Lisa Caussin- Battaglia, road to China

Après une première partie de saison intéressante, Lisa Caussin-Battaglia doit confirmer ses bons résultats et aller chercher plus loin sur ses prochaines courses.

On l'avait connue hyper active. On se demandait même comment elle réussissait à mener de front autant d'activités. Etudes supérieures, théâtre, musique, sport, de quoi remplir trois journées en une. Dorénavant, la blondinette a réduit la voilure pour réussir à se concentrer sur l'essentiel. "J'ai complètement arrêté le théâtre parce que je n'étais jamais disponible pour les générales et les spectacles. Je n'ai plus d'obligations pour la fac, ayant eu mes diplômes, il ne me reste que le concours à préparer (Capes de philosophie et CRPE), donc cela m'a libéré beaucoup de temps. J'ai pu garder la musique, car cela ne me prend que 30 minutes par semaine et par instrument (elle joue du violon et du violoncelle)", détaille Lisa Caussin-Battaglia. De quoi pouvoir prendre plus de temps pour sa pratique du jet ski. 

Un début de saison encourageant

Si les mondiaux en chine (10-13 octobre à Qingdao) sont dans le viseur de Lisa, ses premiers mois de compétitions ont été de bon augure. Malgré un déficit de pratique lié au manque de compétitions de l'année dernière, la jeune femme a su compenser par un bon entraînement hivernal afin d'arriver la mieux préparée possible sur les premières échéances de l'année. "En avant-saison, on s'est beaucoup entraîné sur des lacs, avec une machine qui correspondait à celle avec laquelle elle allait courir", glisse son coach, Michel Torre, même si Lisa regrette de ne "pas avoir eu trop de temps pour m'entraîner avant les premières courses." Du coup, "les progrès se sont fait au fil des courses et j'ai été contente de voir cela dans mes résultats", comme le raconte la jeune femme. 

Dsc 6676

Huitième sur une manche de championnat d'Europe UIM pour sa rentrée, elle a terminé sa première partie de saison sur une belle quatrième place sur ces mêmes championnats. "J'ai réussi à grappiller des places au fur et à mesure. On est sur du GP1, ce qui veut dire qu'on n'a pas toutes les mêmes machines. Cela nous pousse à toujours chercher à l'améliorer et sur la dernière course, j'ai réussi à mettre des filles habituellement devant moi derrière, dont la championne d'Europe 2017", note Lisa. 

Difficile préparation pour la Chine

Après une pause durant l'été, les choses sérieuses reprennent donc en Chine avec les championnats du monde UIM. Mais pour que la machine soit sur place dans les temps, il a fallu à Michel et Lisa l'envoyer au cœur de l'été. Une course contre la montre pour la remettre en état et la préparer plus tard, le jet au numéro 66 est entré dans son container, direction la Chine. "A cause de cela, Lisa doit s'entraîner sur une machine moins puissante que celle qu'elle utilisera en Chine. Mais pour pallier ce manque de puissance à l'entraînement, on fait des séances en mer, dans des conditions peut-être plus difficiles, sur lesquelles on ne serait peut-être pas sorti en temps normal. Cela lui permet de travailler sur une plus grande intensité, car en Chine et en Inde ensuite, elle va sans doute courir sur des plans d'eau type lacs. Aller sur une mer compliquée avec une machine moins puissante va lui faire travailler le manque qu'elle a au niveau des bras et des épaules."

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