Jorge : "venir jouer en europe était mon rêve"

Dernière recrue monégasque, Jorge a posé ses valises dans le vestiaire asémiste en janvier en provenance de Flamengo (Brésil). Arrière gauche de métier, il vient doubler le poste occupé par Benjamin Mendy.

Formé au Brésil, débarqué à Monaco au mercato d'hiver avec l'idée de lui laisser un temps d'adaptation, l'arrivée de Jorge rappelle fortement celle de Jemerson à même époque l'an dernier. De quoi maintenir le fil conducteur de jeunes à fort potentiel prôné par le board monégasque.

Qui est Jorge ?

Je suis quelqu’un de très humble. Ma famille m’a toujours transmis cette valeur d’humilité. Il ne faut pas être égoïste. J’essaie d’être simple dans mes relations avec les autres. En tant que joueur de l’AS Monaco, je vais toujours faire le maximum pour aider l’équipe. Ici, l’intensité est totalement différente du Brésil, j’ai pu m’en rendre compte à l’entraînement et le coach me l’a également dit. Même en menant 4-0, il faut continuer à presser, à jouer avec intensité. Je suis en train de l’apprendre, je m’adapte au rythme de jeu et au groupe de travail.

Pourquoi avez-vous choisi le football ?

Mon père était professionnel, un milieu défensif qui a aussi évolué latéral. Il a joué au Vitoria da Bahia et a toujours été fou de football. Mon amour du football est venu très tôt. A 7 ans, j’ai commencé à jouer au futsal à Vasco da Gama puis à Flamengo, où j’ai fait toutes mes classes jusqu’à l’équipe première.

Que vous a apporté le futsal ?

J’y ai beaucoup appris. Le terrain est réduit et le jeu très rapide. On devient technique, on apprend à enchaîner des dribbles courts et à jouer dans les petits espaces. Sur le grand terrain, à 11, le joueur de futsal est souvent à l’aise, même dans les petits espaces.

Justement, le passage à 11 n'a pas été trop compliqué ?

A Flamengo, plus jeune, je jouais plus au futsal qu’au foot à onze. De 7 à 11 ans, j’ai pratiqué le futsal en priorité. A 12 ans, j’ai basculé vers le foot à onze et arrêté le futsal.Jouer sur un grand terrain était étrange au départ, c'était plus grand, il y avait plus de coéquipiers mais je me suis rapidement adapté aux particularités et j'ai vite trouvé mes marques.

Comment se sont passés vos premiers pas chez les professionnels ?

Tout est allé très vite. J’ai été convoqué avec la Seleção pour la Coupe du Monde U20 en Nouvelle-Zélande où nous avons perdu en finale face à la Serbie. A mon retour au Brésil, le directeur sportif du club m’a annoncé que j’intégrais l’équipe première. C’était un grand moment de joie, surtout après avoir fait toute ma formation à Flamengo. Tous les jours après l’entraînement, j’assistais à celui des pros, c’était mon rêve d’en arriver là. M’entraîner ensuite avec les pros, devant mes anciens coéquipiers, était une grande fierté. Deux semaines après, j’ai été convoqué pour le derby face au Vasco da Gama. J’ai fait ma première apparition comme titulaire le week-end suivant face au Joinville Esporte Club dans un match très important pour Flamengo. Nous avons gagné lors de ma première, c’était très important pour moi.Vous aviez d'ailleurs fait un bref passage au Vasco de Gama chez les jeunes. 

Ça a été particulier pour vous d'être convoqué la première fois face à eux ou c'était juste une équipe comme une autre ?

Je n’ai fait qu’un bref passage au Vasco da Gama, où on ne m’a pas considéré mais j’ai réussi à rejoindre Flamengo, un plus grand club encore. Je suis fier d’avoir porté les couleurs de Flamengo.

Vous souvenez-vous de votre premier but chez les pros ?

Oui, très bien. C’était à Recife, face au Nautico en coupe du Brésil. Nous avons gagné 2-1 à l’extérieur avant le match retour à Rio. C’était un très bon résultat, mon premier match en coupe du Brésil et mon premier but.

