Au pays du matin calme

"Avoir la plus grande cohésion"

Coordinateur de sport de haut niveau au sein du Comité Olympique Monégasque depuis 2010, Sébastien Gattuso officie pour la première fois comme chef de mission aux Jeux Olympiques à l'occasion de la 23e édition des Jeux d'hiver qui se déroulent du 9 au 25 février à Pyeongchang.

Sébastien Gattuso connaît bien les Jeux Olympiques pour y avoir déjà participé à 5 reprises en tant qu'athlète en sprint ou en bobsleigh (Salt Lake City 2002, Athènes 2004, Pékin 2008, Vancouver 2010 et Sotchi 2014). Chef de mission sur les JOJ en 2016 ou les FOJE* d'été en 2011, il jouit déjà d'une belle expérience olympique. Expérience qui devrait lui permettre de mener à bien sa mission cet hiver.

Gattuso Chef De Mission

En quoi consiste le rôle du chef du mission ?

Notre rôle est de faciliter la vie des athlètes, des entraîneurs et des dirigeants qui sont là. C'est à moi de faire en sorte qu'ils puissent aller s'entraîner, que ce soit spécifiquement ou sur un plan physique, manger, sans avoir à se préoccuper de quoi que ce soit et que tout soit organisé en amont. Pour les entraînements par exemple, le CIO et les fédérations nous proposent des choses et ensuite, de notre côté, on fait le point par rapport aux attentes et besoins des athlètes pour ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas. Cela consiste aussi à prévoir toutes les accréditations nécessaires, les logements, etc. Il faut gérer toute la logistique en amont du départ pour qu'une fois sur place tout le monde soit dans les meilleures conditions possibles.

Gattuso

Avez-vous pu vous rendre sur place en amont ?

Pour chaque édition des JO, un an avant, le comité d'organisation, par le biais du CIO, invite tous les chefs de mission afin que l'on puisse visiter les structures, c'est-à-dire le village, les sites d'entraînements et de compétition. On regarde alors ce qu'il y a et on analyse ensuite par rapport à nos besoins, qui peuvent être très spécifiques en fonction de nos athlètes et des sports qu'ils pratiquent. Ensuite on travaille avec le comité d'organisation, le CIO et les fédérations pour arriver à quelque chose de convenable pour les athlètes.

Quel sera votre quotidien sur place ?

Le réveil est assez tôt le matin car nous (les chefs de mission) avons des réunions avec le comité d'organisation et le CIO pour débriefer de ce qu'il s'est passé la veille. Le rendez-vous est aux alentours de 7 heures / 7 h 30 et cela dure généralement de 30 à 45 minutes, parfois un peu plus en fonction des problèmes du jour précédent. Après ça, retour avec les athlètes pour voir le programme du jour, vérifier qu'ils aient tout ce qu'il faut. Il y a aussi toute la partie à gérer lorsque le président du COM et les officiels sont là. 

Comment s'est passé le suivi des athlètes en amont des Jeux pour connaître au mieux leurs besoins ?

Mon rôle au Comité Olympique est coordinateur de sport de haut niveau, donc ma mission première est d'être en contact avec les athlètes, faire des points tous les 10-15 jours avec eux. Etre le lien entre eux et le COM, pour ne pas qu'on les redécouvre tous les 4 ans au moment des JO, car le COM assure un suivi de ses athlètes. Et au lendemain de Pyeongchang, on repartira sur une autre session de 4 ans. Cela m'a donc facilité les choses en tant que chef de mission puisque je connais leur caractère, leurs besoins mais aussi leurs exigences. Et surtout, je sais quantifier leurs besoins, ce qui est important parce que cela évite d'être surpris par les demandes des uns et des autres.

Avoir participé aux JO d'été et d'hiver en tant qu'athlète a dû vous aider aussi dans votre rôle ?

On a toujours un coup d'avance parce qu'on sait ce qu'il va se passer (rires). C'est un avantage sur une personne qui n'a jamais fait les Jeux et qui n'a pas trop d'expérience, donc on peut travailler en amont.

Seb Osaka2

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