Monaco passe sans forcer

Les Monégasques ont obtenu leur ticket pour les demi-finales de cette 100e Coupe de France en écartant des Lillois sous-tension (2-1). Les doublures n’ont pas déçu, Valère Germain claque un doublé, l'essentiel est fait.

Sur tous les fronts. Comme on pouvait s’y attendre, Monaco s’est imposé face à Lille ce mardi et a rejoint le dernier carré de la Coupe de France. Comme prévu, Leonardo Jardim n’a pas aligné l’équipe des grands soirs et pourtant… Avec six matches en vingt jours, le tacticien portugais a laissé un bon nombre de ses cadres au repos ou sur le banc. Le jeune Cardona a vu sa première titularisation, Jorge est monté d’un cran pour pallier l'absence de Thomas Lemar, en défense Raggi était aligné au côté de Touré, Diallou et Mendy et De Sanctis a retrouvé une place dans les cages monégasques. 

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Le LOSC B n'a pas montré  grand chose, à l’image de leur dernière rencontre à Bastia et n’ont pas vraiment inquiété, ni trop pressé les leaders du championnat, qui n'ont profité que très tardivement des espaces que les hommes de Franck Passi leur laissaient généreusement. 

De Valère est venue l’éclair 

Dès le début, on sentait facilement que ce ne serait pas une grande soirée de football. Rythme peu soutenu, approximations techniques, une partie bien éloignée de ce que l'on a l'habitude de voir cette année au Louis-II. Monaco n'avait d'ailleurs pas besoin de forcer son talent pour contenir de faibles Lillois et s'installer dans la partie de terrain adverse. Fabinho, de retour de suspension, marchait sur le milieu de terrain et le jeu penchait clairement à gauche avec le duo Mendy-Jorge. Mais les minutes passaient et le score n'évoluait toujours pas. Et c'est dans les dix dernières minutes de ce morne premier acte que tout allait s'emballer. Rien n’allait plus pour Lille en fin de première période. Valère Germain, qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis quelques matches déjà, a ouvert le score d’une frappe surpuissante sous la barre (35’ 1-0) consécutive à un grand-pont à montrer dans toutes les écoles de football. On savait à quel point, le petit prince du Rocher souffrait de ne plus être décisif. Et comme si cela ne suffisait pas, il a doublé la mise sur une passe lucide de Cardona, qui de son côté, se rapprochait lui aussi des cages de Maignan (43’ 2-0). Au passage Soumaoro s'est blessé et a quitté la pelouse de Louis II sur civière juste après l'expulsion d'Arcus (40'). Difficile de faire plus chaotique pour les Dogues.

Cardona tout proche…

Assommés, les Lillois ont débuté le second acte comme ils l’avaient terminé, perdus et complètement impuissants. Le ballon circulait à l’orée de la surface nordiste où Maignan et Amadou ont sauvé à plusieurs reprises leur équipe de la noyade. Fort de ses deux réalisations, on sentait à travers Germain une certaine envie de faire marquer son partenaire d'attaque du soir. Cardona, pourtant bien servi, manquait son face-à-face avec l’ancien portier parisien (58'). Jorge, désorienté en première période, s’y essayait aussi, sans succès (62'). 

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Les Lillois, malgré très peu d’actions offensives, ont pu compter sur certaines des leurs individualités. Kishna a fait trembler la barre d’une frappe lointaine (57’). Puis El Gazhi, jusque-là trop peu sollicité, a transpercé la défense monégasque mais a manqué le dernier geste face à De Sanctis (60’). Hormis le remplacement de Mendy par Sidibé, les doublures ont quitté une à une la pelouse. Silva a remplacé un jeune Cardona sûrement frustré de n’avoir pas marqué sur sa première titularisation, alors que deux belles occasions s'étaient offertes à lui et Falcao a remplacé le buteur de la soirée, Valère Germain. L'entrée de El Tigre a de quoi rassurer à une semaine du déplacement à Dortmund (11 avril). 

Jusqu’au bout 

Monaco aurait pu en mettre plus. Si les occasions n’ont pas manqué, les Rouges et Blancs n'ont pas concrétisé. On est d’accord, "la facture aurait pu être lourde" comme l’a souligné Franck Passi à l’issue de la rencontre. Mais au-delà de la défaite, la blessure au tendon d’Achille de Soumaoro a fait dire à l’entraîneur nordiste "que ce n’était pas une soirée pour nous." Affaiblis, les Lillois ont pourtant tenté le coup jusqu’au bout avec El Ghazi qui a réduit le score quelques secondes avant le coup de sifflet final (90+3, 2-1). L’AS Monaco a sûrement perdu une bataille ce samedi contre le PSG en finale de Coupe de la Ligue (4-1), mais n’a sûrement pas perdu la guerre. Daghe Munegu ! 

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