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AS Monaco basket : À l'aube de la Pro B

Avant même que la saison ne débute, l'AS Monaco basket l'avait annoncé. Son "Graal", c'est la Pro B. Du choix du coach, Savo Vucevic, jusqu'à la sélection des joueurs, tout a été mis en oeuvre pour que l'équipe de Nationale 1 atteigne son but. Et la Roca Team semble être sur les bons rails.

Lorsque nous rendons visite au coach, l'équipe affiche vingt-et-une victoires consécutives. Vingt-deux en tout. Et comme annoncé par le club, elle joue les premiers rôles du championnat. "Le" premier rôle. 

Avec trois points d'avance sur Angers (46 contre 43), son dauphin, il s'agit de ne surtout pas se relâcher jusqu'au 3 mai, 34e et dernière journée de N1.

Trois quarts d'heure avant l'entraînement, nous retrouvons Savo Vucevic dans la salle Gaston-Médecin. A ses côtés, Yann Boisson, manager général du club. Pour l'entraîneur, impossible de faire comme si les basketteurs avaient déjà le titre en poche. Il est bien trop prudent pour s'avancer là-dessus. 

"À ce moment de la saison, il ne faut pas perdre l'envie de monter. Moi, je suis toujours très optimiste. Même lors des premières journées, lorsque c'était plus dur, je l'étais. Cela n'empêche pas de rester humble et vigilant. Je suis contre l'auto-satisfaction. Il ne faut pas oublier que la saison est longue et que l'on n'est jamais à l'abri d'un problème", déclare-t-il.

Ajouter Aleksic et une pincée de Mokongo

On se souvient des malaises du début de saison. Tout n'allait pas dans le sens voulu avec une première journée noire à Quimper (84-83), une deuxième journée difficilement sauvée d'un point contre La Rochelle (66-65) puis une autre alerte à Sorgues, où l'AS Monaco s'inclinait de sept points (67-60). 

"On a rapidement fait des ajustements parce que ça ne collait pas", explique Yann Boisson. "Une équipe se réajuste toujours. La Fédération autorise les modifications jusqu'à la douzième journée retour", relativise-t-il. 

"C'est très difficile de commencer la saison avec une équipe et de terminer avec la même", corrobore Vucevic. "Il faut dire qu'on avait commencé à neuf. Lors de la préparation estivale, Jason Jones était blessé. Puis c'était au tour de Derrick Obasohan, juste avant le début du championnat. Ça a été une période difficile", se souvient-il.

Le premier remaniement observé était l'arrivée du meneur franco-centrafricain, Michael Mokongo, dès la cinquième journée de championnat, à Blois. Lorsque l'on demande si cela fut un problème pour Anthony Christophe, meneur initial, d'accueillir un joueur de Pro A pour le suppléer, le sourire tombe du visage monténégrin. 

"Le club est une équipe, pas un joueur. C'est un ensemble où chacun fait son travail. Les dirigeants dirigent, le coach entraîne et les joueurs travaillent. L'intérêt individuel passe par l'intérêt collectif", tranche-t-il.

 "On peut prendre en exemple le football", poursuit Yann Boisson. "Les clubs ont un budget beaucoup plus dense, ce qui leur permet de doubler ou de tripler les postes et c'est une sécurité pour l'équipe. Si on avait un budget plus élevé, on ferait la même chose, mais ce n'est pas le cas."

"Et puis tant mieux si cela crée une certaine concurrence. Il y a de la concurrence lorsqu'il y a de l'ambition. Et moi je veux de la compétition. Je veux que mes joueurs soient toujours à fond", reprend Vucevic.

Lors de la huitième journée, Monaco inscrivait sa cinquième victoire à Cergy (75-94) avec un nouvel arrivé, Milutin Aleksic. Le Serbe, qui avait participé à la montée en N1 l'an dernier, a été rappelé par le club pour remplacer l'ailier Dusan Kecman. 

Pour Vucevic, Kecman (vainqueur de l'Euroleague en 2009 avec les Grecs de Panathinaïkos) était une "valeur sûre" lorsqu'il l'a choisi. Mais jugé hors de forme, il s'est finalement vu remercié. "On avait besoin d'un autre profil de joueur", justifie le coach. "Milutin Aleksic peut jouer à plusieurs à postes. Je regrette énormément Kecman. C'est un très bon garçon, mais c'est la loi du sport. Il faut prendre des décisions."

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