Une histoire de famille

Quentin Blanchet était l’un des trois membres de Monaco Badminton engagés lors de ce championnat régional. Le jeune étudiant en Staps, qui évolue dans l’équipe de D1, a un objectif : la Nationale. Et il se donne les moyens d’y parvenir. Portrait.

Dans la famille Blanchet, nous demandons Quentin, le fils ! En ce samedi matin, le jeune badiste de bientôt 20 ans, est facile à trouver. Raquette en main, visage concentré, il enchaîne les matches sous le regard attentif de Cécile, sa maman, mais surtout son entraîneur à Monaco Badminton. "Quand je suis sur le bord du terrain, je suis le coach", précise Cécile. 

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Chez les Blanchet, le badminton, c'est l’histoire d’une passion commune entre mère et fils. "Vers 6-7 ans, maman m'a mis une raquette dans les mains", se souvient le sportif. "Après, j'ai toujours joué en parallèle même si j'ai fait du basket puis beaucoup de tennis." Ce n’est qu’à l’adolescence, à l’heure où l’on s’attendrait plutôt à une rébellion contre l'autorité parentale, que le jeune homme délaisse la balle jaune au profit du volant à plumes et rejoint sa mère au sein du club de la Principauté. 

"Au badminton, cela va beaucoup plus vite. C'est une autre façon de concevoir le jeu, ne serait-ce que pour les tournois où on bloque une journée ou deux pour jouer plusieurs tableaux." Quentin insiste aussi sur la vitesse. 

"On a ce sentiment de toujours travailler. Un peu comme dans le film Matrix, on essaie de voir au ralenti, d'anticiper. Et la chose la plus jouissive c'est de construire le jeu, frappe par frappe, pour au bout de 30 secondes d'échange mettre le volant là où on veut", souligne le badiste, qui professe sa préférence pour le jeu en simple. "Je me retrouve sur le côté individuel. On est seul face à ses responsabilités, on ne peut rejeter la faute sur l'autre. Et cela permet de se remettre en question et de grandir en tant qu'individu".

Sans limites

Aujourd’hui, Quentin est en 2e année de licence en Staps à Nice. Comme ses deux parents, il s’oriente vraisemblablement vers le concours de professeur. Mais aussi vers l'encadrement en club. Et cette orientation lui va comme un gant. "Je m'épanouis, je peux progresser en badminton et c'est bien pour mon équilibre". 

Et s'il est toujours licencié à Monaco, et en défend les couleurs, pour ses entraînements, le badiste navigue désormais entre la Principauté et Antibes, "où il y a un gros vivier. Plusieurs de leurs joueurs ont intégré des pôles et ils évoluent Nationale 1. C'est le premier club sur le département, peut-être même le 2e sur la région en termes de joueurs classés N. Cela me permet de m’améliorer et rencontrer d'autres types de jeu.

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A raison de minimum quatre entraînements par semaine, Quentin vit donc sa passion à fond et vise cette année la qualification aux championnats de France universitaire. Et sur le plus long terme, passer "N". "Je ne me fixe pas de limites, vu qu'on ne sait pas où cela peut mener, mais le plus haut possible." Le tout sans oublier ses études. "Cela reste la priorité", souligne la maman. "Je pense qu'il saura s'arrêter si cela ne va pas. Peut-être qu'à un moment il faudra mettre le badminton de côté, ce n'est pas négociable."

 Mais Cécile est confiante. "Sur le physique, il est bien, il a vraiment fait un gros travail. Après, sur le plan tactique et technique, il peut encore progresser. Jouer au filet, masquer les coups aussi. Après, plus il va s'entraîner, plus il va monter et avoir de nouveaux adversaires, c'est stimulant".

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