L'AS Monaco tire une croix sur l'Europe

Défaite 0-4 à domicile, l'AS Monaco dit quasiment adieu à l'Europe pour cette saison. Rageant, surtout que les hommes de Thierry Henry avaient bien débuté la partie.

Douze minutes. C'est ce dont a eu besoin de Club Bruges pour plier la rencontre. Douze minutes, entre la 12e et la 24e, où Vanaken (doublé) et Wesley ont inscrit trois buts en profitant des largesses de la défense monégasque. Trois buts inscrits un peu contre le cours du jeu, tant l'AS Monaco avait bien débuté la rencontre. Mais comme trop souvent depuis quelques temps, la défense asémiste a flanché. Une trop grande passivité, à l'image du 4e, où Vormer réussi à s'ouvrir le chemin du but face à trois adversaires. Les bonnes intentions monégasques n'ont pas été récompensées et la deuxième mi-temps n'a rien apporté ou presque, si ce n'est les entrées encourageantes de deux jeunes issus de la formation. L'AS Monaco s'incline lourdement risque fort de regarder l'Europe de loin après les fêtes.

A leurs actes manqués

Tout avait pourtant bien débuté pour les monégasques. Thierry Henry a fait le choix d'un retour à une défense à quatre, titularisant Barreca au poste de latéral gauche, Sidibé revenant à droite. Devant eux, un trio Bennasser, Tielemans et Chadli, chargés de protéger leur défense et prendre le jeu à leur compte. Sylla, Diop et Falcao constituaient le trio offensif, et les deux premiers ont d'ailleurs allumé les premières mèches. Falcao de la tête d'abord (7'), puis Diop (encore très bon et très actif), surtout, bien servi par son capitaine, mais sa frappe a été bien détournée par Horvath, auteur d'une très bonne partie ce soir. Malgré leurs belles intentions, les coéquipiers de Radamel Falcao, sorti à la 60e minute pour le jeune Gouano, n'ont su relever la tête pour mettre une pression assez forte sur le but belge, malgré quelques tentatives qui auraient mérité meilleur sort (Tielemans, 22e, Diop, 46e).

Un deuxième acte assommant

Après une fin de première mi-temps où les Rouge et Blanc ont tenté, timidement, d'emballer le match, on attendait des joueurs remontés prêts à aller au combat pour inscrire ce premier but qui aurait pu relancer les débats et faire du bien aux esprits. Cependant, un peu à l'image de ce qui s'est passé à Reims, les hommes de Thierry Henry ont alterné les séquences de possession stérile et les imprécisions techniques, ce qui ne leur a pas permis de suffisamment apporter le danger sur le but d'Horvath. Et cette deuxième mi-temps, comme ce match d'ailleurs, ont à nouveau montré à quel point cette ASM est malade. Fébrile derrière, peu inspirée au milieu, manquant de réalisme devant, cette équipe va devoir guérir, vite, et penser ses blessés, trop nombreux et rejoints par Kamil Glik hier soir. Le 4e but, anecdotique au final, est venu ponctuer une soirée trop difficile dont les seules éclaircies auront été les prestations des jeunes pousses, Diop, Sylla, Massengo ou Gouano. 

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La réaction de Thierry Henry

Le score ne reflète pas la physionomie du match. On sait qu'en Europe il faut mettre les occasions et sur leur première, ils sortent, on doit empêcher le centre, le ballon passe, on doit couvrir derrière, on ne le fait pas. Le 2e but part d'une frappe non cadrée, on saute avec la main levée, pénalty. Sur le 3e but, on voit le joueur lever la tête, on joue le hors-jeu alors qu'on sent qu'il va jouer en profondeur, erreur d'école je dirais. On s'est créé des occasions, et en Europe, si tu ne punis pas, on te punit. Je vais utiliser le mot inquiétude, parce qu'à
chaque fois qu'on rate quelque chose, on baisse les bras. On prend trois buts en 12 minutes, c'est un coup de massue. On n'est pas très bien, on a essayé de se rassurer, mais là ça va peut-être rajouter des doutes. Je retiens qu'on perd encore Kamil, on a 12 blessés, je ne les compte plus. Je retiens aussi l'entrée de Massengo, qui a essayé de dynamiser, d'aller gagner des duels. Sofiane (Diop) a été bon ce soir, il doit encore faire le bon choix parfois, mais on ne peut pas l'accabler. J'ai fait rentrer des joueurs pour essayer de changer ce qu'on peut changer. On leur a posé de gros problèmes de suite, dans l'envie de jouer. L'action de Sofiane, c'est une action construite, au sol. On s'est créé des occasions, mais si on ne met pas la balle au fond, ça ne pardonne pas.