Mission accomplie

Monaco était tombé en groupe 3 de Coupe Davis à l'issue de la saison dernière. L'objectif était donc de remonter dès cette année. Et l'escouade de Guillaume Couillard a assuré en Bulgarie.

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La coupe Davis est importante pour Monaco et la Fédération Monégasque de Tennis. Chaque année, l'équipe de la Principauté défend donc les couleurs du pays dans le cadre de cette compétition où les joueurs évoluent en groupe. Sous la houlette de Guillaume Couillard, le capitaine, Romain Arneodo, Benjamin Balleret, Lucas Catarina et Thomas Oger en sont les membres actifs. L'an dernier, la saison avait été compliquée et s'était soldée par une descente dans le groupe 3. Le capitaine nous avait alors expliqué que la remontée immédiate en 2018 serait l'objectif. Cette situation était déjà arrivée à deux reprises, et Monaco avait réussi à chaque fois à revenir en groupe 2 dès l'année suivante. 

Net et sans bavure

Bien qu'étant reléguée, la team monégasque n'était pas forcément favorite. "On aura 5 rencontres à disputer avec chaque jour deux simples et un double en deux sets gagnants pour réussir à remonter. Ce sera très fatigant, physiquement et nerveusement," prévenait d'ailleurs Guillaume Couillard dans nos colonnes quelques mois avant d'aller en Bulgarie. Et force est de constater que les joueurs monégasques ont fait le job chez Grigor Dimitrov. Pourtant, lors du tirage au sort des groupes, le capitaine monégasque nous a confié que tout ce qu'il redoutait s'était produit. "Nous étions tête de série avec la Bulgarie, du fait des classements mondiaux par nation. Il y avait différents chapeaux, avec à chaque fois deux équipes à l'intérieur, une pour le groupe de la Bulgarie, une pour le nôtre. Et toutes les nations que je voulais éviter ont été tirées pour nous",  lâche dans un petit sourire Guillaume Couillard. Au menu, Saint-Marin, Chypre et Andorre donc. "Je me suis dit que ça allait être compliqué, mais au final, tout s'est bien déroulé." Saint-Marin n'a pas fait un pli face aux Monégasques (3 matches remportés 6/0 - 6/0 en moins de 40 minutes de jeu à chaque fois) et Andorre a opposé à peine plus de résistance (victoires de Arneodo 6/3 - 6/1, de Catarina 6/0 - 6/1 et de Balleret/Oger 6/0 - 6/2). Face à Chypre, les choses ont été un peu plus compliquées. "Ils ont un jeune joueur qui évolue aux États-Unis, qui est très fort et il bat Romain au premier match (6/3 -1/6 - 3/6). Lucas joue ensuite contre un jeune et perd le premier set. À ce moment-là, il a très bien réagi, il n'a pas paniqué et a haussé son niveau de jeu pour l'emporter. Et Ben' (Benjamin Balleret) et Romain ont fait un super double (6/2 - 6/3). Qu'il se soit aussi bien déroulé nous a franchement rassuré pour le lendemain, parce qu'on savait qu'on pourrait prendre un point sur le double."

Un groupe homogène et concerné

La finale face aux Bulgares a connu le scénario inverse du match contre Chypre. Arneodo l'emporte, Catarina laisse filer un point et le double assure pour valider la remontée en groupe 2. "Chaque joueur de simple a ramené son point et le double a fini le travail à chaque fois. Tous ont montré de la vigilance et de l'implication. Il y a un vrai esprit famille chez nous, tout le monde apporte sa pierre à l'édifice", précise Guillaume Couillard, heureux de savoir qu'il va retrouver la "vraie" coupe Davis. "L'objectif est atteint et c'est un vrai soulagement parce qu'on l'espérait tellement. Monaco et nos dirigeants refusent qu'on reste dans ce groupe 3. Les conditions y sont moins sympas, les terrains sont moins bien entretenus, l'ambiance autour est moins bonne, et sur les 4 rencontres, on en joue 3 sur terrain neutre. On avait une quinzaine de personnes qui sont venues, on ne les remerciera jamais assez, mais ce n'est pas l'esprit coupe Davis. On était impatient de pouvoir rejouer chez nous devant notre public." 

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