jeunesse. "Je faisais de la natation à La Semeuse et de la course à pied au Cavigal. Et j'ai toujours fait du vélo à côté de ça. Avant, j'avais un peu joué au basket. Mais j'ai toujours considéré le sport comme un effort solitaire."

Juge impartial

Au rayon triathlon, Marc Toesca a tout connu. Compétiteur de longue haleine, régulièrement classé parmi les 20 premiers français, il a également commenté les championnats du monde en 1989, à Avignon. Au cœur des années 80, le "tri" aurait même pu prendre une place encore plus importante dans sa vie. 

"En 1984, des Américains voulaient monter une Fédé internationale. Ils étaient basés à San Diego, en Californie, et ils m'avaient demandé de m'occuper de la communication en Europe. J'étais vraiment intéressé, c'était juste avant que je signe mon contrat à Canal."

Celui qui squattait jusqu'alors les ondes de RMC s'embarquera sur une autre route, celle du succès populaire. Tandis que son "Top 50" devient une institution, Marc n'abandonne pas le sport. Il s'entraîne quotidiennement et enchaîne les marathons. 

"Quand on travaille dans un milieu où on est jugé en permanence, et pas forcément par des gens crédibles pour le faire, c'est agréable de lutter contre soi-même ou contre un chrono. C'est quelque chose de plus impartial."

Moine shaolin

Fondu de sport, Marc Toesca s'était même essayé à l'ultrafond, sur une course de 100 km entre Nice et Auron. "C'était un ami qui avait lancé cette épreuve, qui était un peu l'ancêtre de l'ultratrail. Je crois que je m'étais arrêté après 92 km. Pas parce que je n'en pouvais plus, mais parce que je m'ennuyais!" 

Concernant le triathlon, qu'il trouve "plus ludique et varié, notamment lors des séances d'entraînement où on se lasse moins vite", il restait encore une étape au désormais animateur de MFM pour faire le tour de la question. 

"À chaque fois que je faisais une course, on me demandait si j'avais déjà fait tel ou tel Ironman. Cette fois-ci, j'ai décidé de ne pas rester sur le bord de la route. Préparer un Ironman, ça demande beaucoup de temps. Mais ça permet de retrouver une santé physique et mentale. Je comparerais ça à une retraite dans un monastère shaolin", s'amuse-t-il.

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