L'historique  pour les amoureux d'antan

Après le Rallye de Monte-Carlo vient l'Historique, celui qui reprend l'essence de l'épreuve monégasque. Pour sa 19e édition consécutive, plus de 300 équipages étaient en lice

Après avoir atteint sa majorité l'an dernier, le Rallye de Monte-Carlo Historique célébrait cette année, avec plus de 300 équipages engagés au départ, sa dix-neuvième édition. Au menu, un parcours à nouveau concocté par l'organisation et qui reprenait les grands classiques du rallye d'antan. Notamment avec une des villes de départ, Bad Hombourg, en Allemagne. 

Au total, elles sont cinq à accueillir les vieilles filles de l'Historique pour le début de leur parcours de concentration (voyage de la ville de départ jusqu'à Saint-André-les-Alpes, point de ralliement des pilotes) qui allait les mener jusqu'à Monaco, le samedi 30 janvier, après un premier test de régularité. Les étapes suivantes devaient faire voyager les concurrents de Monaco à Valence en passant par Sisteron pour ensuite revenir en Principauté. 

Et y disputer l'ultime étape nocturne dans l'arrière-pays. Car c'est là l'essence du Rallye Monte-Carlo Historique, à savoir retrouver les origines de ce qu'a été la course, celle qui fêtait cette année sa 84e édition.

Back to basics

"Le premier Rallye Historique date de 1998", note Gery Mestre, le président de la commission des voitures de collection de l'Automobile Club de Monaco (ACM). Soit l'année même où le Rallye de Monte-Carlo se faisait sous sa nouvelle formule, remisant l'ancienne au placard, celle-là même qui a été récupérée pour le format historique de l'épreuve. 

"On a repris les villes de départ parce que ce qui intéressait les gens, c'est ça. C'est très difficile, mais c'est la tradition. Si on regarde bien, aujourd'hui, je pense que c'est le plus ancien rallye existant. C'est le seul de ce type-là et, pour moi, ce qui fait la particularité du Monte-Carl', c'est la concentration. Il y a des rallyes de balade, de régularité, mais des épreuves qui mêlent régularité et concentration, il n'y a que nous. C'est ce qui en fait l'intérêt. Des fois, on se dit que c'est trop dur, trop long... Mais si on enlève la concentration, on va enlever le charme du rallye", explique Gery Mestre. 

En effet, pour certains concurrents, leur parcours peut totaliser plus de 2 000 kilomètres à effectuer sur une période très courte. Et pour coller à l'histoire de ce rallye qui était originellement né en 1911, parcours et villes de départs sont plus ou moins calqués sur des routes utilisées à l'époque.

D'Oslo à Monaco en passant par Glasgow

Dans son histoire, le Rallye de Monte-Carlo est parti de 80 villes différentes. En ce qui concerne l'Historique, les points de départ sont, eux, régulièrement les mêmes, comme le précise Christophe Allgeyer, le directeur de course. "Les villes de départ reviennent souvent, sauf pour l'alternance Oslo, Copenhague, etc. Ce sont les villes qui ont fait l'histoire. Barcelone et Reims sont présentes tous les ans. Bad Hombourg, cette année, ça faisait un moment qu'on n'y avait pas été. Et on a aussi quelques voitures très anciennes qui partent de l'Écosse, mais qui font le Rallye Monte-Carlo Classique, et ne font pas certaines parties. C'est la première année, on espère avoir une quinzaine de voitures.

Car au-delà du parcours de concentration, l'Historique comporte différentes parties qui ont une importance capitale quant au classement final des concurrents. "Au-delà de la concentration qui arrive cette année à St-André les Alpes, il y a aussi ce qu'on appelle les zones de régularité. Elles peuvent aller de 15 à 50 km et on donne une moyenne imposée, qui se situe toujours en dessous de 50 km/h. On a des points de contrôle sur cette zone, et, grâce à un système qui traduit l'endroit de la voiture et la vitesse à laquelle elle est passée, on effectue un relevé", précise le directeur de course. 

Et si les moyennes ne sont pas respectées, les concurrents sont soumis à des points de pénalité. Le rallye dispose de 3 moyennes (haute, intermédiaire et basse) afin que chaque concurrent puisse bien figurer au classement, et ce, quelle que soit sa cylindrée. Ajoutons à cela les étapes de classement et étapes communes et nous avons l'intégralité de ce qui compose les différentes parties de l'Historique. 

Cette année d'ailleurs, certaines de ces étapes ont jalonné des endroits devenus classiques, comme le col de Félines, lors de ce que l'on pourrait qualifier de "spéciale" reliant Entrevaux et Ubaye. L'Ardèche était également à l'honneur, comme souvent, puisque la région accueille chaque année le passage de ces vieilles voitures. "C'est aussi beau en été qu'en hiver et nous sommes toujours très bien reçus là-bas", note le président de la commission des voitures historiques.

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