Dossier

Trois Azuréens en finale du Mondial juniors

L'équipe de France des moins de 21 ans, qui participe actuellement à la Coupe du monde en Inde, disputera la finale de l'épreuve, dimanche contre l'Allemagne ou les Pays-Bas. Des Bleus qui comptent trois joueurs originaires de la Côte d'Azur dans leurs rangs.

On ne vous apprendra rien en affirmant que le hockey sur gazon ne souffre pas d'un excès de médiatisation. Hier, ceux qui ont pu constater qu'un article se rapportant à cette discipline confidentielle avait été le plus partagé durant la journée sur lequipe.fr ont peut-être pensé qu'ils étaient victimes d'hallucinations.

La raison de cette (relative) effervescence, c'est le parcours inattendus des Bleuets durant la Coupe du monde, qui se déroule en ce moment à New Delhi. Dans un pays où le hockey est une religion, les petits Français ont sacrément bousculé la hiérarchie.

A tel point que dimanche, ils seront à 70 minutes (la durée d'un match) d'un titre de champions du monde. Après avoir fait plier la Belgique en quarts (5-4), la France est venue à bout de la Malaisie (1-1, 3-1 aux tirs au but).

 

Un chef de bande, un buteur et un roc

Au sein de ce collectif enthousiaste et déterminé, dont certains membres avaient obtenu la médaille d'argent l'été dernier aux Universiades (des Jeux mondiaux universitaires), on note la présence de trois joueurs formés dans les Alpes-Maritimes : Guillaume Deront, Jean-Laurent Kieffer et Christopher Peters-Deutz.

Le premier est capitaine de la sélection, le deuxième en est son meilleur buteur et le troisième est régulièrement aligné par le coach, Gael Foulard. Tous trois passés par le Pôle espoirs de Chatenay-Malabry, ils commencent à récolter les fruits de leur travail.

Président de l'US Cagnes, Pierre-Yves Archimbault a vu Guillaume Deront débuter dans son club. "Son père, Alain, était présent à la création du club en 1973, j'ai joué avec lui. Ses trois fils ont fait du hockey ensuite. Guillaume a commencé vers 7 ans, il a toujours été très doué. Ça ne m'étonne pas vraiment qu'il soit capitaine, c'est un garçon qui est toujours motivé à 100 %"

 Sbr8116   Version 2a

Membre du comité directeur de la Fédération française et ancien président de l'Etoile sportive de Villeneuve-Loubet, Jean-Marc Harou a savouré les dernières prestations de Jean-Laurent Kieffer, auteur de quatre réalisations depuis le début du tournoi. En vacances dans le sud de l'Inde, il a prévu de faire 3 000 kilomètres pour assister à la finale.

"Jean-Laurent a commencé en plumes avec mon fils, Joris (qui faisait partie de la pré-liste pour le Mondial mais qui n'a finalement pas été retenu, ndlr). Il a toujours été attiré par le but. Dans le jeu, on ne le voit presque pas, mais il est toujours là pour finir les actions. C'est moi qui avais insisté pour qu'il soit pris au Pôle. Il n'avait pas vraiment tapé dans l'œil des responsables. Et pourtant…"

 Fhs0378   Version 2a

Formé à Nice, Christopher Peters-Deutz est l'un des piliers de la défense tricolore avec son grand gabarit. A seulement 18 ans, il a déjà su trouver sa place dans un groupe où il est le benjamin.

Martial di Martino, qui l'a initié au hockey, garde le souvenir d'un "super gars, que n'importe quel entraîneur voudrait avoir dans son équipe. Quand il est parti de Nice, j'ai été très touché. Mais je suis très heureux de l'avoir fait venir vers ce sport. C'était un battant, le plus fort que j'ai pu entraîner. J'ai été très dur avec lui, mais quand je vois son niveau aujourd'hui, je suis fier de lui. L'équipe de France a de la chance de l'avoir", glisse l'ancien coach, ému.

 Sbr7562   Version 2a

Page 1/2

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos