Antony Warmbold : "Nous sommes là pour faire plaisir aux membres"

L'AS Monaco tennis de table a connu l'an dernier un changement de direction. Membre depuis 2006 et ancien secrétaire général, Antony Warmbold est désormais à la tête de l'ASMTT. Avec la passion du jeu, et surtout du club.

Pour rencontrer le nouveau président du tennis de table monégasque, il suffit tout simplement d'assister à l'un des entraînements du club. Cet ancien pilote de rallye qui a découvert la petite balle blanche il y a douze ans pratique quatre fois par semaine. De quoi rester affûté et surtout proche de son club et de ses licenciés.

Comment êtes-vous devenu président?

Naturellement, parce que je suis au club depuis une douzaine d'années. A l'époque, j'étais pilote professionnel de rallye. J'ai été forcé de m'arrêter et pendant une ou deux années où j'essayais de continuer en trouvant du sponsoring, j'ai voulu entretenir mes réflexes. J'ai vu qu'il y avait du tennis de table à Monaco, je suis allé les voir. De fil en aiguille, ça m'a beaucoup plu et j'ai noué des liens d'amitié avec le coach et les joueurs. Je me suis entraîné de plus en plus. Quand Bettina Michelis nous a quittés, Marc Loulergue a repris les choses en main. Il m'a demandé de devenir son secrétaire. J'ai été son bras droit quelques années. J'ai vu comment les choses fonctionnaient et quand il a voulu arrêter, je lui ai dit que je pouvais prendre la suite. Et les membres ont approuvé. 

Avez-vous apporté des changements depuis votre arrivée ?

Mon père est allemand, j'aime que tout soit en ordre, organisé et efficace. Du point de vue administratif et organisation, j'ai tout restructuré. Je suis entouré d'une équipe dans le même esprit que moi. Ce sont des gens qui ont joué au ping et qui le comprennent. On consolide également les bases du club, parce qu'au départ, c'est une association qui existe pour ses membres. Nous avons des équipes, dont une très forte en N1, mais on a surtout des personnes ici qui veulent jouer, certains en compétition, d'autres en loisirs ou en corpo. Je me suis beaucoup concentré là-dessus. On a restructuré les loisirs et on a recommencé à les encadrer cette année. C'est moi qui m'en charge et, de temps en temps, des joueurs des équipes viennent jouer avec eux et les conseiller. Et les gens commencent à revenir, dont beaucoup d'étrangers habitant en Principauté. 

Quelles sont vos aspirations pour le club ?

Continuer à consolider tout ce qui concerne les membres ainsi que nos relations avec le gouvernement et l'éducation nationale, avec qui ça se passe très bien. Nous sommes une association avant tout, nous sommes là pour faire plaisir aux licenciés. Tout en gardant des équipes à qui on donne les moyens qu'on peut. On essaie de tout faire dans la bonne humeur, que les gens se fassent plaisir lorsqu'ils viennent ici. 

La Pro B est-elle dans le viseur ?

C'est un autre niveau. Il faudrait faire comme le basket, avoir une société privée avec un sponsoring énorme. Le cahier des charges est conséquent. La N1 offre déjà un très beau spectacle, c'est l'antichambre du monde pro. D'ailleurs, des joueurs de Pro A et B font souvent des piges pour renforcer leurs équipes. Comme Nice, par exemple, qu'on a joué deux fois cette année. C'était un spectacle du feu de dieu (sic). Ça nous suffit, nos joueurs sont heureux. L'an prochain, on veut essayer de mettre une équipe pour jouer le titre. Devenir champion de N1, ce serait super.

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