Visite guidée du nouveau Yacht Club de Monaco

Les pitchouns prennent le large au Yacht club de Monaco

Depuis la semaine du 7 juillet, les jeunes marins sont attendus de pied ferme à la section sportive du Yacht club. Chaque jour, les moniteurs leur proposent d'apprendre et de peaufiner leur technique en voile, kayak, stand up paddle ou encore plongée.

Un mardi, à 14 h 30. Une première pour beaucoup de "matelots" de 8 à 12 ans. Les mamans les déposent dans le hall d'accueil et les laissent entre les mains de Thierry Leret, directeur sportif, et ses cinq moniteurs.

Les jeunes sportifs peuvent choisir de vivre l'aventure durant la journée entière ou seulement l'après-midi. Histoire d'en apprendre un maximum sur les rudiments de la vie maritime. Ceux qui ont débuté la journée à 9 h 30 ont côtoyé le groupe des "moussaillons", les 6-7 ans. Quant aux plus de 12 ans, le groupe des "Summer camp", ils embarquent pour la journée entière, de 9 h 30 à 17 heures.

La voile d'abord

"On s'adapte aux conditions météo. On privilégie la voile. S'il y a trop de mer ou de vent, on leur fait faire du kayak ou du paddle", explique Thierry Leret. "S'il pleut, on les emmène au musée océanographique ou on leur dispense des cours théoriques. Ils doivent comprendre le vent et savoir comment fonctionne un bateau. 

On leur enseigne les termes marins ainsi que différentes sortes de nœuds. Nous disposons aussi d'un simulateur de navigation sur lequel ils peuvent découvrir beaucoup de sensations."Pour l'heure, direction la salle de cours où les moniteurs Margaux Meslin et Guillaume Dubos attendent les petites têtes blondes pour faire l'appel. 

"Re-bonjour", insistent ceux qui étaient là le matin, en en profitant pour crâner un peu devant les autres. Les 17 élèves flanqués de hauts en lycra, de shorts et de chaussons de bain tapent des pieds, jouent avec leurs casquettes et bavardent généreusement. "Pour ceux qui n'étaient pas là ce matin, on va expliquer les bases de l'Optimist", déclare Guillaume Dubos.

L'apprentissage en binôme

"Vous allez être deux dans l'embarcation. Que fait le barreur ?" Aussitôt, les mains se lèvent et s'agitent. "Il dirige le bateau avec le gouvernail !" "Et que fait son coéquipier ?" "Il équilibre et dresse la voile." La leçon a correctement été intégrée.

Il faut dire qu'à Monaco, les scolaires profitent de la mer et sont généralement initiés très tôt à la voile. "C'est d'ailleurs l'un de nos objectifs avec le SeAdventures. On espère fidéliser un certain nombre d'enfants qui resteront au club à l'année", intervient Thierry Leret.

Au moment de créer les équipages, branle-bas de combat. "Moi et Matteo, moi et Matteo", crie l'un d'eux, le bras autour du cou de son copain. On ne tient plus en place.

Naviguer d'un point à l'autre

Chacun se saisit d'un gilet de sauvetage. Margaux Meslin vérifie qu'ils sont bien attachés. On repère quelques timides qui tordent leurs pieds et angoissent un peu à l'idée de se jeter à l'eau. Puis il y a ceux qui montrent d'emblée un débit de paroles assez impressionnant. "Vous êtes prêts les loulous ?", demande le moniteur.

Tous acquiescent, en route vers le ponton. A côté de Tuiga, la joyeuse bande prépare ses Optimist. "Il faut un gouvernail, une dérive et une voile", explique Guillaume Dubos. Une fois sur l'eau, chaque moniteur se trouve sur un semi-rigide, éloigné de son homologue de plusieurs dizaines de mètres. 

Les petits binômes ont pour mission de naviguer de l'un à l'autre.En une heure et demie, les progrès sont déjà flagrants. "En une semaine, les plus débrouillards parviennent à bien naviguer seuls et à faire de petits circuits", commente la monitrice.

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