Stan Sutor, l'homme de glace

"On leur doit une certaine éducation"

"Ce qu'il y a, c'est que certains n'ont pas assez donné. On avait bien démarré et il ont pu croire que tout était acquis. On l'a payé à la fin. Depuis la reprise, on essaye d'éviter ça. Les défaites, je les accepte. Mais il faut qu'elles soient dignes, qu'on ait tout donné sur la glace."

On demande au coach si le fait que ses joueurs soient, pour la plupart, obligés de jongler entre leur job et le hockey a une influence sur leur niveau de jeu. Hors de propos, pour lui.

"Il n'y a pas d'excuse à chercher. Quand ils arrivent, ils s'engagent dans un projet. S'ils viennent, c'est qu'ils ont les mêmes ambitions que nous. On essaye de les faire adhérer à notre approche. Quand on est entraîneur, on reste éducateur. On leur doit une certaine éducation, même si ce ne sont pas des enfants."

"Le samedi, ça ne doit pas être du bricolage"

Habité par le hockey, Sutor n'est pourtant pas un agité du banc de touche, comme il l'explique.

"Je suis assez posé, réflechi. Beaucoup d'entraîneurs sont plus bouillants, mais je préfère analyser et remettre tout en place dans le vestiaire. Un match, ça va tellement vite que ça ne sert à rien d'ajouter encore de la nervosité en parlant beaucoup. Le samedi, ça ne doit pas être du bricolage, ça doit être le résultat du travail de la semaine. On peut faire quelques retouches, s'adapter à l'adversaire. Mais il n'y a pas de hasard…"

Ses Aigles, septièmes après onze journée de championnat, ont-ils les moyens de se hisser plus haut dans la hiérarchie ? L'entraîneur est tenté de répondre par l'affirmative.

"Il y a encore des lacunes, des joueurs qui n'évoluent pas à leur niveau réel. Certains y arrivent petit à petit, d'autres sont encore hors de forme. Il y a du répondant, on s'entend bien. Je suis plus confiant que l'année dernière."

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