Mathieu Faivre : "Je ne vais pas à Sotchi pour finir quinzième"

Dans un peu plus d'une semaine que Mathieu Faivre, le skieur d'isola 2000 s'élancera sur les pistes de Sotchi, pour ses premiers Jeux olympiques à l'âge de 22 ans. Engagé en slalom géant, l'azuréen peut croire en ses chances pour bousculer la hiérarchie.

Actuellement 11e du classement de la Coupe du monde en slalom géant, il réalise une saison très prometteuse avec notamment une 4e place à Beaver Creek (USA) en décembre dernier.

Au téléphone, Mathieu à l'air plutôt "relax". Lui qui est né sur des skis, avec un papa moniteur, dégage même un sentiment de sérénité, qui en dit long sur ses ambitions pour ces JO. 


Vous effecture une saison plutôt aboutie.
Pensez-vous avoir eu un déclic à un moment précis ?

On ne peut pas parler vraiment de déclic, mais juste d'une accumulation de pas mal de choses depuis quelques temps. J'ai changé ma façon de faire et ma perception du sport de haut niveau, je me suis professionnalisé. Je m'entoure de personnes qui me font franchir des paliers pour arriver à mes objectifs de podiums et de victoires. Je mets toutes les chances de mon côté pour y arriver.

Quand vous avez chaussé vos skis
pour la première fois, vous pensiez en arriver là ?

J'ai habité et grandi à Isola 2000, donc comme tout gamin de là-haut, j'ai commencé à skier tout jeune, d'autant plus que mon père était moniteur. Ça s'est fait naturellement, c'est venu au fur et à mesure, je ne me suis jamais dit : "Je veux être un champion". Mais je voulais faire du ski mon métier.

Faivre 2

Les Jeux olympiques, c'était votre objectif ?

Pour tout professionnels, c'est un objectif. Mais pour se qualifier il faut réaliser une bonne saison. J'ai beaucoup de plaisir à me dire que j'ai réussi. J'ai beaucoup travaillé, je pense que je le mérite. J'ai tout mis en place pour y aller, je ne crois pas que se soit une surprise.

Dans quel état d'esprit vous allez aborder vos premiers JO ?

Je vais en profiter à fond et surtout engranger de l’expérience. Je n'y vais pas pour finir quinzième non plus, je vais tout mettre en oeuvre pour jouer devant le jour J. En soit, la course est la même que sur une Coupe du monde, je ne vais pas remettre en cause mes fondamentaux. Après c'est plus l'aspect médiatique et ce qui entoure la course qu'il faut gérer.

La concurrence est forte au sein de l'équipe de France de géant, surtout avec Alexis Pinturault. Comment la vivez-vous ?

La concurrence existe et elle est saine, on a besoin de ça pour avancer. On n'est pas dans le monde des Bisounours. Si on se tire la bourre, c'est pour nous forcer à pousser vers le haut. Tout est clair et posé entre nous, on a un super groupe, avec des mecs qui se respectent. Et le meilleur respect envers les autres, c'est d'être le meilleur possible.

Vous n'arriverez à Sotchi que le 14 février.
Quelles seront les dernières étapes ?

Le programme est simple, se préparer physiquement et mentalement pour arriver dans les meilleures conditions là-bas. On part pour une semaine en stage de préparation physique à Albertville (entretien réalisé le 5 février, ndlr). Puis on aura trois jours d’entraînement avant le départ. On décollera de Genève.

Le contingent azuréen compte quatre membres avec vous, Nastasia Noens, Marion Bertrand et Tony Ramoin. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

C'est quelque chose d'énorme pour un petit comité comme nous dans la sphère du ski. On montre, qu'en étant passionné, on peut atteindre les sommets. Au départ, on ne peut pas se comparer aux grandes écuries savoyardes. Mais on s'en sort et c'est une grande fierté pour nous sudiste de représenter la région.


Jeudi dernier, l'Azuréen s'est fait peur à l'entraînement. Il a posté dans la foulée une photo sur sa page Facebook pour rassurer ses fans.

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