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José Barros, le relais

Au sein du quatuor portugais qui officie avec l'équipe première, José Barros est le dernier arrivé. Rouage essentiel d'une machine qui fonctionne bien, l'un des trois adjoints de Leonardo Jardim parle de son rôle et de la complémentarité du staff. Et d'écologie, bien sûr.

Un champion de France de L1 également professeur d'anglais. Peu commun, mais c'est bel et bien ce qui figure sur le CV de José Barros. Et comme Nelson Caldeira et Antonio Vieira, il est lui aussi un ami de longue date du coach. Une amitié qui a d'ailleurs commencé grâce au football, alors que José Barros enseignait et jouait à Madère. "Leonardo travaillait dans la même école que moi et on a commencé à parler. Il était déjà entraîneur adjoint et voulait savoir comment le joueur pensait, sa mentalité, à l'entraînement comme en match. Je trouvais ça intéressant parce que jamais personne ne m'avait demandé ce genre de choses. On a commencé à beaucoup échanger et on a construit une relation proche." Une vision partagée du football qui a conduit les deux hommes à travailler ensemble à deux reprises. Car entraîner a toujours été dans un coin de la tête du professeur d'anglais.

Des bancs de l'école au banc de touche

La vocation d'entraîneur, José Barros semble l'avoir eu en lui dès son plus jeune âge. Alors qu'il n'était encore qu'un enfant qui jouait au ballon avec ses amis, c'était déjà lui qui organisait le jeu. "Je décidais de comment aller jouer l'équipe, qui jouerait où et mes amis me disaient souvent que je finirais entraîneur un jour", se rappelle l'ancien de l'Estrela de Portalegre. Et pourtant, c'est bien d'une carrière de joueur professionnel dont rêve le natif d'Angola. Mais sa famille l'a toujours poussé à faire des études, "pour avoir un plan B", comme il le confie. 

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"Quand je suis parti à Madère pour le football, j'ai demandé à ce qu'on me trouve une école pour enseigner." Très tôt, ce sont d'ailleurs les langues étrangères qui attirent le technicien lusitanien. Le français dès l'âge de dix ans, puis l'anglais mais aussi l'allemand. "Je me suis dit que pour travailler partout en Europe, la connaissance des langues serait importante. J'avais même pensé au Parlement Européen à Bruxelles. Et je me suis toujours dit que pour le foot, ce serait important." Devenu professeur d'anglais, il cumule les casquettes d'enseignant et d'entraîneur avant de rejoindre Leonardo Jardim à Camacha. "J'ai continué à faire les deux mais c'était assez compliqué. Et j'ai complètement arrêté l'enseignement quand Leo est parti et que j'ai repris l'équipe en tant qu'entraîneur principal."

Unis dans la méthode

Alors qu'ils n'avaient encore jamais travaillé ensemble, José Barros et Leonardo Jardim partageaient déjà les mêmes idées en matière de méthode de travail. C'est d'ailleurs ce principe d'entrainement qui occupait l'essentiel de leurs discussions au départ. "J'avais un entraîneur qui nous faisait courir et je ne comprenais pas pourquoi on passait 1 heure à courir et 30 minutes avec le ballon. Je déteste courir aujourd'hui à cause de ça." Un principe étranger à la méthode Jardim, et donc à la méthode Barros. D'autant que comme il l'explique, "quand on est enfant, on a tout le temps le ballon. Bien sûr le physique et la tactique sont importants, mais développer la technique l'est aussi. Sans toucher le ballon, on la perd." 

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Si José Barros n'était encore que joueur et Leonardo Jardim adjoint, ils avaient déjà la même approche de la désormais fameuse "méthode écologique." Une méthode qui a donc réuni ce quatuor, également lié par l'amitié. Car José Barros, Nelson Caldeira, Antonio Vieira et Leonardo Jardim sont des amis de longue date. Et ce lien qui les unit est aussi une force dans le fonctionnement du staff de l'AS Monaco. 

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