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Mare Nostrum de Monaco : les meilleurs dans le grand bain

La 31e édition du Mare Nostrum de Monaco a ouvert l'appétit des nageurs internationaux. Ils étaient environ trois cents, venant de 29 nations, à investir les bords du bassin olympique du stade Louis-II.

La chaleur et l'odeur du chlore. Voilà ce que l'on ressent en pénétrant près du grand bain. Une fois acclimatés à ces nouvelles sensations physiques, on ouvre grands les yeux. Des corps sculptés. Partout. 

Des hommes et femmes aux dimensions sensationnelles, effectuant des étirements étonnants, presque douloureux à regarder. Mention spéciale aux Japonais qui avaient pensé un véritable espace de relaxation, à même des sacs de couchage sur le sol, agrémentés de ballon de fitness.

En se promenant près des tribunes, on commençait à reconnaître certaines têtes. Dans un coin, par terre, en plein travail d'assouplissement, la Hollandaise Ranomi Kromowidjojo. A 22 ans, elle est championne olympique du 50 et du 100 m nage libre et médaillée d'argent du 4x100 m nage libre. 

"C'est la deuxième fois que je participe au Mare Nostrum de Monaco", explique-t-elle, après avoir demandé à son coach l'autorisation de nous parler. "Je viens surtout pour m'amuser dans le tournoi de vitesse sur le 50 m nage libre. Mais je sens que le niveau est élevé, alors on verra", lance-t-elle, tout sourire devant l'objectif du photographe.

Mine de rien, pas moins de sept champions olympiques et huit champions du monde ont fait une halte à Monaco, avant (pour certains) de prendre le chemin de Canet-en-Roussillon et Barcelone, les deux autres étapes du Mare Nostrum.

Spécialiste de l'effet papillon

Un peu plus loin, près de la chambre d'appel, c'est Chad. Chad Le Clos. Champion olympique du 200 mètres papillon. Rien que ça. Il s'étire, écouteurs plantés dans les oreilles, ses lunettes vertes fétiches sur la tête (il ne les a pas quittées du week-end). 

On s'approche en sortant notre plus bel anglais, mais le Sud-Africain nous demande gentiment de repasser après sa série du 200 mètres papillon. Ce que nous faisons. Il replonge dans sa bulle, passe par la chambre d'appel puis marche vers le plot numéro 4. 

Il ôte ses vêtements puis pose un pied sur le plot au premier coup de sifflet du juge. "Take your mark", articule ce dernier. Au bip, c'est parti. Cela ne traîne pas. Le jeune homme (21 ans) donne l'impression de voler sur la surface. L'affaire est pliée en 1' 58" 87, avec une seconde d'avance sur David Verraszto, de l'Olympique Nice Natation (ONN), arrivé deuxième.

Nous le retrouvons vers la zone de récupération, soit la fosse à plongeon. Ses objectifs pour les mondiaux de Barcelone (19 juillet-4 août) ? "J'espère au moins récolter une médaille d'or ou deux sur le 100 m et le 200 m papillon. Je vais aussi m'essayer au 50 m papillon parce que personne n'a encore remporté ces trois courses d'affilée. Je trouve que c'est un bon challenge", raconte le nageur. 

"Je sais qu'il y a beaucoup de bons nageurs ce week-end, mais je n'ai pas très peur. C'est seulement la deuxième fois que je participe au meeting de Monaco et je suis très excité." Chad Le Clos a remporté deux médailles d'or lors de l'étape du Rocher, sur 100 et 200 m papillon.

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