Lisa Caussin-Battaglia, un début de saison prometteur

La première épreuve du championnat du monde Aquabike World Championship a souri à la pilote monégasque. Après plus de 18 mois d'arrêt en raison de la crise sanitaire, elle a décroché une belle quatrième place en Sardaigne.

La Monégasque a vite retrouvé ses réflexes. Un an et demi après les derniers championnats du monde UIM (Union Internationale Motonautique), Lisa Caussin-Battaglia a signé une quatrième position, à Olbia, en Sardaigne. Une grande prouesse face à des adversaires possédant des jets à bras bien plus puissants que le sien. "Les trois machines devant moi avançaient entre 120 et 125 km/h, tandis que la mienne ne dépassait pas les 108 km/h. Il y a une grande différence de vitesse. Même en partant devant, à la fin de la ligne droite, j'étais déjà derrière elles", soupire la pilote.

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Mi-juillet, Lisa Caussin-Battaglia avait déjà participé aux deux épreuves de Championnats d'Europe UIM, en Pologne et en Hongrie. Bien qu'elle ait connu quelques difficultés, "une adversaire m'a heurtée et mon jet est tombé sur ma jambe. Je suis partie avec une grosse contracture au mollet", la jeune pilote s'est tout de même adjugée la cinquième place du Ski Ladies GP1 en Hongrie avant de terminer à nouveau à la même position en Pologne.

La clef d'une réussite certaine

Lisa Caussin-Battaglia ne lésine pas sur l'entraînement. "Pour moi, c'est très important. Comme mon jet est moins rapide, la victoire se joue au physique. Les pilotes qui ont une machine puissante se fatiguent plus tôt. De mon côté, j'essaie d'être ultra-préparée physiquement pour les rattraper quand elles commencent à lâcher prise", explique la Monégasque, qui pratique également le vélo et se rend souvent en montagne pour faire le plein de globules rouges, essentiels à l'effort intense. La pilote, qui s'entraîne au Yacht Club de Monaco, peut compter sur son "ange gardien", Michel Torre.

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"C'est mon couteau suisse. Il s'occupe aussi bien de mon entraînement physique et technique, que de la mécanique de ma machine et de son entretien. Sans lui, je ne pourrais pas pratiquer mon sport comme je le fais aujourd'hui", avoue Lisa. Son entraîneur réalise également des études vidéo pour travailler la tactique et le positionnement de la pilote sur sa machine.

Une situation compliquée

En raison de la crise sanitaire, la Monégasque a dû revoir ses plans. Les compétitions aux Etats-Unis étant suspendues jusqu'en novembre, la pilote ne pourra pas faire le déplacement pour la Triple couronne qui devait s'y dérouler en octobre. "Cela fait dix ans que j'ai commencé le jet et autant d'années que je n'arrive pas à participer à ce championnat, c'est très frustrant, car je suis plus que prête et je veux tout donner. J'espère que l'année prochaine, le Covid sera derrière nous", souffle-t-elle. 

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Et même lorsque les épreuves de championnat UIM demeurent, les absences continuent à se faire sentir : "Même si la course en Italie a été maintenue, une partie des pilotes n'ont pas pu venir. C'est le cas des pays comme l'Australie ou les États-Unis. À la base, nous sommes une quinzaine de pilotes féminines. En Sardaigne, nous n'étions qu'une dizaine", s'attriste Lisa. Pour lors, la prochaine compétition prévue au Koweït est toujours d'actualité. De quoi raviver l'espoir des pilotes du monde entier qui n'attendent qu'une chose, pouvoir à nouveau concourir.

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