Objectif : petits Etats

Avec des projets plein la tête, une motivation débordante et une équipe passionnée derrière elle, la présidente de Monaco Badminton est pleine d’ambition. Aujourd’hui, c’est vers le niveau européen que ses yeux sont tournés. Et on lui souhaite bien d’y parvenir.

La directrice du stade ­Louis-IImultiplie les casquettes. Présidente de Monaco Badminton, ainsi que de la fédération, Sylvie Bertrand se démène pour faire grandir son club. Nous l’avons rencontré pour faire le point. 

Le club continue-t-il d’attirer toujours plus de licenciés ?

De 8 licenciés en 2010, nous étions 183 l’an passé, un record ! A ce jour, nous en avons 152, et ce n’est pas fini car les inscriptions se font toute l'année. Le nombre de jeunes a également décollé, grâce notamment aux centres de loisirs ainsi qu’au Pass'Sport Culture, auxquels nous participons depuis deux ans. Il nous faut des jeunes issus du cru. Je ne suis pas de ceux qui vont recruter ailleurs. Je veux que ce soit des gens d’ici qui s’investissent, qui connaissent le club, sa politique et qui y adhèrent…

Quelle est la prochaine étape ?

Aujourd’hui nous aimerions nous structurer. Nous cherchons d’ailleurs un entraîneur général ou manager, peu importe le titre, qui serait là pour les entraînements, les chapeauteraient, et s’impliquerait dans l’organisation du club.

Où en sont les trois équipes en interclubs ?

La D4, qui permet aux non-classés de goûter à la compétition, ne bouge pas. La D3 est montée en D2 et sert de réserve à l’équipe de D1, qui s’est maintenue. En fin de saison, on nous a proposé de faire monter cette dernière. Mais ayant fini en milieu de classement, nous avons estimé avec Hervé Morand, le responsable compétition et capitaine, que ce n'était pas raisonnable. Le niveau régional, c’est autre chose. La montée, oui, mais si les objectifs sont atteints sur le plan sportif ! Je veux qu'ils continuent à prendre du plaisir, ce n'est que comme ça qu'on obtient des résultats. Se stresser parce qu'on n'a pas le niveau, ce n'est bon ni pour le moral, ni pour la motivation. Maintenant, notre objectif cette saison, c’est de remporter le championnat interclubs, forcément !

Le projet de Tournoi des Petits États a-t-il avancé ?

Lors de la dernière assemblée générale de Badminton Europe, nous avons eu une réunion informelle, notamment avec Malte et le Luxembourg, pour envisager de créer ce tournoi ou de le relancer - car il y en aurait déjà eu un par le passé. En badminton, les petits Etats englobent les pays participant aux Jeux (JPEE) mais également le Groenland, les Îles Féroé et Gibraltar. Sur les 11 pays concernés, 10 ont répondu oui. Comme nous avions lancé l’idée, j'avais proposé que la première édition se fasse ici. Mais a priori, cela devrait se faire à Chypre.

Visez-vous plus loin ?

Organiser ce tournoi vise plusieurs objectifs, et notamment d’instaurer au sein de Badminton Europe une commission des Petits Etats. Nous souhaitons créer une dynamique et une visibilité de nos pays dans notre discipline, mais aussi montrer aux comités olympiques nationaux que nous pouvons nous organiser et que nous avons du monde pour pouvoir intégrer les JPEE de manière pérenne.

C’est un de vos futurs chantiers ?

Même au niveau des tout-petits, envisager de faire des compétitions internationales et représenter Monaco peut être très porteur. Les JPEE ont pris une place importante dans l'organisation sportive des autres disciplines. C'est important d'essayer d'en faire partie. Après, on ne manque pas de projets. J’aimerais notamment organiser un championnat de Monaco en fin d’année.

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