Vague à l'âme

La Société Nautique de Monaco avait de grandes ambitions avant d'attaquer les championnats du monde d'aviron de mer. Au final, les douze rameurs engagés sont rentrés avec une médaille de bronze. Rageant, surtout au vu du scénario.

C'est une compétition dans laquelle la Société Nautique de Monaco (SNM) a pris ses habitudes. De bonnes habitudes, d'ailleurs. Champions du monde à Lima (2015), les rameurs de la Principauté n'ont jamais cessé de monter sur la boite depuis. Le bronze en 2016 (deux de couple hommes), l'argent en 2017 (deux de couple hommes) et du bronze et de l'argent l'an dernier (4 de couple féminin et 4 de couple masculin). De quoi garnir une armoire à trophées déjà bien remplie et donner quelques envies aux sélectionnés de cette année. Et de l'ambition, il y en avait. Malheureusement, à Hong Kong (1er - 3 novembre), ces championnats du monde des clubs ne se sont pas aussi bien passés qu'espéré. 

L'espoir, d'abord 

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Tout avait pourtant bien commencé. Et même très bien. Car en séries, les sociétaires de la SNM avaient largement fait le travail. C'est bien simple, sur cinq bateaux engagés, les cinq se sont qualifiés pour les finales A. Avec quelques très belles performances en prime, à l'image du quatre de couple masculin barré, terminant sa série avec 8 secondes d'avance sur leurs premiers poursuivants, ou Mathias Raymond, en solo, qui a remporté sa série avec 11 secondes d'avance. Tous les voyants étaient donc au vert au jour des ultimes coups de rames. Mais le scénario des finales a de quoi laisser des regrets au groupe monégasque. Car, sur 5 possibles, c'est finalement une seule médaille qui est venue s'ajouter au palmarès de la Société Nautique de Monaco. 

Les désillusions, ensuite

Il faut dire que les décisions du corps arbitral n'ont pas joué en faveur des Monégasques. A commencer par les demoiselles du quatre de couple barré (Gaïa Chiavini, Magali Albin, Kristina Fortuna, Helena Hehlke et Juliette Raimondo (barreuse)). Touchées en course alors qu'elles voguaient vers la victoire, elles ont été déclassées de la 8e à la 13e place sur une décision plus que discutable ! Clara Stefanelli et Amanda Tello Adam, en double féminin, n'ont pas non plus eu de chance, elles aussi pénalisées pour une touche (13e). Chez les garçons, Mathias Raymond n'a pas réussi à bonifier sa belle course de qualification, malgré un bon départ et un bout de course en tête (10e place finale). Le quatre barré masculin, médaillé d'argent il y a deux ans, a vécu une cruelle désillusion. Percutés par les Espagnols, leur réclamation n'a rien donné… Seul le double masculin, composé de Mathieu Monfort et Giuseppe Alberti a donc réussi à ramener une breloque avec le bronze remporté. Si cette médaille a forcément apporté un bonheur certain aux membres de la SNM, ces mondiaux auront surtout laissé un énorme sentiment de frustration… 

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