Monaco rate la dernière marche

L'AS Monaco basket disputait sa toute première finale de Pro A de son histoire. A l'issue du match 5, qui s'est déroulé hier soir à Monaco, les joueurs de Zvezdan Mitrovic se sont inclinés, disant ainsi adieu à leur espoir de titre. Une nouvelle désillusion qui ne doit cependant pas occulter la très belle saison réalisée par la Roca Team.

Une désillusion. Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier la soirée d'hier. Dans une salle quasi-comble, les joueurs de l'AS Monaco basket avaient à cœur d'écrire l'histoire. D'ajouter une ligne qui manque cruellement au palmarès d'un club revenu sur le devant de la scène depuis 3 ans. Et tout s'est étiolé au fil d'un deuxième acte non maîtrisé au cours duquel les petites erreurs ont coûté très cher.

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Tout avait pourtant si bien commencé. Mais tout a très mal fini. Alors que les Monégasques s'étaient chèrement battus dans la Sarthe pour arracher une cinquième manche et venir disputer le match décisif à domicile, ils se sont finalement inclinés face à de solides Manceaux (76-74) au terme d'un match riche en rebondissements. 

Une première mi-temps globalement maîtrisée

Les hommes de Mitrovic avaient pourtant commencé pied au plancher. Avec un 5 de départ assez défensif (Craft, Lacombe, Joseph, Evans, Kikanovic), les locaux, agressifs derrière et précis devant, ont vite mené, pour se retrouver avec un +10 (10-0) au bout de 3'20 de jeu. Preuve de leur bonne organisation défensive, les Manceaux n'ont trouvé la faille qu'après plus de 4 minutes de jeu. Dans le sillage d'un Paul Lacombe en mission, les Rouge et Blanc faisaient le boulot pour terminer un premier quart-temps digne d'un all-star game (28-17).

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C'est dans le deuxièque QT que les choses ont commencé à moins bien tourner pour les Roca Boys. Mitrovic devait faire rentrer Fofana à la place de Joseph, qui affichait déjà 3 fautes au compteur. Eito, très solide hier soir, ramenait les siens à 5 points (35-30) sur un shoot à 3 points alors que Kikanovic manquait deux lancer-francs dans la foulée. Paul Lacombe, toujours lui, donnait de sa personne en fin de QT pour redonner de l'air à Monaco mais Lofton rapprochait les siens juste avant le buzzer (39-35 à la mi-temps).

Et tout s'écroula

Le début de seconde période est à l'exact opposé de celui de la première. Monaco est absent des débats en défense, les pertes de balle se multiplient et Le Mans recolle au score pour ensuite passer devant pour la première fois du match (42-43). Aaron Craft, le genre de joueur sur qui on peut compter et aller au combat, se démène et fait repasser son équipe en tête (48-46). Au fil du QT3, Monaco retrouve son 5 de départ, avec Robinson à la place d'Evans et finit par conserver un court avantage grâce à un panier de Kikanovic sur le buzzer (56-55).

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La tension est clairement montée d'un cran et les dix dernières minutes de jeu s'annoncent explosives. Et comme sur le QT3, les coéquipiers de Captain Sy redémarrent à l'envers. Des errements confirmés ensuite par les joueurs, lors de leur sortie du vestiaire. "On ne peut s'en vouloir qu'à nous-mêmes", lâchait, dégoûté, Paul Lacombe. "On a un écart de dix points au départ, on veut trop vite faire le trou et on les laisse revenir. Je pense que c'est le match qu'ils voulaient faire. On a essayé d'arracher la prolongation sur la dernière possession, mais on n'a pas réussi. Mais je pense que le match, on leur donne...", disait Amara Sy. 

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Une dernière possession, et surtout une dernière minute complètement folle. Alors que l'écart fluctuait de 2 à 4 points, passant d'un shoot réussi à des lancer-francs pour les Sarthois. Et au dernier moment, alors que les ultimes secondes défilaient, c'est Paul Lacombe, parti seul sous le panier adverse qui manquait le dernier shoot de la soirée, pour un rien. Lui, le guerrier, l'homme aux 4 finales perdues. Après un combat de tous les instants, il lui a manqué un rien pour réussir. Comme à ses coéquipiers. Mais au final, c'est Le Mans qui a soulevé le trophée sur le parquet de la salle Gaston Médecin. Dur à avaler...

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