Une école en plein essor

L'école de squash du Monte-Carlo Squash Racket Club ne cesse de grandir. Venus nombreux rencontrer les joueuses professionnelles lors du "Classic", les petits jeunes du club en ont profité pour glaner de précieux conseils.

Ce ne sont pas les plus grands. Pas forcément les plus petits non plus. Mais le sourire et la lueur dans leurs yeux montrent qu'ils vivent un moment particulièrement agréable. Et pour cause. Les jeunes membres de l'école de squash passent une après-midi assez particulière. Entre conseils de pros et séances de photos et autographes, ils ont de quoi être heureux. Alors que le Monte-Carlo Squash Classic bat son plein, la relève passe d'un court à l'autre, raquette en main, afin de profiter des enseignements lors de quelques échanges de balles avec des joueuses comme Menna Hamed, Emilia Soini, Marie Stephan ou encore Bruna Marchesi Petrillo. 

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Les deux futures finalistes, Laura Massaro et Tesni Evans, se sont volontiers pliées à l'exercice des photos et dédicaces sur les programmes que les petites têtes blondes avaient en main. Une belle récompense pour eux qui avaient gagné le droit d'être présent, comme le glisse malicieusement Yves Tastet, l'entraîneur général du club. "Ils sont une vingtaine à avoir participé à la journée, sur les 40 que l'on a. Certains avaient d'autres activités, d'autres étaient encore un peu trop jeunes. Je leur en parlais depuis pas mal de temps et ils savaient que pour être pris, il fallait réussir à passer le service, donc ça en a motivé plus d'un."

Des effectifs en hausse

Positionnés sur les ¾ d'un terrain, pendant que ceux qui attendent leur tour sont sur le ¼ restant, les apprentis enchaînent les frappes de balle sous les regards avisés des championnes venues pour le Classic. L'occasion aussi pour ces jeunes de leur montrer de quoi ils sont capables. Et ce qu'ils apprennent auprès d'Yves Tastet, qui a vu arriver de plus en plus de monde à l'école de squash depuis qu'il a pris ses fonctions au club, il y a deux ans. "On a été obligé d'augmenter le nombre de créneaux dédiés à l'école ces derniers mois. Au départ, on en avait 3 le mercredi, mais on a ajouté une heure le jeudi et une autre le vendredi. Cela permet aussi d'avoir une séance de plus, ce qui est bénéfique pour aller ensuite en compétition. Et je dois dire que ça marche plutôt bien puisqu'on doit refuser du monde", détaille le coach. 

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Une hausse de licences chez les 7-18 ans qui s'explique, en partie, par l'apport du Pass'Sport Culture, où, en deux ans, le club a récupéré une quinzaine d'enfants. "On a réussi, grâce à ça, à se constituer un groupe d'adolescents, ce qu'on n'avait pas forcément auparavant." Cela, greffé à une communication plus importante a donc permis au club de voir ses effectifs de jeunes gonfler au cours des derniers mois.

L'école, de 7 à 18 ans

Des effectifs qui débutent à l'âge de 7 ans. "On pourrait les prendre avant, mais ça devient alors du mini squash, où on fait vraiment un travail de coordination, d'éveil. C'est vrai que pour le moment on ne le fait pas car on voulait d'abord développer l'école enfant, mais on va devoir y passer à l'avenir. Ce sera avec plaisir, mais il nous faudra des créneaux supplémentaires." En commençant dès 7 ans, il y a tout de même des fondamentaux à acquérir rapidement afin de maîtriser les gestes et éléments de base du squash, tout en regroupant les élèves selon certains critères. 

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"La puissance jouant énormément, on va grouper des catégories, comme les U9 et les U11. Il y a un vrai lien entre la force et l'éveil." Et au fil des séances, les jeunes pousses allient jeu, travail technique, où ils doivent par exemple envoyer leur balle sur un point précis, mais aussi l'arbitrage. "On fait pas mal d'exercices avec des plots où on leur explique qu'il faut attendre derrière pour laisser le copain jouer, afin qu'ils comprennent qu'ils partagent le même terrain et qu'il y a un petit danger s'ils collent au copain. Ensuite, on les fait démarrer assez vite à l'arbitrage. Avant chaque vacances scolaires, le mercredi, c'est mini-tournoi et en arbitrant, ils apprennent très vite les notions de danger et se rendent compte des décisions à prendre. C'est important pour eux de faire ça, déjà pour les règles, parce qu'ils apprennent ainsi à les respecter, au fait que c'est l'arbitre qui décide et qu'on n'a pas à jeter la raquette."

Déplacements et plaisir de jouer

Autre point important du squash et rapidement inculqué à ces jeunes, le déplacement. "Si le contrôle de la balle est important, de même que de maîtriser la distance avec la balle, il y a aussi les notions de déplacement sur le terrain. C'est-à-dire leur expliquer qu'il faut se replacer sur le T si on veut être maître du terrain, par exemple." Très vite, les séances de match viennent compléter l'entraînement, car rien n'est meilleur que la pratique. Et visiblement, les élèves de coach Tastet comprennent vite les rudiments du jeu. 

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"Ils arrivent rapidement à trouver les bons endroits où mettre la balle pour gagner le jeu ou trouver le trou pour éloigner le plus possible l'adversaire du centre du terrain." De quoi rendre la pratique un peu plus ludique et les pousser à revenir en dehors de leurs séances d'entraînement. "Certains laissent leur raquette au club et il n'est pas rare que je les vois débarquer en short pour venir taper quelques balles, avec un copain ou même seuls. Ça fait énormément plaisir de voir cela et, surtout, ça va les aider à s'améliorer." Parole de coach !

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