Le tennis à la plage

Discipline arrivée il y a une petite année en Principauté, le beach-tennis connaît un certain essor depuis sa mise en place.

Si l'été a rendu ses derniers soupirs récemment, la douceur automnale permet de jouer les prolongations. Et la plage du Larvotto est habituée à voir quelques courageux et courageuses venir pratiquer, toute l'année, des disciplines sportives de plage. Le beach-volley est bien entendu la plus connue. Mais les beacheurs partagent leurs installations depuis quelques mois avec d'autres aficionados. Ceux-là ne sont pas spécialement portés sur le ballon, mais plutôt sur des jeux de balles et de raquettes.  "Le beach-tennis est une discipline née en Italie à la fin des années 70, début 80. Ça s'est ensuite exporté vers le Brésil et les Etats-Unis", glisse Kevin Pimblett, l'un des deux hommes à la base du projet beach-tennis Monaco. 

Une histoire de copains

Le sport est un vecteur de partage. Et le beach-tennis n'échappe pas à la règle. Natif du coin et ayant grandi à Monaco, Kevin Pimblett a rapidement eu envie de voir ce jeu de raquettes s'implanter en Principauté. Parti s'installer à la Réunion il y a 4 ans, c'est là qu'il découvre le beach-tennis, un mix entre tennis, padel, badminton et beach-volley. "Six mois après mon arrivée là-bas, j'ai découvert ce sport et cela a comblé un manque que je ressentais depuis mon arrêt du tennis. J'ai vite débuté en compétition et l'envie de le faire découvrir dans mon pays d'origine est arrivée très vite aussi", raconte celui qui est aujourd'hui dans le Top 100 français de la discipline. 

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D'autant que, dans le Sud-Est de la France et à Monaco, ce sport fait figure d'ovni tant il manque d'exposition. "On essaie de le développer et on remarque qu'il y a la place de le faire. On voit des sourires, l'esprit beach, une réelle envie de progresser à chaque séance", glisse le président du club. Et pour débuter l'aventure, c'est avec son meilleur ami, Aurélien Biancheri, qu'il s'est lancé. Mais pas question pour autant de voir le MCBT comme leur propriété. "Ce n'est pas le club d'Aurélien et Kévin. Nous avons voulu mettre en place une association où ceux qui jouent sont acteurs de leur session. Nous sommes vraiment dans le partage. Certains adhérents sont responsables de créneaux et organisent leurs séances."

Partage d'infrastructures

Comme souvent en Principauté, trouver un terrain d'expression requiert un peu de patience et quelques connaissances. Et pour pratiquer le beach-tennis, il faut un terrain (au moins) de beach-volley, les deux sports se pratiquant sur des aires similaires. "Plusieurs acteurs sont entrés en jeu et nous avons trouvé un accord avec la Direction de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports et l'AS Monaco beach-volley. Frank Gopcevic (vice-président de de l'ASM volley et responsable de la section beach) nous a aidés pour avoir des créneaux et tout se passe bien, même s'il y a de petits loupés parfois. Mais on communique énormément pour éviter cela et faire en sorte qu'un maximum de personnes puissent profiter de ces deux terrains."

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Deux terrains sur lesquels il est donc possible de voir des deux contre deux, raquette en main et balles bicolores en l'air, s'affronter et s'exercer, et ce matins et soirs. "Etant généralement ici en été, je m'occupe des cours, ayant les diplômes nécessaires, et quand je ne suis pas là, ce sont les responsables de créneaux qui s'en chargent. On évolue au fil des semaines et des mois, mais on a dans l'idée, à terme, de pouvoir mettre en place une école de beach-tennis." 

Adaptation rapide

D'ici à ce que l'école de beach-tennis voit le jour, les licenciés du club poursuivent leur apprentissage. D'autant que, contrairement au tennis, sa version de plage est beaucoup plus simple d'accès. Se jouant sur un terrain de mêmes dimensions que le beach-volley (16 mètres de long pour 8 de large), coupé en deux par un filet positionné à 1,70 m de hauteur (pour 8,50 mètres de long), les joueurs évoluent le plus clair du temps en deux contre deux, comme au padel. Une discipline avec laquelle le beach-tennis partage aussi des similitudes dans le matériel. Car les raquettes utilisées par les beachers ne sont pas sans rappeler celles du padel. "Elles y ressemblent, mais sont plus petites, plus fines et plus légères. Le jeu est basé sur des réflexes et du contre", glisse Kevin.

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 Si l'on joue de haut en bas, et non pas de bas en haut (comme au padel), les nouveaux venus prennent rapidement le coup, comme le confirme l'un des deux fondateurs du club. "On a pu le constater, notamment avec les jeunes du Pass'Sport Culture. Ils n'ont jamais tenu de raquette et le plus dur au départ est le contrôle de la force et l'orientation de la balle, mais cela vient vite". Il suffit en effet d'une séance de 30 à 45 minutes pour commencer à tenir des échanges avec ses adversaires. Et s'il est encore un peu tôt pour voir des équipes monégasques en compétition officielle, la volonté est là. "On est encore assez peu, on est vraiment dans la découverte, et c'est encore léger pour les compétitions internationales. L'objectif est d'avoir le plus d'adhérents possible, avec dans l'idée la création des équipes hommes, femmes et jeunes de Monaco pour, à terme, faire les qualifications aux championnats d'Europe et du monde." Affaire à suivre donc…

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