Olivier Jenot 38e au super-G

Parti avec le dossard 49, Olivier Jenot a finalement terminé en 38e position du super-G aujourd'hui à Jeongseon. Place désormais à la vitesse avec le slalom géant qui aura lieu dimanche.

Il voulait faire mieux qu'à Sotchi et la 35e place obtenue il y a 4 ans sur ce super-G. Mais c'est finalement en 38e position qu'Olivier Jenot s'est classé aujourd'hui. Pas de quoi entamer le moral du skieur monégasque qui a pris du plaisir. "C'était une belle course, je me suis bien régalé. J'ai encore pris beaucoup de plaisir, on avait de bonnes conditions, même avec mon dossard (49), la piste était bonne", confiait le jeune homme après son retour au village des athlètes.

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A l'issue d'une journée assez longue (départ à 6 h 30, retour au village à 17 heures), Olivier était satisfait de ce qu'il avait produit. "Je suis content des intentions que j'ai eu, j'ai essayé d'attaquer, même si dans la réalisation il y a toujours à redire."

L'envie d'en découdre

Décidé à prendre du plaisir sur cette dernière course de vitesse avant d'aborder les épreuves techniques dès dimanche, le Monégasque a attaqué sur la piste, peut-être même trop, comme il l'explique. "Je pense que j'ai abordé le trajet de manière offensive, avec de bonnes attitudes, mais j'ai peut-être été trop agressif sur la neige. En terme de trajectoire, il y a une ou deux portes où j'aurais dû faire les chose un peu différemment et attaquer le virage plus "par derrière" comme on dit.

Il faut entendre par là qu'Olivier aurait dû arrondir un peu plus son virage pour l'attaquer plus tôt et avoir la direction au niveau de la porte afin de ne pas avoir à forcer après le passage de la dite porte. "Il y a deux courbes où j'ai essayé de le faire mais au niveau de mon timing, j'étais un peu en retard. J'ai deux appuis qui ont un peu plus traîné que ce que j'aurais voulu.

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D'autant que sur une piste où il est difficile de rattraper la vitesse perdue, ce genre de petits accrocs peut avoir une conséquence importante sur le reste. "C'est une piste où il faut freiner le moins possible parce qu'il y a peu de rupture de pente, donc tous les km/h qu'on perd, on ne les récupère pas ensuite.

Place au slalom géant

Il ne reste donc plus qu'une étape dans ces Jeux Olympiques pour Olivier Jenot avec le slalom géant qui aura lieu dimanche (1ere manche à 2 h 15, 2e à 5 h 45 heure française). Une épreuve qu'il semble aborder sereinement, non sans ambition. "Je voulais bien figurer en combiné, j'espérais m'approcher des 30 en super-G, au final je ne suis pas loin de ce que j'ai fait à Sotchi. Je n'attends pas de miracle sur le slalom géant,  je suis assez serein, mais je vais donner tout ce que j'ai, prendre un maximum de plaisir.

Passer de l'une à l'autre des spécialités n'est d'ailleurs pas un gros problème pour Olivier, d'autant que l'écart est moins grand que sur un combiné, comme l'explique le skieur Monégasque. "Je passe du super-G au géant, le saut n'est pas très grand. L'écart est plus important sur le combiné. J'ai l'habitude de ça, même si les repères changent. Il faut adapter le timing du virage et visuellement ça demande un petit ajustement. Ça arrive moins vite, mais la gestuelle est plus rapide."

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Pour s'y préparer, Olivier pourra aller s'entraîner demain sur la piste puisque les athlètes auront l'opportunité de faire quelques descentes. "Demain on a du ski libre sur la piste de course. Pendant une heure, chaque coureur a le droit de faire 2 runs et je vais essayer de faire un peu de géant à côté." De quoi mieux appréhender cette piste en vue de dimanche et de son ultime course pour ces JO 2018.

"La piste a l'air assez exigeante, avec une pente assez soutenue. Je sais qu'en géant, les 30 sont très loin. Je ne sais pas encore quel dossard je vais avoir, sans doute plus élevé qu'aujourd'hui, donc les 30 en première manche, c'est de l'ordre du rêve en ce moment. Mais ce sont les JO, c'est une course d'un jour, tout le monde prend des risques. Je vais essayer de mon côté de prendre des risques intelligents pour éviter les petits pièges qu'il y aura sur le tracé. Mais je veux profiter, prendre du plaisir, skier à 100%, libéré, sans mettre le frein à main. Je ne suis pas là pour ça.

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