Beijing 2022 : les Monégasques ont trouvé leurs marques à Yanqing

A deux jours de la cérémonie d’ouverture, les athlètes de la Principauté ont tenu à partager leurs impressions sur leurs premières heures au village olympique.

Les Jeux olympiques d’hiver débutent officiellement vendredi soir avec la cérémonie d’ouverture. Les athlètes monégasques ont progressivement et rapidement pris leurs repères en Chine. Tous se sont acclimatés au mieux aux conditions particulières de ces Jeux (en raison de la pandémie et la Covid) qui ne perturbent pas leur quotidien. Concentrés sur leurs objectifs sportifs, ils nous ont confié leurs premières impressions.

Rudy Rinaldi (bobsleigh, pilote) : « Des conditions vraiment idéales »

« Les structures sont très bien, le village olympique de Yanqing est magnifique. Tout a été bien pensé et conçu. Je trouve ça plus joli que par rapport aux Jeux de PyeongChang (2018). Je n’ai pas eu de problèmes dus au décalage horaire, je ne ressens pas de fatigue. On a déjà eu l’occasion de marcher dans la piste et de faire une reconnaissance, même si je la connaissais depuis le mois d’octobre. On a commencé les premières descentes. Le début de la compétition aura lieu plus tard (le 14 février), avec quelques jours off d’ici là. Cette attente n’est pas préjudiciable. Cela nous permet au contraire de nous adapter au mieux par rapport au décalage horaire, au froid, à l’altitude et de travailler également idéalement avec Laurent Willems, l’ostéopathe, afin de faire les soins nécessaires pour être en forme le jour J. »

Boris Vain (bobsleigh, pousseur) : « On se sent comme à la maison »

« Le voyage s’est bien passé, l’attente n’a pas été trop longue à notre arrivée à l’aéroport. Le contrecoup logique du décalage horaire se fera peut-être ressentir dans quelques jours, mais on est habitués. Le village est vraiment beau. Damien Desprat, chef de mission, a fait du bon boulot et quand on est arrivés, on s’est sentis comme à la maison. C’est très important en tant qu’athlète d’être dans de telles conditions. On s’attendait à quelque chose de compliqué par rapport à la Covid, ce n’est pas trop le cas. Personnellement, je préfère Pékin à PyeongChang. Ici, on est logés dans la nature. Quand on mange au restaurant du village, la piste de bobsleigh est juste en face de nous. La préparation en amont a été idéale. Physiquement, je me sens très bien et en pleine forme. »

Arnaud Alessandria (ski alpin) : « Une station de ski au top »

« Tout se passe très bien. C’est peut-être paradoxal à dire, compte tenu de la situation sanitaire, mais je trouve que le village olympique est plus convivial que Sotchi (2014). Les bâtiments sont également plus chaleureux. Par rapport à ma discipline, c’est vraiment très pratique. On est à trois minutes à pied des télécabines, les ski rooms sont au pied des télécabines. Au niveau de l’organisation, on ne perd donc pas de temps et de l’énergie inutile dans la logistique, ce qui est très appréciable. La station de ski a été spécialement créée pour les Jeux et les Chinois ont réalisé un truc de fou, c’est assez impressionnant : des remontées mécaniques au top, des team hospitality de partout. C’est vraiment très bien fait. J’ai déjà fait deux jours d’entrainement, j’ai de bonnes sensations. »

Anthony Rinaldi (bobsleigh, remplaçant) : « L’ambiance olympique est magique » 

« L’atmosphère au sein du village est extraordinaire. L’ambiance olympique, c’est vraiment quelque chose de magique. J’ai fait les premières descentes d’entrainement hier. C’est une très grande satisfaction pour moi et une très grande chance. Il y aura trois journées d’entrainement la semaine prochaine. Je suis ravi d’y prendre part également. On verra ce que le coach décide afin de soulager Boris pour qu’il soit dans les meilleures conditions, puisqu’il y a quatre manches à disputer en deux jours (14 et 15 février). Après la cérémonie d’ouverture et à l’approche de la compétition, ça va monter crescendo. Le port du masque obligatoire à cause de la Covid, on n’y prête finalement plus beaucoup attention, ça fait partie de notre quotidien, ça fait deux ans que ça dure. »

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