Comité olympique monégasque, un siècle d'histoire

Comité olympique :  des hommes, un destin

De la création du Comité olympique monégasque à nos jours, neuf hommes se sont succédé à la tête de l'institution. Quatre Monégasques ont également occupé la fonction de délégué de la principauté au sein du Comité olympique international.

Comte Albert-Joseph Gautier-Vignal

Fondateur du COM, ce natif de Nice eut une carrière professionnelle riche : administrateur de la Banque de France, Président de la Société du gaz et de l'électricité, consul général de Roumanie à Nice et Monaco. Il accordait aussi une grande place au sport dans sa vie. L'escrime, l'équitation ou encore le nautisme faisaient partie de ses passions. À l'âge de 66 ans, il encadra la sélection monégasque aux Jeux d'Anvers, en 1920, avant de céder son fauteuil. Il demeura membre du CIO jusqu'en 1939.

Jean Vatrican

Nommé juste après la première participation olympique de Monaco aux JO, Jean Vatrican occupa le rôle de Président de 1920 à 1924 et sera nommé Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles en 1925. Durant son mandat, les Jeux féminins, organisés par l'International Sporting club, rassemblent des sportives venues de cinq pays. En 1923, près de 1 400 gymnastes internationaux sont réunis pour la IVe Fête fédérale française de gymnastique et d'éducation physique.

Charles Bellando de Castro

Avant de devenir Président du Conseil national (de 1944 à 1949), Charles Bellando de Castro prendra les commandes du COM entre 1924 et 1935. Conseiller de gouvernement pour les travaux publics puis conseiller d'État à partir de 1922, il étrenne son costume de Président lors des Jeux de Paris. En 1927, une session du CIO se déroule pour la première fois en principauté. À Amsterdam, en 28, sa délégation compte sept athlètes et trois artistes.

Jacques Raymond

Celui qui fut vice-Président fondateur de la Fédération monégasque de tennis, de l'épée et du pistolet, Président de la Société des régates et impliqué dans le domaine politique (à la mairie, au conseil national, dans la diplomatie) démarra son parcours de Président du Comité en 1935. Un an plus tard, à Berlin, les Jeux sont marqués par la démonstration de force du régime nazi. Six tireurs monégasques sont en lice. La Seconde Guerre mondiale ralentira la dynamique du COM, qui se structurait peu à peu. Jacques Raymond passera le relais en 1949, après les Jeux de Londres.

S.A.S. le prince Pierre

Le 25 avril 1949, le Prince héréditaire Rainier est nommé membre du CIO à Rome. Trois jours plus tard, le décès de son grand-père, le Prince Louis II, a pour conséquence de le faire accéder au trône. Rainier III démissionne et propose à l'institution d'être remplacé par son père, le Prince Pierre. Le CIO valide ce changement en mai 1950. Sa mission, tant au sein de la gouvernance internationale de l'olympisme qu'à Monaco, durera jusqu'à sa disparition, en 1964. Sous son impulsion, le COM va poursuivre son essor. À Rome, en 1960, la principauté alignera 14 participants (neuf en tir, trois en voile et deux en escrime). Quelques mois avant son décès, le Prince Pierre prendra part à la 66e session du CIO.

Paul Noghès

Directeur de cabinet de S.A.S. le Prince Rainier III, après avoir occupé le poste de conseiller de gouvernement pour l'Intérieur et à l'Éducation nationale, Paul Noghès prend les rênes du Comité olympique le 16 avril 1965 après la publication d'une ordonnance souveraine. Son "règne" au COM sera de courte durée. En juillet 1967, M. Noghès demande à être déchargé de sa fonction.

Jacques de Millo-Terrazzani

Sacré vice-champion d'Europe de voile en Star en 1932, Jacques de Millo-Terrazzani est choisi comme Président du Comité à un an des Jeux de Mexico 1968. Deux tireurs de Monaco seront du voyage. Quatre ans plus tard, Munich sera le théâtre d'un terrible attentat faisant onze morts au sein de la délégation israélienne. En 1973, M. de Millo-Terrazzani et l'ensemble du COM accueillent la IVe Assemblée générale des Comités nationaux olympiques d'Europe. Le Président poursuivra son action jusqu'en 1975.

Henry Rey

Conseiller national, diplômé en droit à Georgetown, Me Henry Rey est le premier Président élu (par les Fédérations sportives) du Comité olympique monégasque. Passionné par le football, le volley-ball ou encore le golf, Président de la Fédération monégasque d'haltérophilie, ce dirigeant supervise l'instauration de la "Journée olympique" en principauté. À partir de 1975 et ce jusqu'en 1994, Henry Rey renforce la promotion des activités sportives locales. C'est également sous sa présidence que Monaco participera à ses premiers Jeux d'hiver, en 1984 à Sarajevo, et abritera les Jeux des petits États en 1987.

S.A.S. le Prince Albert II

Infatigable défenseur du sport, qu'il pratique assidûment (athlétisme, aviron, bobsleigh, cross, équitation, escrime, tennis…), l'actuel Souverain est membre actif du CIO depuis 1985. Aujourd'hui membre d'honneur de la commission des athlètes, il en fut le vice-Président de 1989 à 2008. S.A.S. le Prince Albert II est également Président de trois Fédérations (natation, athlétisme et bobsleigh), mais aussi du Yacht club de Monaco. Il est par ailleurs le seul Souverain à avoir disputé cinq fois les Jeux olympiques (en bobsleigh, de 1988 à 2002).

Publié le

Liste des Clubs : Comité Olympique Monégasque

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos