Le FxPro Monte-Carlo beach-volley : tournoi estival et international de Monaco

FxPro Monte-Carlo beach-volley : l'équipe de France se fait la main

"Besoin de toucher du ballon"

De son côté, Zoé Cazalet termine ses études d'ingénieur. La jeune femme de 22 ans, moins extravertie que sa coéquipière, se définit comme "timide dans la vie mais pas sur le terrain". Zoé pratique le beach depuis "seulement" neuf ans, mais elle baigne dans le volley-ball depuis dix-sept ans. 

"Maintenant, j'aimerais m'y consacrer complètement." Lorsqu'on demande pourquoi elle a opté pour le jeu sur sable, elle répond du tac au tac : "J'ai besoin de toucher du ballon. Au volley en salle, on est six. Parfois, on ne touche pas la balle. Là, c'est toi qui décides du sort du match. Ce n'est pas du tout le même sport. Physiquement c'est très différent, on ne travaille pas les mêmes appuis. Il y a le vent, le soleil, il faut tout prendre en compte." 

Avant d'intégrer l'équipe de France senior, la demoiselle a fait ses preuves en équipe de France des moins de 20 ans, moins de 21 et moins de 23 ans. Elle a notamment été quatre fois championne de France jeune en beach-volley, trois fois championne de France des clubs senior et a participé à plusieurs championnats du monde et d'Europe jeune.

"On vit d'autres choses fortes"

"Ça représente beaucoup de sacrifices, mais on s'y fait. Les amis ne comprennent pas forcément qu'on ne puisse pas sortir autant qu'eux lorsqu'on a un match le lendemain. C'est notre métier, il faut qu'on soit en pleine forme. On vit d'autres choses fortes sur le terrain, qu'eux ne connaissent pas", explique Vanessa Bonacossi. 

"On s'entraîne deux fois par jour. Le matin, on fait deux ou trois heures de beach-volley. L'après-midi, on fait de la musculation ou des exercices cardio dans le sable" Vanessa emploie le "on" parce que Zoé suit le même rythme depuis la fin de son année scolaire. "J'avais le statut de sportive de haut niveau à l'école, donc on me libérait pour que je puisse faire mes entraînements, mais le rythme n'était pas aussi soutenu", raconte-t-elle en souriant. 

"C'est comme n'importe quel travail, on continue d'y penser en dehors. Après, j'évite d'en parler. J'ai envie de voir autre chose quand je peux", poursuit Vanessa. Pour l'heure, elles ont le nez dans le guidon, et ce n'est pas près de s'arrêter. "Notre but ultime, c'est de nous qualifier pour les JO de Rio. Ça n'aura rien de facile, mais on va travailler pour", glissait Bonacossi.

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