Laszlo Cseh : "Si je nage bien, je continuerais après Budapest"

Considéré comme l'un des nageurs les plus polyvalents au monde, Laszlo Cseh a toujours évolué dans l'ombre de Michael Phelps et Ryan Lochte. Aujourd'hui âgé de 32 ans, c'est toujours avec la même passion que le détenteur de trois records d'Europe, multiple champions du monde, et médaillés olympiques arpentent les bassins. Avec un objectif en tête, se faire plaisir

Dans les bassins monégasques, difficile de louper le nageur hongrois. C'était le seul à nager sans bonnet. Habituellement crâne rasé, c'est avec un peu plus de cheveux sur la tête qu'on le retrouvait en ce week-end du Mare Nostrum. L'homme au palmarès impressionnant était en forme et a tenu son rôle de favori en remportant le 200m papillon (1'57"52) ainsi que le 200m 4 nages (2'02"07). Rencontre.

Vous êtes un habitué des lieux, que représente cette étape monégasque pour vous? 

C'est toujours une course différente, spéciale, tout particulièrement le 50mètres. La piscine est très bien, Monaco magnifique. Beaucoup de bons nageurs viennent ici pour courir et essayer de nager toujours plus vite. Les courses du Mare Nostrum sont une très bonne préparation pour les championnats du monde. Nous sommes ici pour améliorer notre technique.

Cela s'inscrit donc dans la préparation des Mondiaux de juillet?

Oui ! Nous avons besoin de beaucoup de courses. Je ne peux pas dire que j'ai oublié comment nager après les Jeux de Rio, mais ces courses sont parfaites pour rafraîchir ma mémoire, mon esprit et aussi pour retrouver la forme. Après Rio, j'ai pris trois ou quatre mois de vacances. J'en avais besoin. J'ai de nouveau recommencé à m'entraîner en Janvier. Je pense que je suis dans un bon état de forme pour concourir.

Comment s'est passé ce meeting?

Samedi était un peu mieux qu'aujourd'hui (dimanche). C'était vraiment un bon entraînement, et tout particulièrement d'enchaîner les courses les unes après les autres. Mais je n'ai pas pu être dans les quatre premiers du 50 mètres papillon et intégrer les demi-finales. J'étais un peu mécontent. Mais c'était logique parce que mon premier 50 mètres était un peu trop lent.

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Vous êtes très polyvalent et nagez les quatre nages. Quelle est votre préférée?

Aujourd'hui, j'aime le papillon. Je nage le 4 nages, mais j'aime c'est le "fly" que je préfère. Sur le 200 mètres ou le 100 mètres que j'apprécie aussi. Le 4 nages, je le pratique pour l'entraînement parce que c'est vraiment bien dans cet objectif-là. Mais je crois que j'ai trop pratiqué le 4 nages.

Dans quelle course vous retrouvera-t-on à Budapest lors des Mondiaux…

Je suis dans l'équipe de Hongrie pour le 50, le 100 et 200m papillon. J'ai aussi le meilleur temps pour le 4 nages mais je pense que je ne ferai que le papillon.

Vous êtes dans les bassins depuis plus de 10 ans, quel est votre meilleur souvenir ?

Je ne peux pas choisir qu'un seul moment. J'ai fait beaucoup de très bonnes courses, où j'ai très bien nagé. Et j'en ai eu également de moins bonnes, parce que je n'étais pas au top ou que ce n'était pas le bon moment. Mais tout ce que j'ai fait m'a conduit là où j'en suis aujourd'hui et m'a permis de nager aussi longtemps.  Toute ma carrière a été formidable et enrichissante. J'aime toujours autant la natation, les courses et les entraînements et c'est ce qu'il y a de plus important pour moi. Parce que quand vous n'aimez plus cela, ça ne sert à rien de continuer. Si un jour je me réveille en ne voulant pas aller à l'entraînement, ce sera la fin de ma carrière de nageur. Mais je n'y suis pas encore.

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On vous retrouvera donc après les championnats du monde ?

Oui, bien sûr. Nous verrons ce qu'il se passe lors de ces mondiaux. Si je nage bien, je continuerai après.

Vous êtes de la génération de Lochte et Phelps, n'est-ce pas frustrant de rester dans leurs sillages?

Non ! J'ai eu de très belles courses. C'était génial de nager contre Michael et Ryan. Ils m'ont montré la voie pour améliorer mes courses, mes mouvements. C'était très bénéfique pour moi. Je n'ai peut-être pas eu l'or olympique, mais si je regarde l'intégralité de ma carrière, j'ai eu de bons résultats. J'ai gagné de nombreuses médailles. Peut-être en manque-t-il une ou deux à ma collection, mais je ne peux pas dire que cela n'a pas été un succès. Je suis vraiment content d'avoir pu concourir contre ces nageurs.  Cela m'a aidé de nombreuses fois à trouver la motivation pour les entraînements et tout le reste...

Vous avez aujourd'hui 32 ans, envisagez-vous Tokyo ?

Je ne pense pas encore aux prochains Jeux Olympiques. On verra. Peut-être. Mais en premier maintenant, je dois regarder vers les championnats du monde et après on en reparlera. Je ne pense pas que l'âge soit vraiment important. Aujourd'hui, je me sens bien, voire bien mieux qu'il y a quelques années. Si je veux ou peux nager, j'y participerai.

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