Carré d'As

Parmi l'élite

La natation sportive représente l'un des plus gros contingents en matière de licenciés au sein de l'ASM natation avec 726 inscrits, dont 164 compétiteurs (chiffres 2017-2018). Et parmi eux, une trentaine chaque année peut prétendre à un niveau élevé de compétition.

Historiquement orienté sur les jeunes, le club a toujours mis l'accent sur "le côté éducatif, et pour ceux qui ont un potentiel, la possibilité de les rendre capables d'atteindre le meilleur niveau possible. Un jeune qui va vers médecine ou une école d'ingénieur, c'est une réussite. Et si en plus ils ont réussi à faire du haut niveau et que la pratique d'un sport à un bon ou haut niveau leur permet de faciliter l'accès aux études à venir, c'est une réussite.

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Un bon ou un haut niveau que l'on retrouve d'ailleurs chaque année au sein du groupe géré par Michel Pou et les autres entraîneurs de l'ASM natation. Ce qui permet de se positionner entre la 15e et la 20e place des clubs français, quel que soit le classement, que ce soit en jeunes ou en élite. "Cette exigence permet de guider le travail de nos éducateurs au quotidien. Même s'il n'est pas simple de sortir tous les ans des sportifs au niveau national, nous essayons d'en former 3 ou 4 chaque année qui pourraient potentiellement l'atteindre.

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Un niveau codifié par la Fédération Française de Natation qui est toujours plus élevé, et pousse les jeunes nageurs et nageuses à aller toujours un peu plus loin. "Cette finalité nationale est la justification du temps d'implication dans l'eau et hors de l'eau et de leur motivation."

Travail, rigueur et résultats

Pour la trentaine de compétiteurs (toutes catégories confondues) concernés chaque saison par ces compétitions au meilleur niveau national, c'est une quinzaine de week-ends de courses qui sont au programme pendant l'année. Avec une exigence telle que les nageurs et nageuses ont plutôt intérêt à être sûrs d'eux avant de s'engager sur cette voie. Issus de la formation au club, ils bénéficient d'installations de qualité, ont la possibilité de réaliser au moins deux stages par an et disposent d'un système scolaire leur permettant d'intégrer des "classes sportives". 

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Ce qui nécessite des emplois du temps aménagés afin de pouvoir supporter la charge d'entraînement nécessaire. "Les plus petits, jusqu'à la classe de 3e, sont sur un volume horaire de 8 à 12 heures par semaine. Ensuite l'on passe à 15-16 heures dans l'eau en classe de seconde, d'où la nécessité d'avoir une meilleure organisation du temps et l'on augmente à plus de 20 heures ensuite, sachant que 9 séances de préparation physique sont organisées et sont dédiées à ces différents groupes." Un engagement fort pour eux, mais qui porte ses fruits.

De grandes échéances

Cet engagement, ce travail, est aussi découpé en paliers à franchir, basés sur la progressivité de l'évolution du sportif. Des étapes à passer sans vouloir aller trop vite tout en gardant un œil sur l'exigence de résultats, lisible grâce à la grille mise en place par la Fédération Française de Natation. De quoi permettre, aussi, aux nageurs et nageuses d'identifier rapidement leurs objectifs de l'année. 

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"C'est important car on ne peut pas repartir sur une saison sans savoir exactement où l'on va tout en sachant qu'il va falloir faire près de 70 kms par semaine dans l'eau, ou un travail équivalent en préparation physique pour les sprinteurs. La grille fédérale, qui oriente sur les championnats de France Elite et les catégories d'âge, est affichée et est déjà dans les têtes de tous." Et face à une exigence de plus en plus élevée, les jeunes de l'ASM ont su se mettre en avant la saison dernière, à l'image de Lisa Pou (voir p. 32), de Cassandra Petit (qui tape à la porte des relais de l'équipe de France), du relais champion de France des -16 ans sur 4x100 quatre nages (Nicolas Baille, Jean-Nicolas Colomb, Adib Khalil, Marcus Sainton, Romain Vanmoen) ou de Claudia Verdino et Emilien Puyo qui ont représenté Monaco aux JOJ de Buenos Aires. 

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"Ils ne sortent pas de nulle part, les résultats valident aussi l'implication d'un groupe. On travaille dur avec nos jeunes, sans avoir forcément des gens hors normes au niveau physique, il nous faut donc être plus intelligent. Et ça n'a rien de facile." Un relais qui sera de nouveau attendu cette année, comme l'un de ses membres, Marcus Sainton, dont les performances ont attiré l'œil du groupe France. "Marcus a déjà fait une sélection française, c'est une étape qui montre son potentiel et son sérieux. J'ai le souhait de le voir participer aux championnats d'Europe juniors et d'y faire une finale." 

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Si la saison ne sera pas plus chargée que d'habitude, quoique, les championnats de France élite et juniors vont précéder une échéance importe, les Jeux des Petits Etats d'Europe, qui auront lieu cette année au Monténégro (27 mai - 1er juin). "C'est une priorité de la saison pour une partie de notre effectif. Certains vont chercher à être performants sur les championnats "élite" ou juniors un mois avant les JPEE, donc ils seront sur une double préparation. Il y aura cette motivation supplémentaire d'aller chercher une médaille aux Jeux qui leur permettra de se transcender et de réussir leurs meilleures performances à cette occasion.

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Face à une adversité et une exigence toujours plus élevées, la trentaine de nageurs et nageuses visant ces compétitions de haut niveau, par son travail et son implication, met encore toutes les chances de son côté et son enthousiasme pour venir ajouter quelques lignes à leur palmarès et à celui du club… 

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