Thierry Petit :  "Jouer le Vatican, c'est très symbolique"

Thierry Petit a vécu toute sa vie à Monaco. Il a aussi toujours eu un oeil averti sur le football. Un petit quelque chose de familial sans doute. Salarié de la Société des Bains de Mer, il est aussi le sélectionneur de la Monaco Football Association depuis 2005.

Monaco n'est pas qu'un club de football puisqu'il y a également une sélection nationale. Et comme toute équipe nationale qui se respecte, il y a aussi un sélectionneur. Son organisation, le vivier de joueurs dont il dispose, le travail mis en place aux entraînements, les déplacements, Thierry Petit explique tout ce qui rentre dans le cadre de ses fonctions.

Comment organisez-vous votre travail de sélectionneur ?

Je l'organise avec Jean-Charles Arrigo et Yohan Garino. On se sépare les séances. On fait du foncier en début d'année pour les faire travailler physiquement et après on fait du jeu, parce qu'il faut que ça reste ludique. En fonction des matches, on affine les entraînements pour les rendre plus pointus dans les phases de préparation.

De combien de joueurs disposez-vous ?

Nous avons actuellement un vivier de 45 joueurs. A un moment, on est monté jusqu'à 60, mais on en a beaucoup qui arrêtent pour leur vie de famille. Il y en a pas mal qui travaillent au casino, donc les heures de nuit les empêchent de se lever pour les entraînements ou les matches. Mais on peut compter sur 25 joueurs d'un niveau assez homogène.

Comment les choisissez-vous ?

Pour être sélectionnable, il faut être monégasque, conjoint de monégasque, enfant de monégasque ou père de monégasque. Donc nous avons un vivier un peu limité, mais il y a tout de même de la qualité. On fait des entraînements le mardi et le vendredi, parce que tous nos joueurs ne jouent pas en club. Ca permet à ceux qui évoluent en club d'avoir un complément. Mais comme nous restons une équipe amateur, on essaie quand même d'améliorer la qualité technique et tactique de nos joueurs. 

Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait d'entraîner cette sélection ?

C'est différent, mais on se connaît tous. On est allé à l'école ensemble, nos femmes se connaissent. C'est un plus par rapport à une équipe en 3F. Après on n'a pas de déplacement toutes les deux semaines, il n'y a pas de match tous les week-ends, donc ça permet de garder un pied dans le football sans en avoir certains inconvénients. 

 Qu'aimeriez-vous apporter ? 

L'idéal serait de développer un beau football et d'avoir des matches plus régulièrement. On a fait la coupe du monde à Hyères il y a quelques années, on a passé la semaine ensemble, c'était le rêve. Après on sait qu'on ne reste que des amateurs. 

Vous avez joué contre le Vatican. Est-ce un match à part quand on représente la Principauté ?

C'est très symbolique. On a pu visiter les jardins privés du Vatican, des endroits qui ne sont pas forcément ouverts au public, et ça nous donne de beaux souvenirs. Cette année par exemple, on a eu le droit de visiter la caserne des gardes suisses. On est reçu par l'ambassadeur de Monaco sur place, il y a un contexte particulier qui plaît vraiment. C'est le déplacement qui a le caractère le plus officiel. On se dit qu'on touche un peu du doigt les déplacements de type un peu professionnel.

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