La SNM lance sa saison 2018 !

Le Challenge Prince Albert II lance comme chaque année la saison d’aviron. Cette 14e édition a été une réussite pour la Société Nautique de Monaco qui se met dans les meilleures dispositions à quelques mois des grandes échéances de la discipline.

Une édition réussie à tous les niveaux !” Daniel Fauché, entraîneur de la Société Nautique de Monaco est un homme (presque) comblé. Tout d’abord, il souligne le parfait déroulement de la compétition qui a eu lieu ce week-end, sur le port monégasque. “Il y avait une superbe organisation. C’était mon premier Challenge Prince Albert II et je suis vraiment heureux de cette expérience. De plus, le niveau des rameurs était très bon. C’est un événement qui devient incontournable pour l’aviron de mer.

Erika Tanaka Csm34 Aviron 2

Et pour que cette édition soit d’autant plus réussie, il fallait que ses protégés de la SNM fassent de belles performances. “On a eu beaucoup de médailles. Autant chez les femmes que chez les hommes, c’est un point qui me satisfait grandement.” Et si on le disait “presque” comblé, c’est que son ambition était encore plus élevée. Perfectionniste, le coach considère qu’ils “auraient pu faire encore un peu mieux.

Les hommes en équipe

Du côté du double, il y avait de grands espoirs de victoire. Quentin Antognelli et Mathieu Monfort, champions du Monde en titre, partaient largement favoris. “Ils étaient attendus et n’ont pas déçus. Ils ont remporté haut la main les deux parcours, du 6000 m (samedi) et 3000 m (dimanche), situés au large du musée océanographique. Ce sont les fers de lance de la SNM”, confiait d’ailleurs Daniel Fauché.

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Pour l’épreuve à quatre, il y avait comme un air de revanche. Et pour cause, l’équipage monégasque se retrouvait face aux Italiens du CC Saturnia qui les avaient battus en Coupe du Monde. Sur l’épreuve longue du samedi, les rameurs de la Principauté se sont vengés en terminant à la première place. Une performance qu’apprécie leur coach. “C’est bien car les champions du Monde nous avaient battus avec beaucoup d’avance. Cela prouve que l’on a progressé et que l’écart n’est plus si conséquent.” Malheureusement, pas suffisant pour réaliser le doublé. “Le lendemain on fait une petite erreur de course au départ, les Italiens en ont bien profité et finissent devant nous.”

Bis quasi-repetita

Vous reprenez un équipage de 4 monégasques, un de 4 italiens, vous gardez la même lutte pour le titre en inversant juste les jours de victoires pour chaque équipe, et vous avez le résumé de l’épreuve en quatuore féminine. Car oui, les Transalpines ont remporté la course du samedi, bien aidée par un problème de matériel chez la SNM. “Dès le départ un cale-pied s’est cassé. Les filles ont quasiment fait la course à trois car la quatrième ne pouvait ramer qu’une fois sur deux, et encore…” explique l’entraîneur du Rocher. Inversement le lendemain donc, où cette fois ce sont les monégasques qui “ont remis les pendules à l’heure”. 

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Une autre sociétaire de la SNM s’est également distinguée, mais en solo. Magali Albin a réalisé la très belle performance de battre la championne du monde en titre, Diana Dymchenko. Si l’Ukrainienne a survolé la parcours long du samedi, la monégasque a, elle, profité des pénalités de ses adversaires pour remporter le 3000 m. “Les pénalités font partie de la compétition. Cela n’enlève rien à sa victoire. J’ai par exemple un bateau junior qui était largement premier et qui n’a pas remporté la course en prenant deux minutes de pénalité. Je suis vraiment fier de voir qu’elle est capable de rivaliser avec la meilleure au monde.

De bon augure pour la suite

Cette 14e édition, c’est avant tout de bons présages pour l’avenir. D’abord à court terme, en préparation des futures grandes compétitions. “Les prochaines échéances, à savoir Marignane en rivière et Toulon en mer, ont pour but de préparer les deux grands événements qui nous attendent. D’abord les 25 et 26 mai à Plougonvelin, en Bretagne, pour le championnat de France. Puis au Canada au mois d’octobre, pour les tant attendus championnats du Monde. Mes rameurs sont motivés, ils s’entraînent forts pour être performant aux mondiaux”, se réjouit Fauché. 

Erika Tanaka Csm34 Aviron 6

Mais ce qui lui procure la plus grande fierté, c’est la réussite de ses catégories jeunes, qui elles sont de véritables atouts à long terme. “J’ai réussi à engager beaucoup de bateaux sur le Challenge. J’en ai même surclassé plusieurs qui ont vraiment fait bonne figure. Ils suivent l’exemple des seniors. C’est un plaisir d’avoir un aussi bon groupe de jeunes.

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