Nadal : "Cette victoire veut dire beaucoup pour moi"

La tête de série n°3 du tournoi de Monte-Carlo a offert un jeu efficace et propre au public du cours central mercredi. L'Espagnol n°5 mondial s'est imposé face à l'Australien Marinko Matosevic (54e mondial) en deux sets, 6-1, 6-2. Il signe ainsi sa 43e victoire en Principauté. Lors du prochain tour, Rafael Nadal affrontera l'Allemand Kohlschreiber, n°16 de ce Masters 1000.

Rafa, vous n'auriez pas pu faire mieux. Durant trois ou quatre jeux, vous n'avez pas perdu un seul point...

J'ai bien joué dès le début, avec la bonne intensité et sans faire de faute. J'ai essayé de faire de mon mieux pour bien ressentir la balle, faire de bons déplacements et prendre confiance. Au début du match, j'étais à 4-0 et c'est très avantageux de débuter de cette manière.
Je n'ai pas joué mon meilleur tennis dans le premier jeu du deuxième set. Matosevic a bien joué donc il a fait le break, puis il a continué à mettre quelques bons points. Ce n'était pas facile. Ensuite, j'ai réussi à revenir, c'était une bonne chose pour moi, même s'il a gagné deux jeux.

Justement, que s'est-il passé dans ce deuxième set ?

J'ai fait une erreur de coup droit sur le premier point. Je n'ai pas bien servi durant le premier jeu et je lui ai laissé l'occasion d'attaquer. C'était bien joué de sa part.

Vous dites souvent que jouer ici est assez spécial pour vous. Qu'est-ce qui fait que ce tournoi est spécial ?

Je pense que je ne peux pas le résumer à une seule chose. Je regardais déjà ce tournoi lorsque j'étais enfant, j'ai toujours rêvé de jouer ici un jour. J'ai réalisé ce rêve en 2003 puis j'ai remporté plusieurs victoires, ce que je n'aurais jamais osé imaginer. Ensuite, le lieu est spécial parce qu'il est particulièrement beau. La saison sur terre battue commence dans le plus bel endroit et c'est important de gagner ici pour bien attaquer cette saison.

N'est-ce pas un peu fatigant de savoir que le public s'attend sans cesse à ce que vous gagniez ici ?

C'est vous qui le dites, ce n'est pas ce que je ressens. Je ne me sens pas obligé de gagner, je viens ici pour bien jouer. Dans chaque tournoi je donne le meilleur de moi-même. Ensuite, si je joue mon meilleur tennis, j'ai des chances de passer les tours. Je ne peux pas venir ici en ayant cette pression de devoir absolument gagner. Mais la victoire d'aujourd'hui veut dire beaucoup pour moi.

Etiez-vous nerveux aujourd'hui ?

Pas plus que ça, mais je ne peux pas dire que je ne ressentais rien non plus. Je sais ce que j'ai à faire. A chaque fois que je joue, à chaque fois que je m'entraîne, les choses deviennent un peu moins dures parce que ça devient une habitude. Le simple fait d'être ici est fantastique pour moi. C'est pour cette raison que je ne ressens pas cette énorme pression que j'ai pu ressentir parfois. C'est pas comme quand tu as vraiment besoin d'aller au bout sinon tu sais que tu baisses dans le classement mondial.

Vous avez dit que vous ne vouliez plus parler de votre blessure...

Ce que j'ai dit l'autre jour, c'est que je veux jouer au tennis et parler de tennis, je ne veux plus parler de mon genou. J'avais déjà trop parlé de ce genou et ce n'est ni positif pour moi, pour mon jeu ou pour le tournoi. Ce qui est arrivé est arrivé.

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