Yan Fang : "Je pensais rester un ou deux ans ici…"

Entrainer le même club depuis 18 ans, c'est déjà extrêmement rare dans le monde du sport de haut niveau. Remporter au moins deux titres chaque année, ça l'est encore plus… Le Chinois Yan Fang est le coach qui a permis au RC Cannes de conquérir tous ses trophées. Et cela ne semble pas près de s'arrêter.

De quelle manière avez-vous abordé cette nouvelle saison à la tête du RC Cannes ? 

Cette année, on a pas mal de changements, avec cinq arrivées pour six départs. La base du six majeur n'a pas trop bougé, mais il faut préparer tranquillement tout ça. Il faut retrouver du rythme, des automatismes. On avait plusieurs joueuses qui ont disputé le championnat d'Europe et qui nous ont rejoints plus tard.

Quelle est votre méthode pour garder constamment votre équipe sous tension ?

A chaque début de saison, je veux qu'on reparte de zéro, qu'on essaye toujours de faire du mieux possible, gagner le plus possible. C'est tout… Les filles savent ce qu'elles ont à faire, elles sont professionnelles et elles sont conscientes qu'il y a beaucoup de pression chez nous, parce qu'on a de très hauts objectifs.

De l'extérieur, ça paraît simple…

Tout le monde pense que c'est facile, oui. Mais ça ne l'est pas tant que ça. En championnat, on veut toujours l'emporter, il n'y a pas d'autre issue possible dans notre esprit. En plus de ça, il y a la Ligue des champions à gérer. Si on regarde juste le bilan en fin de saison, ça paraît simple. Mais quand on regarde le parcours, ce n'est pas la même chose.

Comment gérez-vous la transition championnat-coupe d'Europe ?

On essaye de renforcer la pression à l'entraînement. Pour nous, il est clair que les entraînements sont souvent plus durs que les matches en championnat. 

Remporter une coupe d'Europe à l'heure actuelle, c'est encore possible ?

Oui, ça reste toujours un objectif de faire partie du top niveau européen. Mais c'est de plus en plus difficile, on l'a vu ces cinq dernières saisons on doit créer l'exploit pour y arriver. On perd presque toujours nos meilleures joueuses, on ne peut pas faire face à la concurrence. Les filles veulent gagner plus en partant à l'étranger, c'est normal. 

En débarquant sur la Côte d'Azur il y a 18 ans, auriez-vous imaginé y rester si longtemps ?

Ah non, pas du tout. J'ai toujours procédé saison par saison. Au départ, je pensais deux ou trois ans. On m'a déjà sollicité pour aller ailleurs, mais je n'ai pas envie de bouger, je suis bien ici. Mon ambition est toujours aussi forte.

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