Dossier

Monte-Carlo ski club : du loisir aux compét'

Il a plus de 80 printemps et continue de séduire. Le Monte-Carlo ski club, présidé par Jean-Paul Tournier, compte près de 200 adhérents. Chaque hiver, il fait le plein, que ce soit en section loisir ou compétition.

Alexandra Coletti, Olivier Jenot, Arnaud Alessandria ou encore Paul Croesi. Ces jeunes skieurs qui portent haut les couleurs de la Principauté ont été formés au Monte-Carlo ski club. Aujourd'hui, ils participent à de nombreuses courses internationales. De quoi combler le président de la section. 

"Nous sommes très fiers, en étant un petit pays au bord de la mer, d'avoir des skieurs au niveau important. Les gens de l'extérieur sont toujours surpris quand on leur dit qu'on en a trois qui ont participé aux championnats du monde et aux Jeux olympiques, et qu'ils avaient vraiment le niveau pour y aller", raconte Jean-Paul Tournier.

A la tête du club depuis 2008, il explique qu'ici, c'est un peu chez lui. "J'ai toujours été dans le milieu du ski. Depuis ma prime jeunesse. Je suis entré au Monte-Carlo ski club à l'âge de dix ou douze ans", se souvient-il. "Par la suite, j'ai participé aux championnats du monde citadins et à plusieurs finales du challenge des moniteurs. J'avais un niveau intéressant. Puis vers 22 ans, j'ai commencé à passer mes diplômes de moniteur et d'entraîneur."

Une suite toute logique pour le passionné qui énumère quelques-uns de ses chouchous français. "Des skieurs que j'aime, il y en a beaucoup. Je pense à Alexis Pinturault (médaillé de bronze sur le slalom géant des JO de Sotchi), et j'ai une pensée particulière pour Mathieu Faivre, puisqu'il est d'Isola 2000 où j'ai entraîné moi-même. Chez les filles, on espère que Marie Marchand-Arvier (médaillée d'argent sur le super G des championnats du monde de Val-d'Isère, 2009) pourra revenir au premier plan, Tessa Worley (championne du monde de géant à Schladming, 2013) également."

Sur le chemin de la compétition

Logés au 28 quai Jean-Charles Rey, les bureaux dans lesquels nous accueille Jean-Paul Tournier sont accolés à ceux de la Fédération monégasque de ski. "Il est vrai que Monaco a cette spécificité. Nous sommes deux entités bien distinctes, mais comme il n'y a qu'un seul club, nous avons des rapports très amicaux et directs", indique-t-il. 

"Le club compte treize membres et a plus vocation à mener les jeunes skieurs à la compétition qu'à leur faire faire du ski en loisir. Bien sûr, cette deuxième option existe et remporte un franc succès", poursuit Jean-Paul Tournier. "Je pense notamment à Paul Croesi. C'est un très bon skieur de 16 ans. Moi qui adore le ski de compétition, j'ai un très bon pressentiment à son égard. Il est vraiment doué. Il attaque sa première saison internationale." Durant l'année, les compétiteurs sont invités à participer à au moins deux stages de perfectionnement. En novembre, à Pitztal (Autriche) ainsi qu'en juillet aux Deux Alpes (Isère).

À partir de décembre, la saison est lancée. Chaque samedi, deux sites d'entraînement  et plusieurs moniteurs nationaux de ski attendent les fondus de glisse. Dès l'âge de 7-8 ans, c'est-à-dire, dès le niveau cadet, Auron et Isola réservent des pistes aux jeunes skieurs. "Il faut qu'ils aient déjà un certain niveau comme la flèche de bronze ou d'argent", prévient Jean-Paul Tournier. 

Dès le mois de janvier, les sportifs testent leurs aptitudes lors de courses le dimanche, à l'occasion du Trophée Borrufa, par exemple, organisé à Andorre du 26 au 29 janvier. Leur cotisation de membres permet au Monte-Carlo ski club de leur délivrer une licence FIS (Fédération internationale de ski), indispensable pour participer à des courses à l'étranger. "Par la suite, les plus forts intègrent la Fédération et finissent par entrer dans un team privé, tels qu'Alexandra Coletti et Olivier Jenot, ou rejoignent une équipe, comme Arnaud Alessandria qui évolue dans le groupe Coupe d'Europe des Français."

Page 1/2

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos