Cannes international triathlon : Faure et Morel s'imposent

Cannes international triathlon : les réactions

Vainqueurs ou battus, les principales têtes d'affiche et les régionaux de l'étape ont commenté leur prestation à l'occasion de la première édition du Cannes international triathlon.

Hervé Faure (Triathlon Privas 07, vainqueur en 3 h 36' 45") : 

"J'ai réalisé un gros travail cet hiver. Là, je montre que je peux encore être performant. La saison est bien lancée, même s'il y a encore pas mal de choses à régler. Psychologiquement, ça n'a pas été simple. A vélo, j'étais dans le groupe de devant avec Nicolas Fernandez. La moto ouvreuse ne connaissait pas le parcours et nous a induits en erreur. On a perdu du temps dans la circulation, il y avait du stress. On a dû s'arrêter 3 minutes avant d'attaquer la course à pied. Peut-être que si on avait suivi le vrai parcours, on aurait eu un peu plus d'avance. Après, ce sont les aléas de la course.
Maintenant, il y a deux gros défis qui m'attendent : Lanzarote et Nice. L'Ironman reste ma discipline phare. J'essaierai de donner le meilleur, comme d'habitude."


Charlotte Morel (Saint-Raphaël triathlon, première féminine en 4 h 09' 06") : 

"Pour une première sur longue distance, je suis assez surprise de mon résultat. Cette victoire me conforte dans mes choix. Ça me fait bien plaisir ! A vélo, je me suis rapidement retrouvée seule. Je ne savais pas si j'avais beaucoup d'avance, mais j'ai continué d'accélérer. En course à pied, ça m'a paru long, j'ai beaucoup subi. J'ai été blessé pendant la préparation et je savais que ça se passerait comme ça. J'ai réussi à garder une petite avance sur Céline Bousrez (8 secondes, ndlr), qui a été très fort à pied, elle m'a impressionnée. 
J'ai réussi à bien gérer mes efforts et surtout à bien m'alimenter. Pour moi, c'est un paramètre totalement nouveau. Sur courte distance, je ne mangeais rien, je buvais seulement de l'eau. Là, en arrivant, je n'ai vraiment plus faim
(elle sourit)."


Nicolas Fernandez (AS Monaco triathlon, troisième en 3 h 37' 25") : 

"Avec Hervé Faure, je pense qu'on avait fait le trou à vélo, on devait avoir une minute d'avance sur les autres avant d'être mal aiguillés. Je ne suis pas de Cannes, je ne sais pas trop où on était. Mais on s'est retrouvés sur un gros carrefour, à fond sur les freins après une descente à 60 km/h. On s'est retrouvés à l'opposé de la Croisette. J'ai fini par retrouver mon chemin parce que mon hôtel n'était pas loin (il sourit). Au vu des faits, les arbitres nous ont imposés un arrêt de 3 minutes, mais on n'a pas été disqualifiés. Avant la course à pied, j'ai dû effectuer une autre pénalité de 2 minutes pour drafting (en triathlon, il est interdit de profiter du phénomène d'aspiration).
Décrocher un podium si tôt dans la saison, c'est une satisfaction, même si j'estime avoir nagé moyennement. Il y avait quand même des costauds, comme Frederik van Lierde, récent champion du monde à Hawaï. Le prochain objectif, ce sera le 70.3 d'Aix-en-Provence, où j'ambitionne de faire un top 5. Puis il y aura l'Ironman de Nice. Sur une journée aussi longue, c'est dur de prévoir quoi que ce soit."


Frédérik van Lierde (Belgique, quatrième en 3 h 37' 35") :

"Je suis content de mes sensations et finalement c'est le plus important pour moi. Après, c'était la première édition de ce triathlon, c'est toujours difficile de tout prévoir. Moi, j'ai fait ma course, j'ai fait le trajet qu'il fallait. En coyant ce qui s'est passé, j'étais quand même un peu énervé,oui. Avant ça, j'avais décidé de tout miser sur la course à pied parce que je voyais que ça n'avait aucun intérêt de mettre la pression à vélo. Ici, ce ne sont pas les championnats du monde. Pour moi, c'était un test et je suis plutôt content de ce que ça a donné."


Hervé Banti (AS Monaco triathlon, sixième en 3 h 40' 41") :

"On s'est tous tenu à pas grand chose, alors qu'il y avait un beau plateau. Personnellement, je suis satisfait, même si j'ai mal au dos et que je n'ai pas été à mon niveau en course à pied. Je suis également content pour Nicolas, qui finit sur le podium. Tout s'est bien passé, il y avait du public et l'organisation a été à la hauteur. Là, je vais préparer Aix et Nice. Après, je ferai un point pour voir ce que je peux faire. Mais le point d'orgue de ma saison, ce sera Nice. Tout sera fait pour être dans la meilleure forme possible le 29 juin."

Laurent Lerousseau (directeur de course) : 

"Quand on organise une prémière édition, il y a beaucoup de pression. On veut tout faire pour limiter les risques. Tant que le dernier concurrent n'a pas posé le vélo, je n'étais pas complètement serein. Mais là, on peut dire que le résultat est beau. Les athlètes sont contents, on a eu une belle bagarre devant. On a réussi à attirer beaucoup de spectateurs dans le village, on voulait que ce soit une belle fête. Je pense que les volontaires sont contents aussi."
(A propos du fait de course) "Il faut savoir que l'athlète doit quand même avoir lu le briefing et avoir reconnu le parcours. Donc même si une moto ouvreuse se trompe, il doit savoir où aller. C'est forcément embêtant pour nous, mais ça ne remet pas en cause le travail effectué par l'organisation."

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