Réunion Olympique

Du 18 au 20 octobre, la Principauté a accueilli le 9e Forum et 5e Assemblée des athlètes européens. Un rassemblement au cours duquel réunions de travail et élection du nouveau président de la commission ont eu lieu.

En matière d'investissement auprès du mouvement olympique, la Principauté de Monaco n'est jamais en retrait. En 2014, c'est la 127e session du Comité International Olympique (CIO) qui avait lieu. Un rassemblement au cours duquel le fameux Agenda 2020 avait été acté.

 Cette année, c'est un autre pan de l'olympisme qui s'est donné rendez-vous en terres princières. Méconnu du grand public, le 9e Forum et 5e Assemblée des athlètes européens a investi 3 jours durant l'hôtel Fairmont pour y élire, entre autres, son nouveau président. Mais pas que. 

Comme l'évoque Tony Estanguet, venu en tant que vice-président de la commission des athlètes du CIO, il a fait le déplacement afin de "rencontrer les différents représentants des athlètes européens pour échanger avec eux, sur les logiques antidopage ou les différents sujets qui les concernent. Si je fais ça, c'est pour que le mouvement olympique reste connecté aux athlètes, que les décisions qui soient prises aillent dans leur sens."

Discussions et axes de réflexions

Lors de son discours en ouverture de ce Forum et de l'Assemblée, le Prince Albert II a rappelé que l'une des recommandations de l'Agenda 2020 adopté à Monaco, "la protection des athlètes, tient une place plus qu’importante, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir. L’heure est désormais, et plus que jamais, à la mise en œuvre de ces recommandations."

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Ainsi, durant ces deux jours de débats, vous abordez de nombreux points essentiels parmi lesquels la place et le rôle des Commissions des Athlètes au sein des différentes instances, ou encore la protection des athlètes et de leur intégrité." C'est d'ailleurs là le rôle de cette commission. Faire écho des préoccupations des sportifs auprès des instances afin que leurs contraintes, par exemple, soient prises en compte. Lors de cette édition monégasque, plusieurs points ont pu être évoqués, comme la possibilité de mettre en place un double projet portant à la fois sur la pratique sportive et l'aspect scolaire ou professionnel. 

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3 questions à Tony Estanguet

Que cela représente-t-il pour vous que cette commission ait lieu à Monaco ?

C'est quelque chose parce que je me souviens bien que l'Agenda 2020 et la session 2014, qui est une des premières auxquelles je participais, se sont déroulés ici. J'avais bien aimé cette session qui avait été un marqueur fort du mouvement olympique. Ça fait plaisir de revenir ici, car c'est un lieu qui est moteur, on connaît le Prince qui est un acteur fort dans la famille olympique, qui a toujours été de bons conseils pour moi. Quand je suis arrivé, il m'a aidé, m'a donné des repères. Je siège dans la commission développement durable qu'il préside, donc c'est une joie pour moi de venir ici parce que c'est un pays qui transpire le sport, qui a cette passion pour l'olympisme et l'attachement pour les athlètes.

Quel est l'intérêt
de ce genre de réunions ?

Entendre un peu les préoccupations des représentants des athlètes des différents pays. J'ai une vision un peu française des choses, j'ai été président de la commission des athlètes en France, mais je n'ai pas forcément les sons de cloche de tous les pays donc c'est important des les rencontrer, de les écouter. C'est important aussi de leur présenter ce que l'on fait. Notre rôle est également de leur proposer des outils pour que leur commission soit plus efficace. Peut-être des conseils aussi pour mieux gérer les relations avec les leaders de leur comité olympique.

Vous allez être à la tête de l'organisation des JO 2024 à Paris. A quoi vont ressembler vos prochains mois ?

On a commencé très très fort, les premières semaines sont très intenses parce qu'il y a toute la phase organisation à établir. Donc ça veut dire préparer, créer le comité d'organisation, que l'on souhaite mettre en place en janvier 2018. Il faut dissoudre la candidature, mettre en place le plan de licenciement et en parallèle préparer les travaux pour créer ce comité d'organisation, avec aussi une structure pour la livraison des équipements olympiques. Tout ça est à mener de front dans les prochaines semaines. On a des acteurs politiques, des acteurs privés, il faut que tout le monde trouve sa place parce qu'il y a un modèle économique ambitieux. Et mon rôle c'est que dans les prochains mois on pose les bases de tout ce système. Ensuite on pourra recruter les personnes nécessaires et dérouler. Mais notre modèle d'organisation doit être flexible, efficace et en même temps il doit nous protéger. Donc on ne va pas créer une usine à gaz, des structures qui consomment beaucoup de ressources, mais on doit faire face à tout ce qu'on nous demande. Il faut trouver cet équilibre.