Dossier

La decima pour Rafa

Du 15 au 23 avril a eu lieu la 111e édition du Monte-Carlo Rolex Masters. Une semaine évidemment marquée par la 10e victoire de Rafael Nadal mais aussi par quelques surprises.

Du soleil, des stars, la majeure partie du Top 10 mondial, tout était réuni pour que le Monte-Carlo Rolex Masters offre à nouveau de beaux moments sur et en dehors des courts. Et le premier tournoi de la saison sur terre a aussi permis de tirer quelques enseignements. Rafael Nadal est toujours le roi de l'ocre, la jeune garde du tennis mondial a encore des progrès à faire pour s'imposer et Lucas Pouille semble incarner l'avenir à court et moyen terme du tennis français.

A noter également la belle semaine en double pour le duo Romain Arneodo / Hugo Nys, qui ont réussi à atteindre les demi-finales. 

Rafa, l'heure de la decima

C'est sans doute LE fait marquant de cette 111e édition du tournoi monégasque. Déjà recordman sur le Rocher, le Taureau de Manacor a posé un peu plus son empreinte en le remportant pour la 10e fois. En dehors de son entrée en lice face au Britannique Kyle Edmund, contre qui il a dû batailler trois sets pour l'emporter, la suite de sa route a été relativement tranquille. Il a d'ailleurs profité de son passage à Monaco pour montrer au jeune Alexander Zverev qui était le patron. Le jeune Allemand, considéré comme un potentiel futur numéro 1 mondial, a pris une véritable leçon en à peine plus d'une heure de jeu (6-1 / 6-1) face à l'Espagnol. 

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La leçon, il l'a également donnée à son adversaire en finale. Albert Ramos-Vinolas, qui découvrait pour la première fois ce stade de compétition en Masters 1000, n'a pas fait long feu face à son compatriote. En 1 h 16, Nadal a conquis sa 10e couronne, remportant au passage son 50e titre sur terre battue. De quoi lui permettre de passer numéro 1 devant Guillermo Vilas sur ce classement particulier, et d'empocher sa 70e victoire en tournoi. Une édition qui restera, assurément, dans sa mémoire, même si le Majorquin a eu une démonstration de joie des plus modestes. Alors, à l'année prochaine pour la "undecima" ?

Ramos-Vinolas, la surprise sur le tard

Quart de finaliste l'an dernier à Roland-Garros, l'Espagnol de 27 ans, 24e mondial avant le tournoi monégasque, a créé la sensation en atteignant la finale du Monte-Carlo Rolex Masters. Son premier fait d'armes a d'ailleurs été de faire sortir Andy Murray, le numéro 1 mondial. Excusez du peu. Même si le Britannique était encore diminué par une gêne au coude, Ramos-Vinolas a tout de même signé une belle remontée dans le 3e set alors qu'il était mené 4-0 pour finalement l'emporter 7-5. Dans la foulée, c'est Marin Cilic qui se dressait sur sa route. Deux sets ont suffi au natif de Barcelone pour écarter le numéro 5 à l'ATP. Il a ensuite livré une rude bataille face à Lucas Pouille, alors dernier français en lice, lors d'une demi-finale qui a longtemps été indécise. Grâce à ses performances sur le Monte-Carlo Rolex Masters, Ramos-Vinolas a gagné 5 places au classement ATP pour prendre la 19e. De quoi lui permettre d'atteindre pour la première fois de sa carrière le Top 20 mondial.

Lucas Pouille, le sauveur français

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Du côté des tricolores, la semaine sur le Rocher n'a pas été des plus réussie. Elle a même tourné court pour bon nombre d'entre eux. La journée de mardi pouvait même se qualifier de "journée noire", puisqu'ils sont tous tombés ou presque. Certains avaient déjà chuté, comme Julien Benneteau et Paul-Henri Mathieu (qualifications) ou Pierre-Hugues Herbert, lucky looser repêché mais qui n'a pas réussi à aller bien loin dans le tableau principal avec une défaite au premier tour. Son partenaire de double, Nicolas Mahut a lui aussi chuté d'entrée, tout comme Benoît Paire, qui a une nouvelle fois fait étalage de son calme olympien sur le court face à Tommy Haas, 39 printemps au compteur. Jo-Wilfried Tsonga ne semblait pas complètement en pleine possession de ses moyens, lui qui revenait sur le circuit après la naissance de son premier enfant. Il n'a d'ailleurs joué qu'un match, perdu face à Adrian Mannarino. Gilles Simon n'a pas été verni au tirage puisqu'il est tombé sur Novak Djokovic dès le deuxième tour. Une partie synonyme de chant du cygne pour le Niçois. Seuls Lucas Pouille, Adrian Mannarino et Jérémy Chardy ont réussi à se présenter sur les courts le mercredi. Et Pouille en a été l'unique rescapé, se hissant jusqu'en demi-finale. Mais, avec un dos douloureux, il n'a pas été en mesure de prendre le meilleur sur Ramos-Vinolas. De quoi cependant laisser augurer de bonnes choses pour la suite de sa carrière. 

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