Vous êtes très jeune, votre transfert s'est fait rapidement, avez-vous eu peur avant de rejoindre l'AS Monaco ?

Je n’ai pas eu le temps, tout s’est enchaîné très rapidement ! J’étais en sélection pour le match amical face à la Colombie lorsque mon père m’a fait part de la proposition de l’AS Monaco. Tout a été très vite. Je suis heureux d’être là, je vais donner le maximum et tenter de faire encore mieux qu’à Flamengo.

Pensiez-vous arriver si tôt en Europe ?

Je ne suis pas surpris car dès mes débuts à Flamengo, je m’étais fixé comme objectif d’être performant pour évoluer un jour dans un grand club européen. Aujourd’hui, cet objectif est atteint. Je vis une nouvelle expérience et je vais faire le maximum pour aider l’équipe à faire de grandes choses. J’espère remporter des titres avec  l’AS Monaco.Vous avez déclaré suivre l’AS Monaco depuis le Brésil.

 Pourquoi l’AS Monaco particulièrement ?

J’ai toujours regardé les matches européens car venir jouer en Europe était mon rêve.En apprenant l’intérêt de l’AS Monaco, j’ai observé l’équipe et les joueurs que je connaissais déjà comme Fabinho, Jemerson et Boschilia. Avant de signer, j’ai discuté avec Gabriel pour avoir quelques informations sur le club et la vie à Monaco. Cela m’a conforté dans mon choix.

Le fait qu'il y ait beaucoup de Lusophones au club a été important dans votre réflexion ?

Ça a joué dans ma décision. Le staff parle portugais et certains joueurs également. De plus, je connaissais déjà trois coéquipiers brésiliens (Fabinho, Jemerson et Boschilia).

Vous êtes proche de Gabriel Boschilia, comment avez-vous vécu sa blessure (rupture du ligament du genou) ?

J’assistais au match lors de sa blessure et je me suis vite rendu compte que c’était assez grave. Je lui ai adressé un message de soutien par sms, pour lui souhaiter un bon rétablissement et lui dire qu’il pouvait compter sur moi. J’espère qu’il va vite se rétablir et revenir encore plus fort.Avant de débuter face à l'OM en coupe de France (4-3), vous aviez débuté avec la CFA. 

Qu'avez-vous pensé du football français ?

La principale différence est l’intensité. Tu ne peux pas jouer tranquillement, il faut toujours être à 100% car la pression sur le porteur du ballon est toujours présente. Il faut rester concentré pendant les 90 minutes. Au quotidien, j’apprends cela. Le coach m’en parle beaucoup à l’entraînement. Il ne faut jamais se relâcher.Votre arrivée est comparée à celle de Jemerson. Au mercato d’hiver, pour préparer la saison suivante. 

Quels sont vos objectifs ?

Jemerson est un bon exemple. Nous avons échangé avec lui sur son arrivée au club. Je dois être patient et rester calme. J’arrive dans un groupe qui a des résultats et qui est dans une bonne période. Je travaille pour avoir l’opportunité de jouer. J’ai vécu ma première titularisation à Marseille en coupe de France. Nous avons remporté le match durant les prolongations et nous sommes qualifiés pour les quarts de finale. C’est important de bien commencer car la première titularisation représente toujours un moment particulier.

Comment se passe la vie à Monaco ?

Je suis un peu occupé depuis mon arrivée. J’ai débuté les cours de français, je recherche un appartement, j’organise ma vie privée. C’est une expérience très positive. Je suis heureux d’être là. Mon père et ma famille sont ravis également. J’espère vivre de grandes choses avec l’AS Monaco. 

Quels sont vos modèles dans le football ?

J’ai toujours été fan de Ronaldinho Gaucho, un joueur exceptionnel. A mon poste, j’adorais Roberto Carlos. J’ai eu la chance de le rencontrer récemment à Monaco (Lors du match de Youth League AS Monaco-Real Madrid). Comme référence actuelle, ce serait Marcelo du Real Madrid. C’est un joueur de grande qualité, très offensif et titulaire en Seleção. Il est respecté mondialement comme joueur mais également pour sa personnalité.

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