Roca Jet Club, le jet ski pour tous

Le Roca Jet Club abrite les fanas de jet ski depuis plus de 20 ans en Principauté. Du loisir à la compétition, en passant par l'école de pilotage ou les évènements associatifs, chacun peut y trouver son compte.

Monaco est bien connu pour être un pays où le sport occupe une grande place. Et ce, quelles que soient les disciplines. Bien souvent représenté sur la scène internationale, le sport monégasque a trouvé une nouvelle ambassadrice avec Lisa Caussin-Battaglia, qui s'attaque cette année aux championnats du monde de jet à bras. De quoi mettre un peu plus en lumière le jet ski et le Roca Jet Club de Monaco. 

Avec plus de 70 membres à l'année, les riders aquatiques monégasques forment une petite communauté bien connue des amateurs de motonautisme. Créée en 1992, cette association a connu plusieurs maisons depuis sa fondation. La faute à quelques déménagements mais surtout à des coups de mer qui ont souvent endommagé, voir détruit, ses installations. Mais il en faut plus pour décourager le bureau. Un groupe de personnes motivées qui font tout pour que la pratique s'ouvre à tous, à commencer par les enfants. 

Ecole de pilotage et enfants de Frankie

Il a donc fallu attendre quelques années avant de voir des mômes monter ces bécanes des mers. Une idée qui est venue aux membres du groupe qui voyaient leur moyenne d'âge monter de plus en plus au fil des ans, comme l'explique Michel Torre, pilote et entraîneur au club. "On était les premiers, on commençait à vieillir et les membres qui arrivaient avaient notre âge, donc on a décidé de lancer une école de pilotage pour avoir des jeunes. On a commencé avec l'Education Nationale, avec le Pass'port culture, qui se passait sur un jet classique. Mais les jeunes nous voyaient partir en jet à bras et voulaient essayer, en faire aussi, donc on a lancé l'école de pilotage. C'était aux alentours de 2010-2011." 

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Et si au départ les petits gars se montraient motivés à l'idée d'aller rider sur l'eau et se frotter aux cadors du littoral azuréen, peu se sont accrochés. A l'inverse des filles. "On a eu quelque filles et beaucoup de garçons, tous étaient motivés pour la compétition, et au final, ce sont les filles qui sont restées. On leur a montré la compétition en les emmenant avec nous un week-end, mais il n'y a que les filles qui ont continué. On ne veut pas leur offrir la compétition, avec le jet et l'essence comme ça. On veut que les jeunes qui souhaitent entrer en compétition nous donnent un coup de main en contre-partie, que ce soit sur certains déplacements ou lors des journées porte-ouvertes, sur la journée qu'on organise avec Les enfants de Frankie. On voulait qu'ils s'investissent et qu'on ne soit pas à leur disposition." Car si le club propose une partie loisir, la compétition reste présente, même s'ils ne sont plus très nombreux à s'y engager.

Championnats de France et du Monde

"On a commencé à tourner avec 3-4 pilotes, et cette année on est trois. Certains sont partis faire des études, d'autres on dû arrêter. Il y a Jean-Paul Levy qui fait de l'endurance et qui a été champion du monde amateur à une époque. La sœur de Lisa a commencé à s'entraîner l'an dernier, elle a fait un podium sur la dernière course de la saison, et là, elle a le bac, donc pour l'instant on est un peu dans le doute, mais cette année on est vraiment 3, à savoir Jean-Paul, Lisa et moi." Un groupe restreint donc, mais qui porte les couleurs du Roca Jet Club à l'international, en compétition comme en entraînement. Si Lisa va participer cette année aux championnats du monde, grâce notamment au soutien du Comité Olympique Monégasque et celui de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports, le gros de la saison se disputera sur les côtes françaises. 

Mais la préparation n'a pas été facile, faute de lieu d'entraînement adéquat. "C'est difficile de s'entraîner, on n'a plus de mise à l'eau avec les travaux et l'hiver, c'est dur d'aller en mer. On doit faire des kilomètres pour aller sur des lacs et s'entraîner avec des bouées", constate Michel Torre. Car pour la technique, rien ne vaut un parcours parsemé de bouées. Problème, dès lors que le coach emmène Lisa pour ses entraînements en mer, pas possible d'installer des bouées. Il faut donc au pilote monégasque faire le lièvre. "Quand on s'entraîne en mer, je me mets devant et elle suit ma trajectoire, donc c'est bien parce qu'on est très entraînés quand il y a de la mer. Mais c'est moins bon sur le plan technique. Par contre, quand on arrive sur des lacs, c'est plus compliqué." Problème, dans ce genre de moments, difficile pour le coach de se rendre compte des défauts de pilotage de son élève. "Comme il m'est difficile de tout voir vu que je suis devant, je rate certains points. Par exemple, je ne me suis rendu compte que l'an dernier qu'elle tenait l'accélérateur avec deux doigts !" 

Pas de quoi les décourager cependant. Car au-delà des entraînements et des compétitions, il faut aussi assurer la vie du club. Un club endeuillé par la perte de ses locaux suite à un coup de mer. Et comme les travaux de reconstruction prennent du temps, les troupes du Roca Jet Club ont une idée pour que tout puisse fonctionner correctement cet été. "On va demander des préfabriqués devant la capitainerie parce que les travaux ont pris du retard. Ça nous permettra de maintenir le club en vie." Et c'est tout le mal qu'on leur souhaite. 

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