Une école de Squash à Vauban

L'école de Squash de Nice a vu le jour il y a seulement cinq mois et chaque mercredi ce sont treize enfants qui frappent la balle contre les murs de Vauban. Cette idée vient d'Alexandre Muller, ancien numéro 5 français et aujourd'hui entraîneur de squash sur la Côte d'Azur.

Gérée par Alexandre Muller, ancien numéro 5 français, la nouvelle école de Squash au Tennis Club de Vauban, à Nice, fait le bonheur d'une dizaine d'enfants. Officiellement ouvert depuis cinq mois, cet établissement a décidé d'ouvrir ses portes tous les mercredis à partir de 15 heures 30 aux petites têtes blondes ou aux ados souhaitant découvrir un autre sport. 

"C’est un sport qui est très ludique, où on s’amuse rapidement. On n’a pas besoin d’en faire depuis des années pour prendre du plaisir. Les enfants se dépensent très vite, du coup, ils adorent ça. Ils accrochent plus au squash qu’au tennis par exemple, car le tennis est plus compliqué lorsqu’on tente de produire des échanges, mais là, le fait d’être contre un mur c’est plus simple", explique précisément Alexandre Muller.

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"Les enfants sont l'avenir du sport"

Alexandre Muller a clairement créé cette école pour attirer les enfants à pratiquer le squash. "Les gamins sont l’avenir du sport donc l’idée est de créer une école qui va grandir au fil du temps. Je veux dynamiser le club en faisant des entraînements. Je propose donc aussi des cours individuels. L’école de squash va nous permettre de faire évoluer ce sport dans le club", ajoute l'entraîneur. 

Suite à la mise en place de cette nouvelle branche au sein du Tennis club de Vauban, une dizaine d'enfants se pressent tous les mercredis pour se défouler entre quatre murs avec lunettes et raquettes en main. Très attentif à leurs mouvements et à leur évolution, le professionnel de squash fait tout pour les faire évoluer en profitant de leur jeune âge. 

"Je travaille actuellement dans trois clubs différents. Antibes, Nice, puis je vais démarrer à Monaco très prochainement. Du côté d'Antibes, j’ai des enfants qui ont seulement cinq ans. On appelle ça du "Mini Squash" avec de plus petites raquettes. On peut en effet dire qu'on essaye de les faire évoluer dès leur plus jeune âge". 

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En tout cas les enfants ont l'air de s'éclater quand nous leur demandons si le squash leur plaît. "C'est trop bien", crient ensemble les trois jeunes joueurs du premier groupe de l'après-midi. Le fait de gérer seul tous ces gamins est loin d'effrayer l'ancien numéro 5 français. "J’adore ça. Ça fait vingt ans que j'entraîne. Je m’occupe d'adultes, de débutants mais aussi de joueurs confirmés. Du coup je vois différentes choses pendant la journée. Pour les enfants c'est une question d'organisation. Je dispose de deux terrains donc je fais des groupes puis je les mets en exercice"

Les jeunes, âgés entre neuf et seize ans, sont initiés au squash dans le but de devenir de bons joueurs. Alexandre Muller n'hésite pas à dénicher les meilleurs d'entre eux pour les amener tout droit vers le haut niveau si ces derniers le désirent. 

Un sport peu médiatisé

Le squash est une discipline sportive qui se bat pour exister aux yeux du grand public. Principalement pratiqué comme loisir, ce sport se fait connaître petit à petit. Le nouvel entraîneur de Vauban souhaite changer les choses. " On en parle un petit peu plus maintenant mais ça reste un sport peu connu. C'est sur, des interviews je n’en ai pas tous les jours (rires). Le squash sera toujours un sport de raquette qui coûte un peu plus cher que les autres sports. Mais on veut faire connaître cette discipline".

L'objectif premier du club de Vauban est de se développer davantage. Et en fonction de la demande, pourquoi pas avoir des leçons de squash tous les jours de la semaine ? Nice est une grande ville avec donc beaucoup de potentiel. "En tout cas on y va doucement. L’objectif est de doubler le nombre de licenciés l’année prochaine et ainsi de suite. C’est un bon début. Depuis cinq mois ça ne fait qu'évoluer donc peut être rendez-vous l’année prochaine. Pour le moment je m’investie à fond", termine Alexandre Muller.

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