Une pré-rentrée à toute allure

Le Roca Jet Club a organisé, quelques jours avant la rentrée scolaire, sa désormais traditionnelle semaine de pilotage de jet à bras.

Il fait encore doux ce lundi matin. Le soleil brille déjà alors que la Principauté s'éveille. Les pendulaires affluent tandis que les portes du Roca Jet Club s'ouvrent. Le café y est encore chaud et les bénévoles règlent les derniers détails. A quelques mètres de là, de jeunes novices arrivent timidement. Ils s'appellent Mathieu, Maxence, Luna, Andrea, Téo ou Yoan et sont âgés de 16 à 18 ans. Scolarisés à Monaco, ils ont répondu à l'appel du Roca Jet Club qui organise chaque année une semaine d'école de pilotage de jet à bras.

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"C'était le premier à arriver, avant même le jet à selle et au Roca Jet Club, on pense qu'il faut continuer à le proposer, notamment aux jeunes, car c'est une alternative beaucoup plus sportive et technique, mais aussi moins coûteuse", précise Jean-Pierre Bessero, permanent du club. Et durant, une semaine, ce "club des six" a pu bénéficier d'un enseignement de marque aux côtés d'aficionados de la discipline.

La sécurité en maître-mot

Comme tous les matins durant le stage, la journée débute par un briefing. Et celui du premier jour est forcément le plus long. "Aujourd'hui on parle pas mal, mais après, on sera beaucoup sur l'eau", précise Michel Torre, l'un des bénévoles et entraîneurs du Roca Jet Club. Ils se relaient tous les deux avec Jean-Pierre Bessero pour inculquer les principes les plus importants aux jeunes pilotes en devenir. 

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En insistant particulièrement sur un point précis. "La sécurité est partout, sur terre comme en mer", leur lance d'emblée le permanent du club. "Il faut adapter votre regard, observer autour de vous. Vous devez respecter les règlements maritimes, faire attention à ne pas vous percuter." Un point sur lequel Jean-Pierre a été particulièrement attentif tout au long de la semaine. 

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"Avec le temps, il suffit que l'on voit le regard du pilote pour savoir s'il regarde autour de lui ou juste son guidon. Et sur ce point, ils ont été remarquables, en ne restant jamais focalisés sur leur guidon. Si les écoles de pilotage se passent bien depuis qu'on les a mises en place, c'est que le maître-mot, c'est la sécurité." Mais avant de partir à l'eau, il était nécessaire pour eux de savoir comment se tenir ou comment un jet à bras fonctionne. En démonstration, Michel Torre a ainsi mimé l'éventail de positions à maîtriser et a présenté la machine sur laquelle (80 ch) ces pilotes en herbe se sont exercés toute la semaine.

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"Si jamais vous perdez l'équilibre, pensez à mettre un genou au sol, cela peut vous permettre de vous rattraper", leur glisse celui qui est aussi responsable de la section compétition. 

A l'eau ! 

Comme chaque jour avant de partir en mer, il est nécessaire de mettre les jets à l'eau. Et comme le club en a l'habitude, tout le monde met la main à la patte. Remorque devant le "toboggan" qui amène le jet à l'eau, une équipe qui le positionne et le maintien doucement jusqu'à l'arrivée. Une fois dans l'eau, un membre du groupe rejoint la machine pour la tenir. 

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Pour le premier jour, les jeunes regardent les jets sortir du port depuis le bateau. "C'est trop dangereux quand ils ne savent pas encore piloter", nous glisse-t-on dans l'oreillette. Mais une fois qu'ils ont été en mesure de tenir dessus, ce sont eux qui s'en sont occupés. Si la première journée s'est avérée compliquée, tous ont cependant rapidement pris le coup. Que ce soit pour Luna, Mathieu ou Andrea, tous ont ressenti les mêmes difficultés au début. "Au départ, trouver le bon équilibre n'est pas simple. Une fois qu'on l'a trouvé, ça allait tout seul." Et visiblement, leurs formateurs sont du même avis. 

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"On a introduit un nouvel élément chaque jour, en ajoutant des outils pédagogiques à chaque fois, des bouées supplémentaires sur les parcours. Mais il n'y a pas que la pratique car il y a toute la dimension culturelle liée à notre sport. Au bout de 2-3 jours, ils préparent eux-mêmes leur machine", confie Jean-Pierre Bessero. Des premiers pas jusqu'à la course en relais du vendredi, les six jeunes apprentis sont passés par différentes étapes, allant de la pratique libre au suivi du sillage d'un moniteur, en passant par des circuits où le nombre de bouées a augmenté au fil des jours.

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"Ils sont partis d'un niveau zéro en tenant à peine sur les genoux et ont terminé par une course assez longue. Ils ont été à l'écoute, on n'a pas eu besoin de les reprendre et ont montré un vrai esprit d'entraide", glisse Lisa Caussin-Battaglia, la championne monégasque, qui les a affrontés lors de l'ultime course du stage. "C'était la meilleure partie du stage, avec un parcours en carré et une bouée au milieu qui nous obligeait à réaliser un changement de direction, c'était top", ont-ils confié d'une même voix. Si Lisa avait débuté ainsi, avec le parcours qu'on lui connaît aujourd'hui, certains pourraient peut-être l'imiter à l'avenir. C'est en tout cas le souhait du club qui compte bien maintenir ces stages pour attirer une population jeune dans ses rangs. 

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