AS Monaco basket : À l'aube de la Pro B

Michael Mokongo : De la Centrafrique au Rocher

Débarqué à Monaco courant octobre, le natif de Bangui se sent bien au sein de la Roca Team. Appelé à la rescousse après un début de saison moins brillant qu'espéré, il a fait ses valises et a tracé la route depuis l'Espagne, quittant le Basket Navarra. Portrait.

Pas d'entraînement le lundi matin. Rendez-vous est pris pour 10 h 30, à la Pizza du stade, accolée au Louis-II. Nous discutons un peu de Monaco. Il demande où se trouvent nos bureaux.

 "Je me repère bien maintenant. Je ne suis pas un trainard. Je ne traine que là où je dois être. Mais je vois où se trouve le boulevard princesse Charlotte", glisse le garçon de 27 ans. 

"Je n'ai pas trop le temps de sortir. Je fais des études de kiné par correspondance. Ma fiancée va être médecin l'année prochaine et on a le projet d'ouvrir quelque chose en semble. Quand je serai en fin de carrière, par exemple. Le basket, ça ne dure pas toute une vie."

Le "fameux pote", un mentor

Tu trouves l'énergie pour tout faire ? "À mon âge, si j'ai pas l'énergie !", il se marre. Michael Mokongo injecte son punch dans la discipline depuis l'âge de cinq ans. 

"J'ai commencé parce que mon père était basketteur. C'est lui qui m'a appris. Son rêve, c'était de venir en Europe pour faire carrière. Puis il a rencontré ma maman et ne voulait plus quitter la Centrafrique. Il me dit que c'est moi qui vis son rêve aujourd'hui." Ses yeux brillent. "La famille est très fière de ça."

Arrivé à Coulommiers (Seine-et-Marne) à sept ans, pour le boulot de ses parents, le petit Mokongo poursuit son apprentissage. "Je suis entré au pôle espoirs de Paris, à Châtenay-Malabry. C'est là que j'ai rencontré mon fameux pote." 

Il décoche un large sourire. "Gaëtan Le Brigant était mon entraîneur, mais c'est devenu un ami. Il m'a pris sous son aile, comme si j'étais son fils." 

Impasse sur l'Insep, direction Chalon

Après le pôle espoirs, alors que l'Insep le voulait, Le Brigant a conseillé à son poulain de filer à Chalon-sur-Saône. "Il sait que je fonctionne beaucoup à l'affect et que j'aurais un bon feeling avec Manu Schmitt, l'entraîneur de l'époque."

Le président de Châlon, Dominique Juillot, s'est occupé de la naturalisation du meneur afin qu'il intègre le championnat français. En 2003, Michael Mokongo mettait les pieds en Pro A, pour ne plus en descendre.

 Il a notamment fréquenté celles de Cholet, Gravelines et Roanne. Mais il est aussi allé apprendre l'espagnol à Ourense (Galice), au CB Breogan (Lugo), en LEB Oro, équivalent d'une Pro B française. Il a aussi joué à Chypre (Apoel Nicosie, en première division) et en Italie (Capo d'Orlando en Sicile, Lega A).

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