Adrien Silva : "Voir les choses avec un temps d'avance"

Arrivé cet hiver en prêt de Leicester, le champion d'Europe 2016 fait partie des recrues à s'être rapidement imposées dans le onze de Leonardo Jardim. Le milieu franco-portugais fait la paire avec Fàbregas et n'est pas étranger dans le renouveau du club.

Né en France, Adrien Silva n'avait jamais joué en L1. S'il a fait ses débuts aux Girondins de Bordeaux enfant, c'est au Portugal qu'il a été formé, au Sporting Lisbonne. Un club où il a joué 8 saisons avant de rejoindre Leicester, en Premier League. Son arrivée à Monaco lui a notamment permis de retrouver Leonardo Jardim, les deux hommes ayant travaillé ensemble lors de la saison 2013/14.

Training2019 03 19 9393

La présence de Leonardo Jardim a-t-elle été déterminante pour votre venue à l'AS Monaco ?

Oui ça a joué car j'avais d'autres options. Mais savoir que c'était Mister Jardim qui me voulait a pesé et heureusement pour moi et pour tout le monde, ça se passe très bien.

Parler les langues présentes dans le vestiaire a facilité votre intégration ?

Parler les différentes langues est un point positif et c'était très important, parce que quand on est prêté 6 mois, il n'y pas trop le temps de cogiter, d'avoir un temps d'adaptation, il faut être de suite dans le bain et ça m'a beaucoup aidé. Je suis très content de ça aussi et j'espère que ça va continuer sur cette lancée.

Sur le terrain, tout a été très vite aussi. Vous vous attendiez à ça ?

Sincèrement non, je ne m'attendais pas à ce que ça arrive si vite. C'est quelque chose qui devait se faire au fur et à mesure, petit à petit. J'avais fait deux entrées en cours de jeu, sur 15-20 minutes et l'expulsion de Jemerson m'a donné la possibilité d'entrer dans l'équipe. Depuis, je suis resté dans le onze et au fur à mesure, je récupère ma forme physique, parce qu'on a beau s'entraîner à fond, il n'y a rien de tel que le match.

Comment définiriez-vous votre rôle sur le terrain ?

Là, j'évolue plutôt comme milieu défensif, parce que ce poste était celui de Jemerson quand je suis arrivé. Et avec Cesc (Fàbregas) qui est un peu plus 8, le coach m'a mis en 6 même si mon poste de prédilection est 8. Là je suis plus défensif,  focalisé sur l'équilibre, la récupération de balle, l'organisation du jeu. Mais c'est le poste auquel j'ai fait toute ma formation et sur lequel j'ai débuté en pro. Ce n'est qu'après que je suis passé en 8, donc ce n'est pas un rôle que je découvre.

2019 02 16 Asm Fcnantes 8034

Quelles sont les consignes du coach ?

Je dois avant tout équilibrer l'équipe, aussi bien défensivement qu'offensivement, c'est mon rôle principal, que ce soit pour moi ou Cesc. Donc on essaye de faire du mieux possible pour aider l'équipe pour atteindre son objectif.

Comment se passe votre association avec Cesc Fàbregas ?

Cesc est quelqu'un de très très professionnel, tout le monde sait la carrière qu'il a eu. C'est un grand plaisir de l'avoir dans le vestiaire et à mes côtés, mais il y a aussi d'autres très très bons joueurs dans l'effectif. C'est tant mieux pour l'AS Monaco car cela apporte plus de solutions et à l'entraînement, tout le monde pousse les uns les autres pour donner le meilleur de soi et évoluer, ce qui est important aussi.

Cet équilibre d'équipe, comment fait-on pour l'assurer ?

Je pense qu'avec les années, le temps de jeu, l'enchaînement des matches, on apprend beaucoup. Notamment à lire le jeu plus rapidement, à anticiper ce qui peut arriver, mais ça résulte aussi du travail qui est fait la semaine. Notamment à la vidéo, ce qui est important pour analyser les adversaires et ensuite ne pas être surpris une fois sur le terrain.

Évoluer au milieu demande une concentration supplémentaire ?

C'est sûr, puisque c'est le cœur d'une équipe. Tu n'as pas le temps de te reposer, de te relâcher ne serait-ce qu'une minute ou trente secondes, il faut toujours être attentif et regarder autour de soi pour voir où sont placés les adversaires et les coéquipiers afin de réagir rapidement. 

Page 1/2

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos

RapidoDilemme

Portugal VS FRANCE ? Paço de Arcos ou Angoulême ?
Il ne faut pas faire ça (rires). Angoulême, j'y suis né, et Paço j'y ai joué 6 mois quand je suis arrivé au Portugal. Je n'ai aucune mémoire d'Angoulême, donc je dirais Paço parce que c'est un moment important de ma vie.

Pastel de nata ou cannelés ?

Oh lala. Pour les deux, ce sont des choses très dures à contrôler (rires). Les cannelés c'est Bordeaux, et dans mon enfance, c'était jour et nuit. Mais les Pastéis, les vrais de vrais à Belem, c'est très bon. Impossible de choisir.

Vino verde ou Pineau ?
Pineau.

Eusebio ou Platini ?Eusebio.

Portugais ou Français (langue) ?
Aujourd'hui le portugais, c'est plus facile.

Portugal ou France ?
Les deux. C'est sûr. C'est ma mère et mon père, je ne peux pas choisir (rires).