Hajnalka Molnar, numéro 10 dans sa team

Arrivée cette année à l'AS Monaco volley-ball en provenance de Toulon, la passeuse hongroise Hajnalka Molnar doit apporter son expérience de l'Élite à ses coéquipières.

Cheveux encore humides, "Ani", comme elle est surnommée au club, arrive tout sourire pour quelques minutes d'entretien. Un sourire de rigueur puisque la jeune femme et ses partenaires viennent de remporter leur premier match de la saison. Elle est l'une des recrues arrivées cet été pour prendre part à la nouvelle aventure de l'ASMVB. 

Évoluant au poste de passeuse, elle connaît déjà bien la DEF pour y avoir évolué au cours des dernières saisons. C'est d'ailleurs un peu comme cela qu'elle a trouvé le chemin la menant au club du Rocher. "J'ai croisé Christophe Ulivieri, l'ancien coach, alors que je jouais à Toulon. Il discutait avec une amie commune et lui disait que le club cherchait une passeuse pour cette année et elle lui a alors parlé de moi. Je voulais me lancer dans la vie active mais j'avais envie de continuer le volley." Un profil qui collait aux désirs du club, un projet qui convenait à la native de Budapest, c'est ainsi que l'aventure Rouge et Blanche a débuté pour Hajnalka Molnar.

De Budapest à Monaco

Car le volley est plus qu'un sport, c'est une réelle passion. "J'ai débuté quand j'avais 10 ans, à Budapest, qui est mon club formateur. J'ai intégré l'équipe première quand j'avais 16 ans. J'ai d'ailleurs remporté la coupe nationale et le championnat avec mon club formateur." Repérée par un entraîneur hongrois vivant aux Etats-Unis, elle part au pays de l'Oncle Sam pour y faire ses études tout en continuant le volley. C'est à son retour en Europe qu'elle s'investit à 100% dans son sport. "Je voulais essayer la vie professionnelle. J'ai d'abord signé à Quimper, en 2012, puis à Argenteuil, en DEF, l'année suivante." 

Img 2074

Suivent trois années à Toulon, toujours en DEF, et dorénavant à l'AS Monaco. Si elle mène deux carrières de front, entre sa vie professionnelle et le volley, la jeune femme ne perd pour autant pas son sourire. "J'ai commencé fin août mon travail à Monaco. C'est vrai qu'entre mon job et le volley, il ne me reste pas beaucoup de temps. C'était un peu dur au départ, mais j'ai de bons exemples à suivre, comme Caro (Caroline Revel Chion, capitaine de l'équipe), qui fait ça depuis plusieurs années. Et puis j'ai toujours rêvé de vivre au bord de la mer car on n'a pas cela en Hongrie et ça me rappelait les vacances", glisse-t-elle, sourire en coin. 

L'art de la passe

Malgré les journées et week-ends bien remplis, entre travail le jour et entraînement le soir, sans compter les matches et déplacements, l'envie est toujours là. "Le volley reste quand même ma passion. J'avais réellement envie de continuer et d'apporter, aussi, mon expérience de la DEF", détaille "Ani". Passeuse depuis ses débuts, elle explique que ce positionnement lui vient d'abord de sa taille. "Je n'étais, et je ne suis toujours pas très grande (rires), donc ça a été déterminant au départ et ma première coach a vu quelque chose à mes débuts. Ça m'a plu et je suis restée à la passe." 

Img 2056

Et dès lors que l'on évoque le numéro qu'elle porte, si symbolique dans le football, elle confie l'avoir "depuis que j'ai commencé. Je l'ai choisi au départ, sans raison particulière. Ce n'est qu'après que j'ai appris que c'était souvent le numéro des bons joueurs de foot, mais au départ, c'était au hasard", confie-t-elle dans un dernier sourire. Passeuse et numéro 10, le hasard fait parfois bien les choses.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos