Zvezdan Mitrovic "Un grand challenge"

Bilan, recrutement, Champion's League, avenir, Zvezdan Mitrovic, le coach de l'ASM Basket fait un tour d'horizon de l'actualité du club.

Auréolé d'une place de demi-finaliste des play-offs et d'une victoire en Leaders Cup, le coach monténégrin de l'AS Monaco Basket a signé une très belle première saison en Pro A. S'il est content d'avoir pu garder certains cadres et de l'arrivée de gros joueurs, il n'en oublie pas pour autant la jeune garde et se réjouit de garder son staff (Diego Gonçalves, Olivier Basset et Jeff Turpin).

Quelle est votre bilan de la dernière saison ?

La saison passée a été formidable. Je me rapppelle l'année dernière, à la même époque, pour cette présentation à la presse, nous étions timides de dire que nous voulions aller jusqu'au play-offs. Nous avons vraiment fait du bon boulot. Maintenant, c'est une autre pression. Rester au même niveau que l'an dernier sera un beau challenge pour tous. Comme le président l'a dit, ce sera vraiment différent. Il y aura la Champion's league, le championnat, tous ces déplacements… Si vous regardez le calendrier, il y aura trente matchs jusqu'à la fin de l'année, et ce avec une nouvelle équipe. 

L'unité, ce sera la clé ?

Pour moi, c'est important de rester à un bon niveau. Pour l'équipe de Monaco et pour moi, en tant que coach, il est important de construire une bonne équipe. Ce sont de bons gars, de bons joueurs, mais pour avoir une bonne équipe, il faut une bonne alchimie entre eux, un bon état d'esprit pour rester "cool" quand nous faisons de bons matches ou quand nous perdons. Pour rester unis, sur la bonne voie pour nos entraînements et notre travail, je pense que c'est très important pour l'équipe.

Vous l'avez dit, cette année sera plus compliquée. Quels seront vos objectifs ?

Nous voulons rester dans ces play-offs. Être toujours dans le Top 8.  Pour nous, l'Europe, c'est une nouvelle expérience. Ce n'est pas difficile de jouer deux matches par semaine, mais les déplacements… La France est un grand pays, les voyages sont longs. C'est important que les joueurs puissent récupérer. Par exemple, l'année dernière, avec un seul match par semaine, nous avions le temps de bien récupérer et après de préparer les autres matches. Nous regardions au moins trois fois nos adversaires. Grâce à cela, nous avons eu de bons résultats. Maintenant, ce ne sera plus le cas. 

Votre effectif est-il assez garni pour une telle saison ?

J'ai besoin d'en utiliser 10-11. Je ne peux pas mettre mes joueurs sur le terrain pendant trente minutes. Quand vous voyiez les clubs français qui ont joué l'Europe la saison dernière, ils se sont effondrés. Nous allons avoir une longue et difficile saison, et nous devons être patients, travailler dur et rester unis, avoir cette alchimie. Pour moi, en tant que coach, et je pense pour tout le monde, c'est un grand challenge.

Parmi les six joueurs que vous vouliez garder, quatre sont restés (Ouattara, Sy, Gladyr, Shuler). Étaient-ils vos premiers choix ?

Bien sûr, ils sont très importants. Ils ont très bien joué. Et pas seulement ces quatre, mais toute l'équipe a très bien joué. Maintenant, nous évoluons à un autre niveau. Mais on ne sait jamais quand on constitue nos effectifs. Parfois, on fait des erreurs, d'autres fois du bon boulot . Quand vous regardez sur le papier, vous voyez dix très bons joueurs. Quand je parle de cette atmosphère, de cette alchimie, l'année dernière, ce facteur était très fort. Avec une telle synergie, on fait de bons résultats. J'ai besoin de voir comment mon équipe réagira quand on commencera à perdre, à monter et descendre la colline. De nombreuses choses peuvent perturber votre équipe. Le basket, et tous les sports, particulièrement ceux avec un ballon, sont les plus incertains. 

Vous avez prolongé votre contrat, c'était important pour vous ?

Même si j'ai un contrat, quand vous êtes entraîneur, vous êtes toujours prêt à bouger. Pour moi, c'est important de constituer une bonne équipe. L'administration, le staff, mes assistants. Nous avons une bonne équipe, et ce n'est pas facile d'avoir les bons gars, qui savent travailler. L'année dernière, nous avions construit cela et cette année, nous continuons de travailler là-dessus. Pour tout coach, une période de deux/trois saisons est une bonne période pour accomplir des choses. On peut rester 5 ans, mais c'est bien pour moi de continuer avec des gens et des conditions que je connais. Je ne veux pas changer, travailler un an là ou là. C'est important d'être stable. 

Un mot sur la recrue Paul Rigot. Ce jeune, c'est un pari sur l'avenir ?

C'est un bon gars, il travaille dur, il a du potentiel. Même s'il est resté sur le banc l'année dernière et qu'il n'a pas d'expérience, c'est bon pour nous. Les autres équipes françaises ont toutes ces bonnes équipes espoirs, ils ont une base pour prendre des joueurs. Pour nous, c'est plus difficile. Cette année, nous construisons une bonne équipe espoirs et une bonne équipe de jeunes. Dans le futur, je pense qu'on en aura un ou deux. En tant que coach, j'aime faire monter de jeunes joueurs. Quand j'étais au Monténégro ou en Ukraine, j'ai toujours fait jouer de jeunes joueurs, si je voyais que c'était bon, qu'ils voulaient travailler.

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