Malgré ses résultats, l'ASM Beach-volley reste dans le flou

Bien qu'ils multiplient les performances nationales et internationales, les beach-volleyeurs de l'AS Monaco connaissent de grandes difficultés au niveau de leurs infrastructures.

Cet été, les Monégasques ont enchaîné les compétitions. Au niveau national, la paire composée de Guilhem Delon et Tom Succo a participé à de nombreux tournois de série 1 française. Ayant cumulé un nombre de points suffisants les années précédentes, ils se sont directement qualifiés pour le main draw (qui réunit les 16 meilleurs joueurs de France). À l'île de Ré, ils ont remporté tous leurs matchs jusqu'à la demi-finale, s'adjugeant une belle 4ème place. Leur vice-président, Frank Gopcevic, a du mal à cacher sa fierté : "Ces résultats, on ne les a jamais faits en club. Par rapport aux difficultés que nous rencontrons pour s'entraîner, c'était inespéré. Et la consécration finale, c'est qu'on termine troisième meilleur club de France." Une belle performance, due en partie au soutien sans faille de leur entraîneur, Michaël Chamy. "C'est grâce à lui que tout est possible. Il entraîne les paires, les prend en main à chaque instant et réalise des séances vidéo avec elles. Sans notre entraîneur, on n'en serait pas là", concède le vice-président.

Une belle reconnaissance

Sur le plan international, les frères Ferry (Pascal et Vincent) ont, comme chaque année, participé au Zonal Event qui englobe tous les petits pays d'Europe. Après avoir remporté le tournoi en 2019, ils ont fini cette année à la seconde place en Écosse, en s'inclinant face aux Autrichiens, bénéficiaires de la wild card (carte qui permet à une équipe jeune, bien que le pays ne fasse pas partie des petits d'Europe, de participer à la compétition). "Se rendre compte qu'on est capable d'aller si loin dans ce genre d'évènement est très important pour nous. Certes, la paire Ferry perd en finale, mais contre des Autrichiens qui participent à d'autres tournois internationaux de haut niveau. On peut être fier de nous", souligne le vice-président. Plus tard, au World Tour, les Monégasques ont établi leur meilleur classement, terminant neuvièmes, après avoir battu les Tchèques au Portugal, puis les Norvégiens en Belgique. Pour terminer en beauté, le club de la Principauté a fait son entrée dans le Top 100 mondial. "Vu la taille de notre pays et l'ampleur que prend le beach-volley à l'échelle mondiale, cette entrée au classement est exceptionnelle. Cela montre bien notre détermination à toute épreuve", se félicite Frank Gopcevic.

Dans l'attente de jours meilleurs 

Bien que les résultats des Monégasques soient plus que positifs, le club connaît actuellement de fortes turbulences. Depuis les travaux réalisés sur la plage du Larvotto, les beach-volleyeurs n'ont plus de terrain fixe pour leurs entraînements. Ces derniers ont dû s'expatrier sur la plage Marquet, mise à disposition par la mairie de Cap-d'Ail. Le vice-président de la section craint pour l'avenir de son équipe : "Nous sommes vraiment dans une situation critique. Tout le groupe est dos au mur, on a jeté nos dernières forces cet été. Si le gouvernement ne nous vient pas en aide, ce sera la fin." Dès le mois prochain, les nouveaux calendriers internationaux seront divulgués. D'ici là, l'AS Monaco Beach-volley espère trouver des solutions concrètes pour continuer à faire vivre le club et, ainsi, battre de nouveaux records.

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