Dossier

Cavigal Nice basket 06 : retour au premier plan

Un an après avoir quitté le plus haut niveau français, les basketteuses du Cavigal ont réussi à y revenir, au bout d'une saison accomplie, malgré un Final four qui s'est mal terminé. Sous l'impulsion du coach, Rachid Meziane, les "Niss'Angels" espèrent s'installer durablement en première division.

Elles avaient bouclé la saison régulière en tête et elles avaient obtenu le droit d'organiser le Final four à Leyrit, leur antre, où personne n'avait réussi à les prendre en défaut durant tout le championnat. Alors, dans certains esprits, il était déjà temps de déboucher le champagne pour fêter un titre annoncé. 

Les Niçoises, elles, savaient qu'elles avaient mis la main sur la plus grosse part du gâteau en obtenant leur retour en première division (LFB). Elles savaient aussi qu'il faudrait batailler ferme pour être sacrées championnes de France. Il s'en est fallu d'un match, ou plutôt d'un quart-temps mal négocié en finale, contre Angers (55-65).

Le point final du chapitre 2012-2013 s'est transformé en petite tache d'encre. Mais les Niss'Angels, le surnom des filles du Cavigal, ont dû digérer cette déception pour se projeter vers un autre défi, encore plus grand.

Profondeur de banc et grosse défense

Rachid Meziane, arrivé en début de saison pour succéder à Olga Tarasenko, dressait un bilan plutôt satisfaisant de sa première expérience en tant que coach principal. 

"Ça ne s'est pas terminé comme on voulait, mais le bilan reste positif. On a manqué énormément d'adresse sur notre finale, alors que cela avait été un point fort sur l'ensemble de la saison. La déception a été importante, on semblait tellement formatés pour ça."

Celui qui fut pendant quatre saisons l'adjoint de Corinne Benintendi puis d'Aldo Corno à Challes-les-Eaux (LFB) a également apprécié la richesse de son groupe : "On a pu compter sur un groupe élargi, ça a fait la différence par rapport aux autres équipes. Plus je rentrais dans les rotations, plus on creusait l'écart. Personne n'avait la même profondeur de banc, notre niveau de jeu baissait peu. On a aussi essayé de s'appuyer sur une grosse défense, même si je n'aime pas parler de philosophie défensive. C'est ce qui nous a permis de monter. L'adresse, c'est quelque chose qu'on ne peut pas toujours maîtriser. C'est en fonction de la vitesse du vent", ironise le technicien âgé de 33 ans.

Triple entente

Le vent, le Cavigal préférait l'avoir dans le dos. En début de saison, tous ses concurrents savaient déjà que le club de la Côte d'Azur ne comptait pas faire de vieux os dans l'antichambre de l'élite. Rachid Meziane, lui aussi, avait reçu une feuille de route claire. 

"Je savais dans quel contexte j'arrivais. Le club voulait remonter le plus vite possible, même si l'on s'était accordé deux ans. C'est toujours plus simple de s'intégrer dans un club où il y a de l'ambition. On m'a donné les moyens d'y arriver, la logistique est intéressante ici. On a accès à une salle de musculation, il y a un suivi médical, on peut s'entraîner deux fois par jour. Ça fait partie d'un processus toujours plus professionnel, même s'il y a encore des étapes à valider."

Pour l'heure, le club a décidé de s'appuyer sur un trio technique assez complémentaire pour avancer. Gregory Muntzer, qui était auparavant l'assistant d'Olga Tarasenko, et Alexandre Michaïloff sont chargés d'épauler le coach Meziane. 

"Greg et Alex sont impliqués dans le centre de formation, ils ne pouvaient pas, en plus, être à plein temps sur le groupe pro. Sinon, ils auraient fait un burnout en cours de saison. Les tâches sont partagées, en terme de gestion humaine, ça permet d'être plus pertinent. Ils ont souvent des avis différents. Il n'y a jamais eu aucun souci, les choses se font naturellement. De mon côté, ça me permet de prendre du recul, d'être plus frais à certains moments. On ne peut pas tout gérer tout seul", assure Rachid Meziane.

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Photos

Elles partent :

Fabienne Constant

Guiday Mendy
(La Tronche-Meylan, N1)

Anaïs Deas


Elles arrivent :

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