Pierre Ballerio, consolider les bases

Depuis le mois de juin, l'AS Monaco triathlon a un nouveau président. Cet ostéopathe de profession, passionné de sport et de triathlon, a repris les rênes de ce club où il évoluait depuis déjà huit ans, avec des projets plein la tête.

Pour notre interview, Pierre Ballerio arrive en vélo. On n'en attendait pas moins de la part du nouveau président de l'ASM triathlon. Fasciné par cette discipline pour "surhommes", ce féru de sport, amateur de vtt et de course à pied qui est également passé par les courts de squash de la Principauté, a très vite basculé dans le triathlon. Et n'a jamais plus arrêté.

Comment s'est faite votre accession à la présidence?

L'ancien président du club, Hervé Banti, m'a demandé si cela m'intéressait de lui succéder. J'étais honoré et fier. Je ne pouvais pas refuser, en tant que monégasque et amoureux du sport. Cela a ensuite été validé par un vote du bureau des membres. Cela fait huit ans que je suis au club, mais je n'avais jamais envisagé d'en prendre la présidence. J'ai toujours épaulé Hervé, discuté avec lui. J'ai pris part à la vie du club parce qu'il m'avait demandé de m'occuper un peu des pros et des membres, au niveau médical. J'en connaissais le fonctionnement. Aujourd'hui, j'ai envie de faire mes preuves et de poursuivre son travail à ma façon. Je suis très content, très fier. J'ai une bonne équipe. On est jeune, on a envie.

Avez-vous déjà opéré des changements depuis votre arrivée ?

On a remis sur table tous les éléments du club, ainsi que le fonctionnement pour que tout soit bien clair. Les tâches de tout le monde dans la gestion du club ont été réparties. On essaie de remettre en place des stages tout au long de l'année pour nos adhérents, à Monaco comme à l'étranger, et y faire venir les pros pour que les amateurs puissent les côtoyer, échanger avec eux. On veut également mettre en avant la vie du club en organisant un déplacement au mois de mai prochain à Barcelone, sur un Ironman 70.3. On consolide les bases.

Quels sont vos projets pour le club ?

J'aimerais que tout le monde s'y sente bien. Que les licenciés soient contents et fiers d'adhérer au club. Et cela passe par l'écoute, aussi bien des points positifs que négatifs. On aimerait bien, aussi, créer une école de triathlon mais il nous faut des moyens beaucoup plus importants. Je veux continuer à avoir une équipe professionnelle, parce que c'est une belle chose que d'avoir et d'accompagner des pros qui représentent Monaco. Mon souhait serait également de refaire venir une course en Principauté. Il y a en a eu par le passé, notamment des Ironman et des TriStar. Nous avons la chance d'avoir un cadre splendide pour courir un marathon, de quoi faire du vélo aux alentours, la mer juste à côté…  Je pense que ça s'y prête et ce serait une super vitrine pour notre discipline. D'autant que notre sport a un impact carbone neutre et essaie de ne pas polluer. On pourrait proposer un concept en accord avec la protection de l'environnement.

Jusqu'où souhaitez-vous emmener vos triathlètes ? 

On aimerait amener les athlètes aux championnats de France, d'Europe, du monde… et plus si affinités. J'aimerais aussi reconstituer la fédération monégasque qui est aujourd'hui en sommeil, car nous avons des gens performants qui peuvent très bien représenter la Principauté. Nous sommes d'ailleurs en lien avec le Comité Olympique Monégasque. J'ai participé aux Jeux des Petits Etats en squash et mini Olympics pendant des années. Denis a connu cela en triathlon. J'aimerais qu'on puisse permettre à nos athlètes de goûter à cela, parce que c'est une expérience magnifique.

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