Quatrième set

Le rendez-vous annuel du badminton a encore tenu ses promesses avec 72 badistes venus des quatre coins de la région. Parmi eux, huit couples du club de la Principauté.

Dans le sport, comme ailleurs, il y a des événements qui reviennent chaque année à la même période. Chez Monaco Badminton, le dernier week-end de mars rime toujours avec le Tournoi d'A Roca, sa compétition annuelle créée il y a quatre ans, quelques années après la naissance du club. 

"Créer notre propre tournoi, c'était la suite naturelle de la vie du club. C'est venu comme ça. On s'est longtemps questionné sur le format. Du simple, du double, du double mixte ? Et on s'est dit qu'il n'y avait pas tant de doubles mixtes que cela et on s'est lancé là-dedans", explique Sylvie Bertrand, la présidente du club de la Principauté. 

Erika Tanaka Csm34 Badminton 15

Et la formule plaît puisqu'en moyenne, chaque année, ils sont une cinquantaine de paires, des niveaux promotion (P/débutants) à régional (R) à faire le déplacement depuis les quatre coins de la région (Vitrolles, Saint-Tropez, Menton…).

Un couple sur le podium

Rendez-vous était donc pris au gymnase de l’Espace Saint-Antoine. Sur les terrains, les duos s’enchaînent au rythme des appels de la table de marque. Des tribunes, un couple de badistes reçoit les encouragements des siens. "Allez Marie, Allez David !", peut-on ainsi entendre depuis les courts. Non loin d'eux, sur un terrain voisin, Yoann Aubert, responsable du tournoi, enchaîne les volants et surtout les glissades sous les yeux de sa partenaire, Nora Chelabi. 

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Ils étaient huit paires issues du club de la Principauté. Des têtes connues que l'on revoit chaque année, comme des nouveaux qui font à domicile leur baptême du feu. En tout cas, beaucoup sont des compétiteurs dans l'âme puisqu'on les retrouve aussi en interclubs (compétition départementale). 

Et sur le terrain, les déplacements des uns et des autres peuvent parfois prendre les allures d'un véritable ballet dès lors que le volant s'élève dans les airs. Un devant, un derrière ou côte à côte, les partenaires occupent l'espace. Avec pour seul but de marquer le point. "Généralement, surtout à ce niveau-là, on retrouve plutôt la fille devant, qui couvre tout ce qui est au filet et le garçon qui est plus puissant, au fond, pour faire dégagement et smash. Si on est côte à côte, c'est une position de défense, et systématiquement en position d'attaque si on est un devant, un derrière. Dans cette configuration, il faut alors essayer de jouer mi-court sur le côté, sur les "zones de divorce". Le garçon va s'avancer, la fille ne peut pas reculer parce qu'il est derrière. C'est intéressant parce qu'on crée un décalage, on peut rejouer au fond et déborder le garçon", explique Cécile Blanchet, la coach du club, jamais avare en stratégies de jeu. 

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Tout comme Hervé Morand d’ailleurs, le responsable compétition du club, qui, quand il n'était pas à la table de marque, arpentait les terrains pour distiller ses conseils. Avec succès pour David Giard et Marie Balard, qui s'apprêtaient à retrouver en finale des adversaires qui leur avaient causés beaucoup de frustration le matin même. "On souhaite remercier Hervé Morand et Lionel Malot, notamment, qui nous ont aidés à bâtir la tactique qui nous a permis de gagner au dernier match. On y a réfléchi toute la journée. On savait à peu près ce qu'il fallait faire, mais le faire vraiment pendant le match... Et ça fait du bien quand vos amis le rappellent", souligne le joueur, le sourire jusqu'aux oreilles, après une belle victoire qui sentait bon la revanche.

Un nouveau cap pour les 5 ans

Alors que le club s'apprête à battre cette année son record d'inscriptions, avec près de 200 membres, la présidente et son équipe ont des projets plein la tête. A commencer, bien sûr, par le tournoi qui devrait fêter sa cinquième année en s’ouvrant aux "N", les joueurs de niveau national. "Je pense qu'on est prêt parce qu'on a l'expérience du championnat régional senior que nous avons organisé en novembre (voir CSM32)", explique Sylvie Bertrand, pour qui il est important de ne pas brûler les étapes. 

Double

Et surtout de conserver l'ambiance chaleureuse propre à son tournoi. "Nous voulons garder le même format et le même esprit, c'est-à-dire en essayant de faire jouer le plus grand nombre et le plus longtemps possible puisqu'on s'autorise à faire des consolantes. On laisse aussi des terrains libres pour que les gens puissent jouer entre leurs matches. Et je pense que ça, c'est assez apprécié". 

Sylvie Bertrand ne compte pas s'arrêter en aussi bon chemin. Celle qui ambitionne de créer une école de badminton à la rentrée compte bien voir également un autre projet se réaliser, celui d'un deuxième tournoi. "Ce serait du pur double, hommes et dames, vers le mois de novembre, toujours sur un format d'une journée". Une nouvelle date à marquer sur le calendrier ?

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